Les Jeux d’hiver de 2014 – le point de mire de Mareck Beaudoin
5 mars 2007
À l’âge de 10 ans, Mareck était déjà une athlète extraordinaire – vélo, course, voile, soccer et autres sports. C'est pourtant en regardant son frère faire de la compétition avec les cadets qu’elle découvre sa vraie passion – le biathlon.
C’est après avoir fait du ski de fond pendant six ans, qu’elle découvre que le biathlon est un sport encore mieux pour elle que le ski. « Le biathlon complète le ski de fond » dit-elle. « L'élément de précision nécessaire pour le tir équilibre les efforts brutes nécessaires pour le ski de fond. »
Elle a dû attendre d’avoir 12 ans, plus jeune âge auquel les cadets peuvent commencer à faire du tir. Depuis, elle poursuit son rêve de participer aux Jeux olympiques d’hiver de 2014. Et c’est un rêve qui exige un dévouement extraordinaire.
« En biathlon, tout dépend de toi – de ce que tu fais, de ce que tu manges, si tu es malade » raconte Mareck. « On ne peut dépendre que de soi pour la motivation. »
À seize ans, Mareck, qui est métisse, s’entraîne entre deux et quatre heures par jour, six jours par semaine, dans sa ville natale de Gatineau, au Québec. En été, elle fait du vélo et de l’aviron pour rester en forme. Pendant la saison de compétition, qui dure généralement de janvier à mars, elle participe à un événement toutes les fins de semaine. Elle se rend jusqu’en Estrie et jusqu’à Québec, pour participer à presque 14 épreuves consécutives par année.
Mareck dit qu’après avoir participé à tant d’événements au cours des deux dernières années, elle n’est plus nerveuse avant une course. « Je me mets dans ma bulle, je me concentre et je visualise ma course » dit-elle. « Si d’autres athlètes sont stressés autour de moi, j’essaie de les éviter pour ne pas me stresser. »
La route vers chaque compétition toutes les fins de semaine peut prendre jusqu'à 10 heures aller-retour. Mareck profite parfois de ces heures pour se détendre, écouter de la musique et parler avec sa famille. À d’autres occasions, elle se prépare mentalement pour la course à venir et s’exerçant, dans sa tête, à faire ses tirs : elle visualise le ralentissement de sa respiration, le processus de visée et finalement le tir parfait.
Mareck compte déjà des réalisations remarquables en biathlon. Elle est membre de l’équipe du Québec de biathlon depuis deux ans, elle s’est classée deuxième parmi les dames au championnat canadien de biathlon l’année passée et elle a récemment remporté une deuxième et une troisième places dans sa catégorie d’âge au biathlon de Lake Placid, dans l’état de New York. Elle a été classée parmi une des meilleurs athlètes de relais au Canada.
Mareck dit devoir sa passion et son dévouement pour le sport à sa mère qui lui a enseigné à faire du ski, qui a poussé Mareck et son frère à jouer dehors lorsqu’ils étaient petits et qui ne les « a jamais laissés regarder la télévision ».
Même si son rêve est de faire partie de l’équipe de biathlon olympique de 2014, Mareck espère pratiquer son sport aussi longtemps que possible et partager sa passion avec d’autres jeunes grâce à l’entraînement, parce que « le biathlon est un sport merveilleux, la sensation que l’on ressent quand on skie est tellement forte. Ça vaut vraiment la peine d’essayer. »
« Quand je skie, je suis dans un autre monde. Si je me sens triste, j’embarque sur mes skis et tout semble aller mieux » dit Mareck. « Le ski a fait de moi qui je suis. »
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