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Commanditer des athlètes, créer des héros

21 déc. 2006

Dans le monde du sport, avec la réalité d’aujourd’hui, les athlètes ont besoin de soutien financier pour se procurer de l’équipement, pour retenir les services d’un entraîneur et pour bénéficier de la plus récente technologie sportive. Mais beaucoup d’athlètes n'ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins et de s'entraîner en même temps. Heureusement, beaucoup de corporations sont là pour combler le manque et offrent généreusement des fonds grâce à des commandites et des programmes de soutien aux athlètes. La relation entre les athlètes et les corporations s’étend bien au-delà de l’argent et les athlètes deviennent souvent des héros inspirants pour les employés des corporations qui les commanditent.

Les avantages d’une commandite
Clara Hughes et Denny Morrison sont deux héros canadiens, sur la glace et hors de la glace. Clara Hughes, championne olympique en patinage de vitesse, a remporté des médailles d’or et d’argent aux Jeux d’hiver de 2006 à Turin. Denny Morrison a remporté une médaille d’argent en poursuite par équipe à Turin et a été nommé patineur de vitesse sur longue piste canadien de l'année en 2006.

Malgré leur succès sur la glace, madame Hughes et monsieur Morrison attribuent leur réussite à autre chose que leurs habiletés athlétiques. Pour Denny Morrison, le trajet le plus certain vers le podium passe par le bon équipement, un bon entraîneur et assez d’argent et de temps pour s’entraîner. Clara Hughes est d’accord. « Le sport est coûteux. Il faut plusieurs années de la vie d’une personne pour réaliser son potentiel comme athlète. Et tout cela coûte de l'argent et prend du temps » dit-elle.

Sans commandites, disent-ils tous les deux, beaucoup d’athlètes talentueux mais sans suffisamment de financement tombent aux mains des contraintes financières puisqu’ils ne peuvent pas s’entraîner, travailler et aller à l’école en même temps. Ce qui fait que de nombreux athlètes talentueux quittent le monde du sport en raison de malheurs financiers, ce qui nuit à la performance athlétique générale du Canada au niveau mondial.

La solution, déclare monsieur Morrison, est de financer davantage les athlètes.

Solution argent
Les corporations sont plus qu’enthousiastes à l’idée d'aider à créer des champions canadiens. « Notre programme de financement aide à éliminer une partie du stress, pour que les athlètes puissent concentrer leurs énergies sur l’entraînement et la compétition » déclare le représentant de RONA, Mark Hindman. RONA a récemment offert des bourses à plus de 100 athlètes par l'intermédiaire de son programme Ensemble avec nos athlètes.

Les corporations comme RONA offrent des fonds grâce à des programmes conçus pour financer le développement d’athlètes d’élite. Petro-Canada a offert plus de 6 millions de dollars en bourse d’étude depuis 1988 et a récemment mis en place un nouveau programme au nom de Alimenter le rêve, qui aide les athlètes pour qu'ils puissent monter sur le podium en 2010 et plus tard.

Hbc (Compagnie de la Baie d’Hudson) a également adopté une approche à long terme pour appuyer les athlètes canadiens grâce à son programme de bourse qui donne une somme de 5 000 $ par athlète à 200 athlètes, en plus de ses nombreux projets de financement à long terme. Diane Gordon, représentante de Hbc, reconnaît que les athlètes doivent se battre. « On s’emballe beaucoup au cours d’une année de Jeux olympiques, mais on ne peut pas penser à nos athlètes et leur donner de l’argent qu’au cours de cette année là. C’est au cours des années qui précèdent les Jeux qu’ils ont besoin de financement. »

Des héros en herbe
Pour Bell Canada, les athlètes commandités servent de modèle pour le personnel. « Nous nous concentrons réellement pour que les athlètes Bell établissent une connexion avec nos employés. [Les athlètes], comme Clara Hughes, partagent leurs histoires de passion et d'engagement envers la performance » déclare David Rivers de Bell.

Pour madame Hughes et monsieur Morrison, l'appui financier signifie qu'ils peuvent se lancer à la poursuite de médailles et représenter le Canada sur la scène mondiale, en sachant qu'ils ont le soutien financier nécessaire. Les deux athlètes espèrent que le financement des athlètes canadiens augmentera au fur et à mesure qu'approchent les Jeux d'hiver de 2010. En attendant, ils sont heureux de s'entraîner. « Pour moi, c’est le meilleur travail au monde » dit madame Hughes, « d’être appuyée financièrement pour faire du sport ».