Dans leurs propres mots : Mike Moffat
18 févr. 2008
Mike Moffat et son frère aîné, Chris, de Calgary, font équipe en luge biplace, en qualité de représentants du Canada. Peu avant les Jeux d’hiver de 2006 à Turin, Chris a mis fin à un hiatus de trois ans, au cours duquel il était resté à l’écart de la compétition, pour refaire surface comme coéquipier de son frère Mike. Le duo a terminé la course au neuvième rang.
À sa participation précédente à des Jeux olympiques d’hiver, soit aux Jeux de 2002 à Salt Lake City, Chris a décroché une cinquième place en double, avec son partenaire Eric Pothier, soit le meilleur résultat canadien en luge olympique à ce jour. Aux mêmes Jeux, Mike a pour sa part obtenu la douzième place en double, avec Grant Albrecht.
Les frères Moffat se classent parmi les dix lugeurs biplace les plus rapides au monde. Ils attendent avec impatience leur chance de concourir au Canada en 2010.
Une affaire de famille écrite par Mike Moffat
Dans le sport, tout le monde s’entend pour dire à quel point la famille est importante. On dirait, pour ma part, que je ne peux pas m’éloigner de la mienne.
Tout a commencé en 1991 avec mon frère Chris dans sa combinaison à côté de moi, et mes parents qui étaient là, la mine inquiète, pour nous applaudir. C’était le début de ce qui allait devenir notre aventure olympique en luge. Dès le départ, donc, la luge a été pour nous une affaire de famille.
Mon frère et moi avons toujours été unis par des liens très étroits, mais maintenant — tandis que nous nous concentrons sur les prochains Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver — nous sommes plus près que jamais, puisque nous partageons la même luge biplace. Les liens entre notre famille et la luge concernent aussi mes parents, Ed et Carol. Mon père est le président de l’Association canadienne de luge, un officiel de course actif, ainsi que le directeur de course en luge des Jeux d’hiver de 2010. Ma mère participe également en qualité d’officielle à des compétitions nationales et internationales de luge, mais son rôle principal demeure celui de médiatrice entre le père et les fils.
Nos parents nous ont toujours accordé un soutien inconditionnel. Ils nous ont remonté le moral quand nous étions à plat, et ils nous ont applaudis cœur et âme, quand on aurait pu croire que personne ne s’intéressait à nous. Sans leur soutien psychologique, et financier par moments, ni Chris ni moi n’aurions ce qu’il faut pour convoiter une médaille olympique à Whistler.
Ça n’a pas toujours été comme c’est maintenant. Et Chris et moi étions de la course aux Jeux olympiques d’hiver de 2002 à Salt Lake City, mais pas dans la même luge biplace; nous avons commencé à faire équipe en 2005, quand nous nous sommes lancés dans une course hasardeuse aux Jeux olympiques d’hiver de 2006, à Turin. En luge biplace, il est capital d’acquérir la capacité de bien sentir le moindre mouvement de son partenaire, quelle que soit la situation. À Turin, nos chances étaient plutôt minces puisque nous n’avions encore jamais concouru ensemble. Il faut croire toutefois que les liens fraternels ont joué en notre faveur, puisque nous nous sommes rapidement taillé une place au sein de l’équipe olympique et que nous avons terminé au neuvième rang aux Jeux olympiques.
Sans ma famille, cette aventure olympique n’aurait jamais été possible.
Certains prétendront que le fait que mon père soit le directeur de course de la compétition à laquelle je participerai aux Jeux olympiques me favorise. En réalité, mon père s’attend à ce que Chris et moi exécutions une course honnête et professionnelle — et ses attentes sont beaucoup plus grandes à notre égard qu’à l’égard de tous les autres concurrents auxquels nous aurons à nous mesurer.
Je ne saurais dire à quel point je suis reconnaissant que ma famille s’intéresse d’aussi près au sport qui est ma passion.
Dans leurs propres mots
Dans leurs propres mots est une façon de célébrer le compte à rebours de deux ans avant les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. Vous sont présentés les témoignages personnels de dix‑sept athlètes olympiques et leaders qui sont des passionnés des Jeux. Visiter vancouver2010.com tous les jours, entre le 12 et le 28 février, pour y lire quotidiennement une nouvelle histoire faite d’inspiration, de triomphe et d’espoir.





