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Voici les médailles

15 oct. 2009

Leur forme ondulée est à l’image des montagnes, de l’océan et de la neige de Colombie-Britannique. Les avers sont inspirés d’œuvres d’art des Premières nations de la côte Ouest représentant l’orque et le grand corbeau. Chaque médaille est unique; leur taille imposante leur donne une présence significative. Voici plus de détails sur les médailles olympiques et paralympiques des Jeux d’hiver de 2010!

Aujourd’hui, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) et des supporteurs officiels de Vancouver 2010 — la Monnaie royale canadienne et Teck Resources Limited — ont dévoilé les médailles olympiques et paralympiques qui pendront au cou des médaillés d’or, d’argent et de bronze des Jeux d’hiver de 2010.

Les créateurs


Les médailles paralympiques
En raison du caractère unique des médailles des Jeux d’hiver de 2010, ce projet de création a duré deux ans et a été possible grâce à la collaboration de l’artiste/conceptrice autochtone canadienne Connie Hunt et du concepteur industriel de renommée mondiale Omer Abel, de la Monnaie royale canadienne, de Teck Resources Limited et de l’équipe de création interne du COVAN. Ensemble, toutes ces personnes ont créé des médailles qui traduisent bien l’importance des réalisations qu’elles représentent; ces médailles sont parmi les plus lourdes de l’histoire des Jeux olympiques et paralympiques, avec un poids pouvant aller de 500 à 576 grammes, selon le métal. Les médailles olympiques ont un diamètre de 100 millimètres et une épaisseur approximative de six millimètres tandis que les médailles paralympiques ont une largeur de 95 millimètres et une épaisseur approximative de six millimètres.

L’orque et le grand corbeau

Les dessins techniques relatifs à ces médailles sont basés sur deux grandes œuvres d’art maîtresses (une pour les Jeux olympiques et une autre pour les Jeux paralympiques) à partir desquelles on a sélectionné à la main les motifs des médailles. Tous les motifs choisis sont différents afin de faire en sorte que chaque médaille soit unique. Les œuvres d’art maîtresses ont été créées par Corrine Hunt, une artiste de Vancouver, en Colombie-Britannique, qui possède des origines komoyue et tlingit. Mme Hunt a choisi l’orque comme image pour les médailles des Jeux olympiques et le grand corbeau comme image pour les médailles des Jeux paralympiques.

« L’orque est une belle créature qui est forte et vit au sein d’une communauté. Selon moi, les Jeux olympiques sont aussi comme une communauté. Et, en ce qui concerne les athlètes, même s’ils s’entraînent, ils sont toujours liés à leur communauté, à leurs coéquipiers ou à leur pays. Bien que l’orque possède des caractéristiques admirables, elle ne peut pas survivre sans son groupe. »


Médailles olympiques
L’orque, présentée sur quatre panneaux d’une manière évoquant les boîtes de bois cintré traditionnelles des Premières nations de la côte Ouest, est souvent un symbole de force, de dignité et de travail d’équipe. Les puissants delphinidés à la peau noire et blanche sont des voyageurs en groupe habitués des eaux de la côte Ouest du Canada, mais on les trouve dans les océans du monde entier.

Pour Mme Hunt, le grand corbeau représente bien les athlètes paralympiques. Les ailes noires vigoureuses ainsi que le profil fier du grand corbeau sont représentés dans une œuvre à trois panneaux dont le style rappelle les mâts totémiques. Le grand corbeau, espèce qu’on trouve de par le monde, est souvent associée à la transformation et aux propriétés de guérison, en plus de représenter la détermination, la créativité et la sagesse.


Concept général des médailles olympiques
« Mon concept pour les médailles paralympiques, un grand corbeau sur un totem qui s’élève de plus en plus, me tient beaucoup à cœur et à été créé en l’honneur de mon oncle qui est paraplégique. Le grand corbeau est une créature qui personnifie toutes choses; je pense que les athlètes paralympiques possèdent tous ces capacités. On leur lance parfois des défis qu’ils surmontent, tout comme le grand corbeau. Je crois que la créativité du grand corbeau nous donne espoir et nous permet d’accepter les défaites et de se réjouir des succès. »

D’autres caractéristiques uniques


Concept général des médailles paralympiques
Le dessin mat de l’orque ou du grand corbeau est tracé au laser sur l’avers des médailles et, de près, on peut même apercevoir le motif discret de grain de bois ajouté au dessin. Le concepteur industriel et architecte canadien Omer Abel, un Vancouvérois, a utilisé sa grande connaissance des matériaux et des processus de fabrication afin de créer la forme ondulée des médailles que l’on a frappées neuf fois au cours du processus de fabrication de 30 étapes pour obtenir le style distinct.

Les médailles olympiques sont rondes tandis que les médailles paralympiques ont des tendances elliptiques et une forme de cercle carré.

Détails de production

Au revers de la médaille, on trouve le nom officiel des Jeux affiché en anglais et en français, les deux langues officielles du Canada et du Mouvement olympique, ainsi que les emblèmes distincts de Vancouver 2010 et le nom du sport et de l’épreuve pour laquelle est décernée la médaille en question. Sur les médailles paralympiques, on trouve aussi du braille. La médaille entière est protégée contre la ternissure, les entailles et les égratignures.

Les devises des Jeux, With Glowing Hearts / Des plus brillants exploits, sont écrites en caractères blancs sur la portion du ruban bleu et vert de la médaille qui reposera à l’arrière du cou.


Les médailles paralympiques
La Monnaie royale canadienne fabriquera à son siège social en Ontario les 615 médailles olympiques et les 399 médailles paralympiques des Jeux d’hiver de 2010. La tâche historique de frappe des médailles a commencé en juillet 2009 et prendra fin en novembre. C’est la deuxième fois que la Monnaie royale canadienne fabrique des médailles olympiques puisque l’entreprise a été responsable de la création des médailles des Jeux olympiques de 1976 à Montréal. Teck Resources Limited, une entreprise vancouvéroise de métaux divers, fournira 2,05 kg d’or, 1 950 kg d’argent et 903 kg de cuivre que l’on utilisera pour la production des médailles olympiques et paralympiques. Les métaux sont extraits des exploitations de Teck, notamment en Colombie-Britannique, en Ontario et à Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi qu’en Alaska, au Chili et au Pérou.

Des médailles qui inspirent

Le mot athlète est dérivé d’un mot grec qui signifie « chercheur de prix ». Un regard sur les médailles des plus récents Jeux montre que les prix remis aux athlètes ont beaucoup changé depuis les Jeux de la Grèce antique, à Olympie, où le seul prix était une couronne faite de feuilles d’olivier.

Nous espérons que ces médailles seront partagées avec des enfants, des familles ainsi qu’avec les spectateurs du monde entier. Il s’agit d’un important symbole qui représente à jamais les réalisations de toute une vie ainsi que le rêve devenu réalité.

Veronica Brenner, médaillée d’argent canadienne, épreuves de saut, 2002 : « Ce qu’il y a de bien avec la médaille c’est qu’elle vous rappelle à tous jamais cette aventure. Derrière chaque médaille et chaque athlète se cache une histoire unique qui raconte les efforts et les démarches faits par cette personne. On devrait partager les médailles; d’autres personnes ont contribué à cette victoire. Je sais que c’est une médaille individuelle décernée pour une épreuve individuelle, mais lorsque j’étais sur le podium je pensais à tout le monde sauf moi. »