Durabilité en action
Site de compétitions nordiques de Whistler
– Une légère touche
En 2004, équipés d’un concept
préliminaire pour la phase de candidature, le directeur
du projet du site de compétition nordique de Whistler,
M. Doug Ewing, et son équipe ont commencé
à mettre à jour et à repenser les
installations originales et la conception du site. Leur but
était de créer une expérience
exceptionnelle pour les athlètes et les spectateurs tout
en minimisant les répercussions sur
l’environnement naturel et en contrôlant les
coûts de construction.
Selon M. Ewing, « le processus de planification a
requis énormément de temps,
nécessité beaucoup d’efforts et
la collaboration de nombreuses personnes. Mais en bout de ligne, le
projet nous a coûté moins cher et les
résultats ont été meilleurs.
»
On a choisi le site nordique en fonction de son terrain et des
conditions de neige. Il avait déjà
été exploité pour son bois et est
situé à côté
d’une ancienne mine. C’était
également un lieu récréatif
fréquenté par les amateurs de ski de fond et
les fervents de la motoneige.
Le tremplin de saut en ski aurait perturbé 3,8
hectares de forêt ancienne selon le projet
préliminaire. Le concept révisé a
permis de déplacer le tremplin hors de la zone de
forêt ancienne et d’une zone humide
vulnérable. Aujourd’hui, la seule intrusion
dans la forêt ancienne consiste en une courte piste de
ski de fond.
« La raison pour laquelle tout concorde,
c’est que ce projet n’a pas
été conçu au moyen de cartes et de
planches à dessin. Nous étions
littéralement sur le terrain, en raquettes, nous
déplaçant sur le site et décidant
sur place du meilleur endroit où ériger ces
structures en tenant compte du paysage naturel »,
explique M. Ewing. Les nombreux ruisseaux et nombreuses zones
humides du site constituent des habitats fauniques importants pour
les poissons, les oiseaux, les mammifères et les
amphibiens. Il était donc prioritaire de
protéger ces écosystèmes
sensibles.
L’équipe responsable a
créé une zone tampon protectrice de 30
mètres pour les ruisseaux ou les zones humides avec
poissons et des limites protectrices de 15 mètres pour
les ruisseaux ou les zones humides sans poissons.
« Nous ne sommes pas obligés
d’établir une limite de plus de 30
mètres dans les endroits sensibles »,
explique M. Ewing. « Mais nous avons choisi de la porter
à 100 mètres dans les zones de
compétition principales, ce qui a permis
d’ajouter 32 hectares de zone de protection.
»
L’équipe a également
redessiné le parcours des pistes afin de
réduire de 20 (plan original) à 12 les
traversées de ruisseaux. Les routes
d’accès au site ont également
été modifiées pour les
réduire de 16 à une seule. En outre, le site
sera doté d’un système de
traitement des eaux usées de la meilleure
qualité afin de protéger davantage les
ruisseaux.
M. Ewing et son équipe ont réussi
à réduire de 30 p. 100
l’empreinte globale du site nordique. Ce faisant,
l’équipe a créé un
concept de calibre mondial qui profitera aux athlètes et
aux spectateurs durant les Jeux, qui est meilleur pour
l’environnement et qui lèguera un patrimoine
amélioré pour les usagers
récréatifs et compétitifs.
Protéger les
grenouilles-à-queue

Boucler la boucle sur les déchets de
bois

Selon Mme Tina Symko, coordonnatrice du développement
durable pour le COVAN à Whistler, « la
coutume veut que l’on brûle les
déchets de bois lors de
l’aménagement d’importants
complexes commerciaux, ce qui entraîne des
émissions de gaz à effet de serre et
d’autres contaminants comme des matières
particulaires. Mais comme notre objectif est de minimiser
l’impact sur la qualité de
l’air, nous avons dû transformer quelque
chose de négatif en une chose positive. »
Le défi est devenu une occasion de transformer les
déchets de bois sous des formes qui conservent la grande
partie des matériaux organiques dans leur
système écologique original et qui
améliorent la préservation.
Recycler les déchets de bois en remblai
Dans un premier temps, l’équipe du projet a recyclé d’importantes quantités de déchets de bois en remblai, créant ainsi des fondations pour plusieurs enceintes sur le site et qui seront utilisées comme stationnements et pour les remorques de service durant les Jeux. La technique consiste à étendre d’importantes quantités de bois pour créer un filtre naturel, ajouter une couche de roches, puis de terminer avec une couche de gravier. Le concept permet à l’eau de pluie ou à la neige fondue de s’infiltrer sous l’enceinte tout en maintenant un écoulement naturel dans le secteur. Après les Jeux, le sol sera végétalisé de nouveau et il reprendra ses contours naturels et sa couverture végétale.
Dans un premier temps, l’équipe du projet a recyclé d’importantes quantités de déchets de bois en remblai, créant ainsi des fondations pour plusieurs enceintes sur le site et qui seront utilisées comme stationnements et pour les remorques de service durant les Jeux. La technique consiste à étendre d’importantes quantités de bois pour créer un filtre naturel, ajouter une couche de roches, puis de terminer avec une couche de gravier. Le concept permet à l’eau de pluie ou à la neige fondue de s’infiltrer sous l’enceinte tout en maintenant un écoulement naturel dans le secteur. Après les Jeux, le sol sera végétalisé de nouveau et il reprendra ses contours naturels et sa couverture végétale.
« Le processus n’était pas
vraiment compliqué », déclare M.
George McKay, directeur des approbations environnementales du
COVAN. « Cependant, il s’agit là
de l’une des plus importantes choses que nous ayons
faites pour réduire les répercussions
environnementales sur le site parce que nous avons
minimisé la combustion et conservé les
systèmes naturels », ajoute-t-il.
Donner les déchets de bois afin
d’améliorer l’habitat des
poissons
Ensuite, l’équipe a travaillé avec des organismes de restauration des ruisseaux locaux comme le Whistler Fisheries Stewardship Group et la BC Conservation Foundation. On leur a fait don de tampons de racines pour utiliser comme déchets de bois grossiers dans leurs projets régionaux d’amélioration de l’habitat des poissons.
Ensuite, l’équipe a travaillé avec des organismes de restauration des ruisseaux locaux comme le Whistler Fisheries Stewardship Group et la BC Conservation Foundation. On leur a fait don de tampons de racines pour utiliser comme déchets de bois grossiers dans leurs projets régionaux d’amélioration de l’habitat des poissons.
Composter des déchets de bois afin de
régénérer la
végétation et contrôler
l’érosion
Finalement, le reste des débris de végétation a été mis en copeaux sur place. On y a ajouté des substances organiques naturelles (comme celles de l’usine de traitement des eaux usées de Whistler) et nous avons recueilli le tout dans des sacs agricoles recyclés et recyclables. Une fois les déchets en compost dans les sacs, on y ajoute un mélange de semences provenant de la région. Le mélange est alors étendu sur les sols perturbés du site pour stimuler la végétation et la repousse dans le cadre du travail de régénération et de contrôle de l’érosion planifié pour 2007. Non seulement ce procédé enrichit et régénère le sol, mais il stabilise les pentes touchées et crée de l’habitat grâce à une végétation restaurée. L’utilisation de déchets pour la restauration des sites élimine également la pollution de l’air et les émissions de GES causées par la circulation des camions. (On utilise généralement les camions pour enlever les déchets et la livraison de matériaux destinés au contrôle de l’érosion.)
Finalement, le reste des débris de végétation a été mis en copeaux sur place. On y a ajouté des substances organiques naturelles (comme celles de l’usine de traitement des eaux usées de Whistler) et nous avons recueilli le tout dans des sacs agricoles recyclés et recyclables. Une fois les déchets en compost dans les sacs, on y ajoute un mélange de semences provenant de la région. Le mélange est alors étendu sur les sols perturbés du site pour stimuler la végétation et la repousse dans le cadre du travail de régénération et de contrôle de l’érosion planifié pour 2007. Non seulement ce procédé enrichit et régénère le sol, mais il stabilise les pentes touchées et crée de l’habitat grâce à une végétation restaurée. L’utilisation de déchets pour la restauration des sites élimine également la pollution de l’air et les émissions de GES causées par la circulation des camions. (On utilise généralement les camions pour enlever les déchets et la livraison de matériaux destinés au contrôle de l’érosion.)
« Le principal avantage, déclare M. McKay,
c’est que nous avons bouclé la boucle sur
les déchets de bois au site de compétitions
nordiques. Nous les avons mis en copeaux, compostés et
remis sur les mêmes versants d’où
ils provenaient. Ces solutions novatrices sont apparues
après avoir pensé aux systèmes
naturels, perçu les déchets comme une
ressource et travaillé en collaboration pour les mettre
en œuvre. »
Se surpasser en faveur des plantes et de la
communauté de Cypress

« Il est important de sauver toute plante peu commune
qui représente une certaine valeur pour le
public… Si nous faisions comme si cela
n’avait pas d’importance, nous en
sortirions alors perdants », souligne Alex Wallace,
membre de la
Friends of Cypress Provincial Park Society, une
œuvre de bienfaisance qui se consacre à la
protection de l’environnement du parc Cypress.
Monsieur Wallace mentionne par ailleurs que les plantes
– qui se composent d’espèces
comme la grassette vulgaire, la savoyane trifoliée et le
rossolis à feuilles rondes – ne sont par
rares; on les retrouve plutôt rarement dans un
environnement comme le site du réservoir.
On a découvert les plantes au cours d’une
évaluation environnementale du site. Bien que Vancouver
2010, ses partenaires et des experts-conseils en environnement ne
soient pas tenus de sauver les plantes, ils ont
néanmoins décidé
qu’une telle mesure serait avantageuse pour le
parc.

Tandis qu’une trancheuse a été
utilisée pour déterrer d’immenses
bandes de sol, on a déplacé manuellement de
nombreuses plantes situées dans des endroits sensibles
ou d’accès difficile. À 8 h 30,
des bénévoles de Vancouver 2010 ont mis des
bottes en caoutchouc et des casques de protection. Ils ont
passé la journée dans de l’eau
boueuse qui leur arrivait jusqu’aux tibias pour
déloger délicatement de la boue des parcelles
de végétation à l’aide
de pelles de terrassier.
Ian Ponsford était au nombre d’une
quelque demi-douzaine d’employés du COVAN
qui se sont donnés volontairement pour aider
à déplacer les plantes.
« Nous en avons parlé [de
l’environnement] et nous écrivons
constamment à ce sujet, mais nous ne mettons normalement
pas les mains à la pâte sur le terrain
», note Monsieur Ponsford, qui travaille dans le domaine
des approbations et de la gestion environnementales au sein de
Vancouver 2010. « Je suis mieux qualifié pour
rédiger des rapports que pour me salir les mains. Alors,
l’expérience
d’aujourd’hui m’a fait beaucoup
de bien. »

Selon Alex Sartori, personne chargée de surveiller
l’environnement au nom du COVAN, outre la
journée consacrée à la
transplantation des plantes, il a fallu une semaine de travaux
préparatoires et plus d’un mois de
planification avant d’entreprendre le projet.
« Tous les participants – que ce soit la
Cypress Bowl Recreation Limited, des entrepreneurs de
Vancouver 2010 ou la communauté de Cypress –
ont vraiment allié leurs forces pour
concrétiser cette initiative », fait
remarquer Monsieur Sartori.
Le projet a permis de « déterrer
» quelque chose de novateur. En effet, on
n’en sait pas beaucoup au sujet de la transplantation
de plantes dans un environnement subalpin; d’ailleurs,
les spécialistes espèrent approfondir leurs
connaissances en observant les plantes. Par souci de
précaution, on a envoyé une partie des
échantillons de plantes à la
pépinière de Frank Skelton,
spécialiste dans le domaine des plantes
marécageuses indigènes.
En plus de la
Friends of Cypress Provincial Park Society, de BC Parks, de
la
Cypress Bowl Recreation Limited et
d’experts-conseils en environnement, North Construction
(entrepreneur local en construction qui se spécialise en
aménagement des terrains extraordinaires) a fourni
à titre gratuit de la
main-d’œuvre et de
l’équipement.

Monsieur Doyle a ajouté : «
Voilà le genre de travail pour lequel nous, au COVAN,
voulons être reconnus après notre
départ en 2010. »




