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Saut à ski
Information complémentaire
Épreuves sportives
Tremplin normal individuel — hommes
Grand tremplin individuel — hommes
Tremplin normal par équipe
Fédération Internationale
Fédération Internationale de Ski
www.fis-ski.com
ONS canadien
Ski Jumping Canada
www.skijumpingcanada.com

Le premier sauteur à ski connu était un
lieutenant norvégien du nom de Olaf Rye, qui, en 1809,
s’est élancé à 9,5 m
dans les airs, devant un public composé
d’autres soldats. Dès 1862, les sauteurs
à ski, comme Sondre Norheim, se sont mis à
effectuer des sauts beaucoup plus hauts pour atteindre des
distances plus importantes et à prendre part
à des compétitions officielles.
Le désir de sauter plus haut et plus loin a
mené en 1985 à une innovation importante, la
position en V pour laquelle le sauteur dispose ses skis en
« V » plutôt qu’en
position parallèle, une fois dans les airs. On a
attribué ce nouveau style au sauteur à ski
suédois Jan Boklöv. La plupart des sauteurs
à ski de l’époque se sont
moqués de cette technique, et monsieur Boklöv
a été pénalisé pour son
style non orthodoxe. Éventuellement, la science du sport
a rattrapé monsieur Boklöv et on
s’est rendu compte que la position en V augmentait la
portance de 28 p. 100.
L’épreuve masculine de saut à ski
fait partie des épreuves olympiques depuis les premiers
Jeux olympiques d’hiver qui ont eu lieu à
Chamonix, en France, en 1924. L’épreuve sur
grand tremplin a été ajoutée aux
Jeux olympiques de 1964 à Innsbruck.
L’athlète dévale une longue
rampe, que l’on appelle piste
d’élan, qui lui permet de
s’élancer dans les airs à des
vitesses allant jusqu’à 95 km/h. La
technique est essentielle au saut à ski puisque les
athlètes doivent effectuer un décollage
précis et bien synchronisé.
Lorsqu’ils sont dans les airs, les sauteurs prennent la
position en V aérodynamique, puis ajustent leur position
pour maximiser la portance et minimiser la
traînée. Les concurrents sont
jugés selon la distance et le style. Tandis que la
distance et le style sont très étroitement
reliés, et que le skieur dont la distance est la plus
importante reçoit souvent la plus haute note pour le
style, il existe une exception, c’est-à-dire
la partie atterrissage. Les longs sauts peuvent rendre plus
difficile l’atterrissage en position de
télémark contrôlée. La
qualité de l’atterrissage peut donc
être un facteur déterminant
lorsqu’il s’agit de décider
d’un rang si les distances sont semblables.
Le saut à ski olympique englobe deux sauts : le tremplin
normal (K95) et le grand tremplin (K125). La hauteur du saut
n’a en fait que très peu
d’importance;
l’élément important est la
longueur du saut pour laquelle le tremplin a
été conçu. Les athlètes
peuvent se déplacer sur 105 mètres au
tremplin normal et sur 140 mètres au grand tremplin.
La distance sur laquelle les sauteurs à ski se
déplacent est analysée très
étroitement par un jury. Au début de la
compétition, le jury choisit une porte de
départ qui permet aux meilleurs athlètes de
se déplacer sur la distance maximale
sécuritaire. Tous les athlètes partent de la
même porte et donc les sauteurs les moins
chevronnés se déplacent sur une distance plus
courte. Les tremplins sont conçus avec beaucoup de bancs
de départ, ce qui permet au jury de
sélectionner la porte de départ
appropriée selon les conditions telles que le vent, la
température, l’humidité, le type
de neige et d’autres facteurs qui peuvent avoir un
impact sur la distance sur laquelle se déplacent les
sauteurs.
Tremplin normal individuel
L’épreuve de tremplin normal individuel
commence par un saut de qualification qui a lieu le jour avant la
compétition. Les 15 sauteurs à ski
classés en tête au circuit de la coupe du
monde sont présélectionnés et ne
sont pas tenus de participer à
l’épreuve de qualification. Les autres
athlètes doivent se classer parmi les 35 premiers pour
pouvoir participer au départ.
On procède alors à deux tours de sauts. Le
premier tour regroupe 50 participants (15
préqualifiés et 35 qualifiés) et
seuls les sauteurs qui se classent parmi les 35 premiers
à ce tour participeront au tour final.
L’ordre de départ du deuxième
tour est à l’inverse du premier tour, ce qui
fait que les meilleurs sauts ont lieu à la fin de la
compétition.
Grand tremplin individuel
L’épreuve de grand tremplin
individuel suit le même format que la
compétition au tremplin normal individuel, sauf
qu’elle a lieu sur le grand tremplin. La plupart des
épreuves de coupe du monde ont lieu sur le grand
tremplin, tandis qu’on ne voit qu’une ou
deux compétitions sur tremplin normal pendant la saison.
Grand tremplin par équipe
Pour cette épreuve, chaque équipe
se compose de quatre athlètes qui feront deux tours de
sauts. Au cours du premier tour, un skieur de chaque
équipe saute. Puis, le deuxième skieur de
chaque équipe saute. Ensuite, vient le
troisième skieur et le quatrième.
Au deuxième tour, seules les huit équipes qui
se sont les mieux classées au premier tour
participeront. De la même façon que pour les
épreuves individuelles, l’ordre de
départ du deuxième tour débute par
les sauteurs les moins chevronnés et les meilleurs
skieurs sautent en dernier. L’équipe qui
obtient la note totale la plus élevée pour
les huit sauts remporte la compétition.