Vancouver 2010
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John Furlong devant le Vancouver Board of Trade

Le 17 octobre 2007
Vancouver, Colombie-Britannique

Je vous remercie, Graham. Bon après-midi à tous et merci d’être venus nous appuyer aujourd’hui, comme vous le faites chaque année dans le cadre de cet événement. Je sais que la salle est pleine de gens qui ont été pour nous de grands amis et qui font un nombre incalculable de choses pour nous aider à réussir, du matin au soir, en route vers 2010. Aujourd’hui, dans cette salle, il y a beaucoup de gens qui travaillent pour Vancouver 2010, y compris des membres de conseils d’administration, des commanditaires et des partenaires, qui sont tous d’extraordinaires collaborateurs à ce projet. C’est tout simplement un projet incroyable auquel travailler et pour lequel on constate l’esprit et le dévouement qui existent chez chacune de ces personnes, et dans tout ce qu’elles font en douceur afin de nous aider à atteindre nos objectifs.

Vous savez quoi, je me rappelais d’il y a six ou sept ans, alors que l’idée était encore un embryon, certains d’entre nous se sont rendus à Sydney pour jeter un coup d’œil, pour étudier ce qui se passait à Sydney pour le compte à rebours avant les Jeux. Je suis arrivé à Sydney le premier jour des Jeux olympiques, à l’automne de 2000. Et quelle ville remarquable où atterrir! La ville avait mis tous ses atours. C’était excitant, et j’étais enthousiaste parce que je savais que nous allions voir les cérémonies d’ouverture et de clôture et que nous allions être témoin de toute la magie que sont les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques.

Alors, le premier jour, je devais me rendre immédiatement dans la ville. J’avais voyagé toute la nuit pour assister à une réunion tenue assez près de Darling Harbour, le secteur riverain de Sydney. Et je me promenais, à la recherche de l’adresse où je devais me rendre; j’avais l’air un peu fatigué et ça faisait un bon moment que je voyageais; j’ai aperçu ces deux hommes devant, des hommes d’affaires tenant à la main leur porte documents, vêtus d’habits, nettement en train de se rendre au travail. J’essayais donc de trouver mon adresse et je les ai abordés en tapant l’un d’eux sur l’épaule pour lui demander s’il pouvait m’indiquer dans quelle direction je devais me rendre. Ils se sont retournés tous les deux, et sur le front ils portaient le drapeau australien. C’était drôle, les voilà tous les deux, dans leur habit comme moi, mais affichant le drapeau australien sur le front. Il a été difficile de savoir que penser, mais je peux vous dire ce qui m’est passé par la tête. C’était toute la ville de Sydney, et tous le pays de l’Australie, qui présentaient les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques. Ça n’avait rien à voir avec quelques membres du Comité d’organisation ou avec quelques personnes qui travaillaient pour la ville ou pour la région. Tout le monde faisait partie de l’équipe. Tout le monde s’était approprié la responsabilité et le faisait voir.

Et pendant mon interaction avec eux (que je n’ai jamais oubliée), ils m’ont indiqué où je devais aller et j’ai pu constater moi-même la chose incroyable qui se produisait, c’est-à-dire que cet événement était alimenté par la fierté, le désir, le patriotisme. Les Australiens ont pris ce qu’ils n’auraient jamais imaginé ou même pensé faire, et l’ont transformé en une réussite époustouflante. Je pense que personne qui soit allé en Australie pour les Jeux de 2000 est parti sans penser « Hou la! Comment serait-il possible de dépasser ça? »

Et en 1994, à Lillehammer, cette petite ville de 23 000 habitants dans ce pays largement sous-estimé, a montré au monde entier la nature des réalisations des êtres humains, montrant jusqu’où ils peuvent aller, limités seulement par leur propre imagination. Et vous savez qu’aujourd’hui, l’Australie brille comme pays. Tout le monde respecte l’Australie. Tout le monde respecte ce qu’elle a fait; on la prend très au sérieux. Et personne ne s’étonne que les Norvégiens viennent d’être élus par une vaste majorité, comme le peuple le plus fiable de la planète. Ils ont attiré l’attention de tout le monde et l’ont fait ensemble. Tout le monde a participé à ce projet. Et je pense qu’il est assez clair, lorsque vous examinez ces histoires de triomphe, ces réalisations qui ont eu lieu encore et encore dans différents coins du monde, que les pays sont capables de tirer bien plus que leur propre poids. Que les villes, les provinces, les pays, tout comme leur population, ne sont limités que par les limites de leurs propres rêves. Les gens peuvent accomplir tout ce qu’ils veulent, et on l’a prouvé à maintes reprises.

Ainsi, bien sûr, voilà où nous commençons, et nous avons un rêve merveilleux de ce que nous pouvons réaliser. Et je pense qu’on peut dire avec justesse que ce ne sont pas les paroles qui font que les gens soient exceptionnels, mais plutôt les gestes qu’ils posent. Si l’on regarde l’histoire olympique récente, avec les Jeux olympiques à titre d’exemple, je pense que l’on pourrait presque dire que l’humilité, un esprit de générosité et le fait de tenir sa parole seraient les meilleurs attributs des gens, peu importe où ils se trouvent. Il est certain que les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques ne sont pas organisés par des comités, mais par des pays entiers. C’est un appel à tous, pour que chacun en fasse partie. Et la réussite dépend entièrement de l’effort de chacun d’entre nous.

Ça prend tout un pays pour organiser des Jeux [en français]. Et je reviendrai à ce commentaire plus tard si vous ne l’avez pas compris. Vous savez, dimanche dernier… (l’un des aspects de notre projet est qu’il ne dort pas, il ne s’éloigne jamais, il est toujours là, et je vous en ai déjà parlé. En ce qui me concerne, je gère mon temps en me servant de la fin de semaine pour me regrouper, me recueillir, lire, me tenir au courant de ce qui se passe. Et presque toutes les fins de semaine, il y a des gens en voyage, des membres de notre équipe qui font toutes sortes de choses essentielles à notre réussite.) Et dimanche dernier, je suis allé au bureau. Je suis arrivé vers neuf heures du matin et je préparais plusieurs choses à faire cette semaine. À mesure que la journée avançait, j’ai remarqué des voitures qui arrivaient dans le stationnement et vers trois heures, le stationnement était plein. Ces hommes et ces femmes qui font partie de notre équipe, ces héros méconnus, personne n’aurait su qu’ils étaient là. Alors que je me préparais à partir, je me suis promené pour voir un peu qui était là. Je suis arrivé près d’un bureau pour parler avec un jeune homme qui était occupé devant son ordinateur. Je lui ai demandé ce qu’il faisait et il m’a répondu : « Eh bien, je me prépare à la visite du comité olympique de la France qui arrive mardi ou mercredi. » Et je lui ai dit, « N’aurais-tu pas pu organiser cela chez toi? » Et il a dit « Non, c’est impossible, a-t-il dit. C’est trop important. On compte sur moi, on se fie à moi. Je dois avoir un rendement très élevé. C’est un comité important; ce que ses membres auront à dire à notre sujet est crucial. ».

Et le voilà. En m’éloignant, je me disais que nous étions chanceux que de jeunes hommes et femmes étaient prêts à faire cela, sans que personne ne les y pousse, parce qu’ils savent que c’est important, ils savent que leurs collègues comptent sur eux. Et c’est ce qu’ils font du matin au soir, tous les jours, jusqu’en 2010. Nous sommes si fiers d’eux. Chacun d’eux, dans tous les coins de l’entreprise, se poussent jusqu’à des limites inimaginables. Nous sommes si fiers.

Aujourd’hui, nous sommes forts d’environ 550 membres, et ce nombre augmente vite. Et si vous deviez vous approcher de leur bureau et les regarder droit dans les yeux pour leur demander « Que faites-vous ici? », je pense qu’ils vous répondraient probablement « J’organise les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques ». Et le magnétisme interne de cela… c’est simplement incroyable. Quel plaisir d’observer cela.
[Applaudissements]
Aujourd’hui, c’est une sorte de rapport annuel. C’est le temps de l’année que nous avons choisi pour vous dire comment ça va. Une brève occasion de regarder le passé. Peut-être une occasion de voir ce qui s’en vient et vous donner la possibilité de nous coter sur nos progrès. Et j’espère qu’aujourd’hui, vous partirez mieux informés, un peu plus confiants, un peu plus inspirés. Et qu’en quittant la salle, vous déciderez qu’il y a une partie du projet qui vous appartient. Qu’en partant, vous ferez quelque chose, peu importe si ça ne se rapporte pas directement aux efforts liés à Vancouver 2010. Quelque chose qui vous appartient, qui fera une différence en 2010, et que vous soyez engagés à le réaliser.

Vendredi prochain, nous publierons nos états financiers vérifiés. Ce sera un rapport de bonnes nouvelles, puisque tous les objectifs, les objectifs financiers, fixés pour cette année ont été atteints, et dans bien des cas, dépassés. Nous nous trouvons là où nous voulions être. Soyons honnêtes : nous ne sommes pas encore arrivés, mais l’année s’est bien passée. Et entre les directeurs et les comités, et les gens qui travaillent là-dessus tous les jours, tous les efforts sont conjugués. Nous sommes passés à un autre niveau, et nous sommes sur la bonne voie pour tenir les promesses que nous avons faites.

Ainsi, ici, l’an dernier, nous avons parlé de la direction du programme des sites. Nous avons parlé du plan d’activités qui n’avait pas encore été annoncé. Nous avons parlé des sommes qu’il fallait lever du secteur privé, de la croissance nécessaire de notre équipe. Et aussi de ce concept des Jeux du Canada et de partager ce projet avec le pays tout entier. Nous avons aussi parlé à quel point ce projet dépend de l’excellence de notre équipe et de la disposition des membres à se mesurer au monde en 2010.

Je ne passerai pas beaucoup de temps à revoir l’année dernière, mais je vais aborder quelques points. Le plan d’activités a été achevé au début de l’année et permet de réaliser tout ce que nous voulions. Nous avons travaillé avec ardeur à ce plan pendant beaucoup, beaucoup de temps, et il y avait beaucoup de contraintes pour que nous le publiions, que nous laissions les gens le lire. Nous avions pour but de ne le publier qu’après que nous estimions qu’il était parfait, que l’on pouvait se fier aux chiffres. Qu’il s’agissait d’un plan par rapport auquel nous pouvions nous mesurer. Comme je l’ai dit plus tôt, les objectifs sont atteints, le plan fonctionne, et d’ici le milieu de l’an prochain, nous y apporterons probablement quelques rajustements pour nous assurer d’être sur la bonne voie pour achever ce projet exactement comme vous pourriez vous y attendre en 2010, afin de laisser derrière nous un héritage financier positif.

Voilà il y a deux ou trois semaines, ou plutôt la semaine dernière – le temps passe vite – nous avons annoncé notre plan de billetterie. Et la billetterie, peut-être ne comprenez-vous pas cela, mais pour un comité d’organisation, c’est l’un des cinq jalons importants en route vers les Jeux. C’est un événement qui a causé des problèmes à beaucoup de comités. Ils ont eu de la difficulté dans ce domaine. Notre équipe a passé 18 mois sur ce plan. Mais elle devait relever un défi supplémentaire. Nous lui avons demandé – rappelez-vous notre promesse – de donner 50 000 billets à des personnes qui n’auraient jamais eu les moyens d’assister aux Jeux, peu importe la situation. Nous nous sommes engagés à mettre des billets à la disposition de personnes, partout au pays, qui pourraient, au cours des deux prochaines années, trouver un moyen de lever les fonds nécessaires pour acheter des billets pour se rendre aux Jeux. Que nous ferions en sorte qu’ils soient disponibles. Nous lui avons donc demandé de faire beaucoup de choses tout en veillant à ce que le plan génère les recettes nécessaires pour mener à terme les obligations du plan d’activités.

Et l’accueil de cette annonce de billetterie à l’échelle mondiale a été très positif à notre égard la semaine dernière. J’en suis très reconnaissant, et c’est pourquoi je pense que la voie est ouverte pour vraiment permettre à un plus grand nombre de Canadiens et de Canadiennes venant d’un plus grand nombre d’endroits de venir faire partie des événements. Et la force motrice derrière ce plan était l’appât, que quelqu’un puisse dire : « J’étais là. J’avais un billet. Peu importe l’événement. J’y étais, je l’ai vu de mes propres yeux ». Voilà quel était le but de notre équipe et j’ose croire que nous l’avons atteint.

À la même époque l’an dernier, nous étions un peu inquiets de ce qui se passait au niveau de l’hébergement, puisque nous avons appris, personne ici ne s’en étonnera, qu’un plus grand nombre de personnes veulent venir. Tous les groupes augmentent en nombre. On veut être ici, et bien sûr, ce sont toujours de bonnes nouvelles pour l’industrie de l’accueil et du tourisme. Mais il faut le gérer. Nous avons donc passé beaucoup de mois à essayer d’avoir un inventaire pour répondre à la demande. Au début de l’été, nous avons franchi l’énorme obstacle qu’était l’hébergement des médias pour les Jeux. Aujourd’hui, nous sommes très près d’avoir cet aspect bien en main. Je n’irais pas jusqu’à dire que le problème a été complètement éliminé, mais il est beaucoup moins important et nous essayons maintenant d’en perfectionner la gestion et de l’accroître. J’en parlerai plus longuement un peu plus tard.

Il n’est pas facile de développer le sentiment d’appartenance auprès de tous. Notre pays est vaste. Il est de plusieurs fois plus grand que l’Europe. Il y a beaucoup de lieues de la côte est à la côte ouest. Donc, pour pouvoir appeler ceci Des Jeux pour tout le Canada, il faut que vos partenaires y croient. Tout le monde doit être engagé envers cette idée, croire que c’est une bonne chose. Vous devez croire que c’est une bonne chose pour tous les Canadiens d’en tirer de la valeur. C’est pourquoi notre objectif, cette année, était de trouver un moyen d’engager chaque province et chaque territoire envers les Jeux. Nous pensions que s’ils étaient officiellement reliés avec ce que nous faisions, ce serait un message clair quant à l’importance d’un moment comme celui-ci dans notre histoire.

Ainsi, au cours de l’été, nous avons reçu l’invitation de nous adresser aux premiers ministres de toutes les provinces et de tous territoires au sujet Des Jeux pour tout le Canada, de ce que cela représente, l’occasion sportive, l’occasion culturelle, l’occasion de promotion internationale du Canada de même que des provinces et des territoires, et d’expliquer réellement à quoi ces occasions ressemblent. Trois milliards et demi de gens tourneront leur regard vers nous, en 2010, et il nous faut tenter de renforcer notre équipe.

Nous avons donc demandé aux premiers ministres des provinces et aux territoires de s’engager, de se joindre à l’équipe, de faire partie de cet événement. Et je dois dire que lors du même événement, le premier ministre de la province était présent, et il a lancé une invitation des plus glorieuses et empathiques jamais vues pour que le pays vienne faire partie de l’événement. C’était tellement un sentiment positif pour nous de sortir de cette réunion aux côtés des premiers ministres de toutes les provinces et de tous les territoires et de nous présenter devant les médias pour déclarer le soutien complet. Chaque province et chaque territoire ont dit « oui » aux Jeux olympiques et « oui » aux Jeux paralympiques. Et je dirais que dans plus ou moins un mois, et l’homme responsable de ce dossier est assis là-bas tout en sueur, nous aurons probablement conclu un accord avec chacun d’eux. C’est simplement exceptionnel.
[Applaudissements]
Donc, une autre chose que nous nous sommes aussi efforcés de faire, c’est d’essayer de trouver les ressources nécessaires pour appuyer notre équipe, nous assurer que notre équipe est celle à battre, et ce ne sont pas que des mots. Vous savez tous qu’avant Salt Lake, nous étions cinquième ou sixième au monde, puis nous sommes devenus quatrième, et à Torino, troisième. Et l’hiver passé, nous sommes passés dans une toute nouvelle zone. Nous avons dépassé les États-Unis pour être classés au deuxième rang comme pays de sports d’hiver, et nous talonnons maintenant l’Allemagne.

Ainsi, À nous le podium (ou ANP), qui est en réalité une collaboration entre le Canada, la Colombie-Britannique, d’autres provinces, nos partenaires, Vancouver 2010, des gens qui travaillent à obtenir ces fonds, pour donner aux athlètes un avantage de plus, a fait une énorme différence. Et vous pouvez être assurés que dans presque toutes les activités de 2010, les Canadiens et les Canadiennes vont compter. Et lorsque vous allumerez le téléviseur, vous verrez la feuille d’érable dans tous les sports. Nous sommes déjà enthousiasmés, on dirait que c’est presque assuré.

Nous avons donc préparé la voie. Ils ont du travail à faire. Il reste deux ans, mais il y a beaucoup d’optimisme que cette équipe sera encore plus forte en 2010. Et pour les athlètes eux-mêmes, savoir qu’ils peuvent participer aux Jeux olympiques, qu’ils ont eu de l’aide, qu’ils ont obtenu le soutien nécessaire, la science… Tout ce qui tend à manquer lorsqu’il n’y a pas assez d’argent.

J’ai une note ici de la part d’une jeune athlète qui en a profité. J’ai pensé vous faire entendre ce qu’elle avait à dire. Je ne vais citer qu’une partie du message qu’elle nous a envoyé. Elle dit : « Je suis tellement reconnaissante qu’À nous le podium appuie tous les athlètes du Canada. Ça me rend très fière de représenter le Canada et j’ai hâte, et je rêve du jour où je pourrai représenter le Canada aux Jeux olympiques de 2010. Si jamais je peux vous être utile, à vous et au reste de l’équipe d’À nous le podium, n’hésitez pas de me le dire. » Cet effort a véritablement remonté le moral de ces jeunes, et le résultat pourrait bien être que nous gagnions ces Jeux; est-ce que ce ne serait pas simplement la chose la plus extraordinaire.
[Applaudissements]

C’est une belle histoire, et le dernier fait saillant de l’an passé dont je veux vous parler, c’est que, comme vous le savez, nous avons passé beaucoup de temps à réfléchir sur la façon dont nous allions organiser le programme des cérémonies. Les cérémonies, c’est le moment où le pays, la ville et la région montent sur la scène mondiale et s’adressent à la planète. Et nous étions déterminés d’avoir un spectacle aux deux extrémités des Jeux et que nous aurions des célébrations tous les soirs qui reflètent entièrement l’éclat de notre pays, le caractère de son peuple et l’incroyable talent qui existe dans tous les coins du Canada.

Nous nous sommes donc lancés à la recherche des personnes qui pourraient extraire cela pour nous, afin de soutirer cela du Canada et de le montrer au moyen de la puissance des cérémonies d’ouverture et de clôture et les autres célébrations qui auront lieu. Le processus a pris du temps; il a fallu 18 mois. Il a été mené à l’interne, pour Vancouver 2010, par Jeff Mooney, qui a présidé le comité avec Terry Wright, le vice président responsable du dossier, qui ont travaillé sans répit à passer en revue une longue liste de candidats possibles. Et nous avons formé une équipe, annoncée dernièrement, que nous avons appelée David Atkins et associés. C’est une équipe mondiale. Elle est formée de certaines des personnes mondiales qui excellent dans ce qu’elles font, certains des Canadiens qui excellent en leur domaine, si non les meilleurs. C’est un groupe de gens exceptionnels qui se sont réunis avec une seule mission : faire monter le Canada sur cette scène mondiale et couper le souffle au monde.

Pour vous donner l’occasion d’évaluer vous-même la capacité de ce groupe, je vais m’arrêter quelques instants pour vous montrer cette petite vidéo qui présente une vue d’ensemble du travail de ce groupe avant de se joindre à notre équipe. Regardez les écrans.
[Vidéoclip]
En tout cas, je pense que vous serez d’accord pour dire que nous avons des gens assez talentueux pour cette part du projet qui va maintenant de l’avant. L’un des secteurs qui a dominé nos discussions dans le passé concerne le programme des sites. Alors permettez moi de vous donner un aperçu rapide d’où nous en sommes et comment vont les choses.

Pour commencer, laissez-moi dire ceci. Dans six à dix semaines, les entrepreneurs de tous les sites extérieurs des Jeux olympiques et paralympiques nous remettront leurs clés. Pour eux, le projet sera terminé. Les projets seront complètement finis – pour le ski alpin, à Whistler Creekside, qui est l’image projetée en ce moment. Le parcours de biathlon, dans la vallée Callaghan, sera terminé et ce site sera prêt à recevoir les athlètes. Le parcours de ski acrobatique à Cypress Mountain est terminé depuis plus d’un an. L’installation de saut à ski dans la vallée Callaghan sera bientôt terminée. Encore une fois, il ne reste que quelques semaines avant qu’elle ne soit terminée. Pour ce qui est de l’installation pour le bobsleigh, la luge et le skeleton à Blackcomb Mountain, tout le béton a été coulé. Elle sera terminée et entrera en service d’ici le mois de décembre. L’installation de surf des neiges de Cypress Mountain sera terminée. Le stade de ski de fond de la vallée Callaghan sera terminé. Les deuxième et troisième patinoires de la University of British Columbia sont déjà terminées et servent déjà. La General Motors Place est évidemment déjà prête pour les Jeux olympiques. Et l’installation de patinage artistique et sur piste courte sera terminée au Coliseum.

C’est donc assez extraordinaire. Nous avons fixé l’objectif pour que ces sites soient terminés à la fin de cette année, et ils le sont. Et juste avant de passer à ceux qui s’en viennent, j’aimerais faire un commentaire à propos de ce qui s’est réellement passé ici. Cela a été bien différent que ce que nos rêves les plus fous auraient pu imaginer. L’homme responsable du programme de construction en notre nom, Dan Doyle, est probablement le gars le plus humble que je connaisse. Et l’équipe qui s’occupe du projet, voilà un groupe de gens inspirés si je n’en ai jamais vu. Mais ils ont pris cette inspiration et l’ont transmise aux entrepreneurs. Les entrepreneurs de ces sites savent très bien qu’ils sont surveillés partout dans le monde et que les échéanciers doivent être respectés. Nous sommes jugés en fonction du rendement de ces équipes. Et j’entends des histoires quotidiennes de personnes qui prennent leur véhicule et retournent à ces sites pour s’occuper de petits travaux qui rendront ces sites encore plus parfaits.

Si vous pouviez survoler la vallée Callaghan en hélicoptère pendant cinq minutes et regarder en bas, il n’y a pas de mots pour décrire ce que vous verriez. Ces sites sont tellement sensationnels lorsqu’on les regarde. Les pistes sont tellement impeccables, elles ont été prévues avec tant de soin que vous pourriez croire, à 200 pieds au-dessus d’elles, qu’elles ont été pavées. Elles sont vraiment bien faites. Vous seriez très, très fiers et, j’en suis certain, vous profiterez des commentaires des gens, de ce qu’ils diront au sujet de ces sites tout au long de la période des Jeux en 2010. Ils sont tout simplement… c’est un travail exceptionnel.

Au cours de l’année qui vient, en 2008, vous verrez l’achèvement du premier stade de hockey à la University of British Columbia, qui servira au hockey féminin et au hockey sur luge. Vous verrez aussi l’installation de curling à Hillcrest se terminer au cours du troisième trimestre. L’installation de patinage de vitesse à l’Anneau de Richmond sera aussi considérablement achevée et les travaux se poursuivent pour les deux villages, et ils sont exactement à l’étape où ils devraient être pour atteindre l’objectif de les terminer à temps pour les Jeux. Mais nous serons le premier comité d’organisation de l’histoire olympique à pouvoir dire que les terrains de nos Jeux seront entièrement terminés avant la cérémonie d’ouverture des Jeux qui les précèdent.
[Applaudissements]
Nous sommes donc très fiers et, bien sûr, la cerise sur le gâteau, c’est qu’ils seront terminés et qu’ils le seront dans la limite du budget que nous vous avons présenté l’année dernière. Le budget de 580 millions de dollars est intact, et nous terminerons tous les travaux dans la limite de ce budget et nous en sommes extrêmement fiers.
[Applaudissements]
J’aimerais me pencher quelques instants sur le concept des partenariats. Vous savez, il y a beaucoup de gens qui participent à la mise en scène des Jeux qu’un grand nombre d’entre vous ne connaissent pas, mais il y en a beaucoup. Et voilà ce qui est intéressant au sujet des partenariats. Je pense que les athlètes n’ont pas de difficulté avec ce concept, puisqu’ils se fient beaucoup les uns aux autres, et qu’ils se font confiance. Et j’irais même jusqu’à dire, honnêtement, que ce n’est pas un domaine où nous excellions au départ. Nous aurions pu être meilleurs, mais nous avons travaillé dur. Nous avons travaillé fort pour respecter le fait qu’il y a chez nos partenaires une capacité, une habileté, un talent, une inspiration et une vision extraordinaires. Et nous avons cherché à rassembler tout cela, à diriger cela en un tout beaucoup plus puissant que ce n’aurait pu l’être.

J’ai été un peu surpris par une lettre reçue du Comité international olympique ou CIO après la dernière visite de la Commission de coordination lorsque nous avons obtenu notre fiche de rendement, et dans la fiche, on coche les cases prévues. Mais à la fin, on a émis le commentaire suivant, qui disait essentiellement que ces partenariats seraient clairement l’un des plus grands héritages des Jeux de 2010. Je ne m’attendais pas à voir cela. Ce sont des éléments très difficiles à contrôler pour les comités d’organisation.

Et vous savez, mon père aurait eu cent ans cette année. C’était un homme très humble, calme mais discipliné et concentré. Il enseignait sans cesse. Il regardait toujours ses enfants et essayait de leur enseigner quelque chose de nouveau. Et un jour, lorsque j’étais adolescent, il a fait quelque chose que je ne lui ai presque jamais pardonné. Mais un jour, il est allé s’acheter une nouvelle paire de souliers. Et c’était de gros souliers bien laids. Et ceux qu’il abandonnait étaient encore plus laids. Il me les a donnés, et m’a dit de les porter. Et je l’ai regardé en pensant « Qu’ai-je bien pu faire pour que tu me fasses porter ces souliers? Ce sont les souliers les plus laids et horribles que je n’aie jamais vus. Ils sont lourds et inconfortables. Personne, pas un étudiant ne porterait cela, Papa. » Et je dois dire que c’était plutôt humiliant. Mes collègues de classe ont un peu ri de moi. J’étais le seul garçon de l’école à avoir des souliers si gros que vous pouviez presque ramer avec eux. Et pour me remettre un peu de cette période, je suis allé m’acheter une paire d’espadrilles, des d’espadrilles bon marché, que j’ai mises dans un sac de plastique et je les cachais dans les buissons en me rendant à l’école. Et tous les matins, je changeais de souliers. Ils étaient affreux à ce point-là. Et je ne l’ai jamais oublié.

Mon père n’a pas vécu jusqu’à un vieil âge, mais pendant sa maladie, nous passions beaucoup de temps avec lui, à tour de rôle, vers la fin de sa vie. Et nous nous rappelions des souvenirs, un soir, et nous parlions du passé, de notre enfance et des choses que nous avions faites ensemble lorsque nous étions jeunes. Et je lui ai demandé : « Pourquoi m’as-tu fait ça? Pourquoi m’as-tu fait porter ces affreux souliers? » Je lui ai dit : « Sais-tu comment je me sentais, à les porter? ». Et il m’a regardé et a expliqué : « Tu sais, tu serais peut-être une bien meilleure personne si, de temps à autre, tu apprenais à marcher dans les souliers des autres. » Et il a ajouté : « Si nous pouvions tous voir le monde comme les autres le voient, tout le monde en serait gagnant. Nous aurions tous beaucoup plus de respect, et imagine ce que l’on pourrait accomplir. »

Eh bien, il nous a fallu du temps pour absorber cela, et j’ose dire que les partenariats que nous avons aujourd’hui sont forts parce que nous avons trouvé le moyen de devenir une véritable équipe. Je regarde autour de moi et je vois les nombreuses visions qui s’y trouvent. Je veux dire, aucun partenaire n’a la même vision que les autres. Mais il y a une vision commune : tout le monde sait que nous sommes surveillés et nous avons cette incroyable occasion, ensemble, de contribuer à ce merveilleux événement qui se produira devant le monde en 2010. Et au nom de ce projet, nous sommes devenus membres de la même équipe, nous avons trouvé un terrain d’entente. Nous nous mettons les souliers de l’autre. Nous affichons beaucoup de respect l’un pour l’autre et, comme les athlètes, nous avons appris à se fier l’un à l’autre. C’est vraiment spécial et nous en sommes très fiers. Je pense qu’au bout du compte, c’est ce qui nous permettra de réussir complètement. Il faut maintenant avoir pour but de transmettre cela aux personnes dans la rue qui se verraient aussi comme partenaire dans cette entreprise.

Regardons alors vers l’avenir; j’aimerais jeter un coup d’œil à ce qui s’en vient et brosser un tableau rapide de l’année qui vient. L’an prochain : vous venez d’entendre parler du programme de billetterie. Le 11 octobre de l’année prochaine, les gens pourront acheter des billets. J’ose penser que selon la réaction des gens (le trafic dans notre site Web a augmenté en flèche immédiatement à l’annonce de ces billets), peu après le 11 octobre, la demande dépassera considérablement l’offre. Et bien sûr, ce serait excellent et il nous semble certainement que les Canadiens et les Canadiennes considèrent vraiment se rassembler ici, et nous savons qu’il y aura beaucoup de pression du monde entier.

En quelques semaines seulement, vous rencontrerez les mascottes des Jeux. Vous voyez ici les mascottes de Calgary, de Beijing et de Torino, et non, cet enfant n’est pas la mascotte. Mais nous pensons que cet enfant sera très inspiré par ce qui s’annonce. En février, nous atteindrons un autre jalon important au moment du lancement du programme de bénévoles. Et nous croyons que le défi sera pour nous de gérer des milliers et des milliers de demandes de personnes qui rêvent de faire partie de l’équipe du Canada en 2010. Nous les étudierons en vue de former la meilleure équipe sur place à Vancouver pour que l’expérience de chacun soit tout simplement exceptionnelle.

Cette année, nous nous pencherons longuement sur le plan de transports pour les Jeux. Il s’agit d’une entreprise très importante du Comité d’organisation, et chacun sait qu’un des principaux éléments de ce modèle de transport qu’il faut peaufiner et perfectionner est la façon de déplacer les gens de Vancouver à Whistler tous les jours. C’est un plan d’envergure et, bien sûr, les Jeux à Beijing sont en août et tous les regards se tourneront immédiatement vers Vancouver. Il passera rapidement de Beijing à nous et nous sentirons l’éclat, la pression et les attentes des gens.

Et bien sûr, les athlètes seront ici puisque les sites seront achevés. Notre équipe se sera rassemblée ici. Ils se prépareront ici. Ils apprendront les zigzag et tournants de l’installation de bobsleigh. Ils seront sur la glace. Ils testeront la neige et ils se prépareront. Et ils sauront que le monde est en route pour se mesurer à eux.

Notre équipe aura grandi, de 550 aujourd’hui à 950 membres. Et il faut dire qu’aujourd’hui, notre équipe représente des personnes de 13 pays qui parlent 22 langues en plus du français et de l’anglais.

Une autre chose qui commence et dont vous entendrez beaucoup parler ce sont les épreuves préparatoires. Les épreuves préparatoires sont... comment les décrire convenablement… Ce sont des épreuves de catégorie mondiale qui viendront ici au cours de l’année et demie qui vient; ce sont véritablement une occasion pour nous et nos partenaires de nous préparer, de voir de quoi nous sommes capables, d’étudier les technologies et tout ce que nous avons pour offrir une expérience olympique parfaite. Et l’une des premières à venir à Whistler est en février, tandis que nous accueillons les épreuves de la Coupe du monde à Whistler Creekside. C’est un élément de taille. Ces activités domineront donc l’année à venir.

Une des choses sur lesquelles nous mettons beaucoup d’effort en ce moment se rapporte aux idées et aux rêves liés au parcours de la flamme olympique. J’ai entre les mains le flambeau de Calgary. Et je me rappelle que nous regardions cela, étant enfants, nous regardions des personnes porter ce flambeau et nous pensions : « Ce serait incroyable de porter cela! » Puis j’ai reçu l’appel. J’ai reçu l’appel pour porter le flambeau dans le relai d’Athènes. Je croyais qu’ils se moquaient de moi, quand ils ont appelé. Je n’avais jamais pensé que c’était pour moi. Mais j’ai reçu l’appel et j’étais tellement heureux. Je ne pouvais pas dire un mot tellement j’étais heureux, parce que je regardais cela depuis l’âge de dix ans.

C’est étrange, mais à partir de cet appel, l’horaire était vraiment difficile. J’ai donc pris le vol de nuit pour débarquer à Montréal. Ensuite, j’ai pris un autobus jusqu’à l’hôtel de ville et on nous a remis notre équipement et des directives et on nous a dit que nous irions sur le parcours. Et à un moment donné, on vous dira de débarquer de l’autobus et le flambeau tournera le coin, et lorsqu’il sera entre vos mains, vous allez courir pendant un certain temps et savourer le moment. Et cela vous donnera un sentiment différent de celui que vous avez en ce moment. En tout honnêtement, je ne savais vraiment pas que penser. Mais nous étions à bord de cet autobus et j’ai regardé autour de moi; il y avait beaucoup de monde là-dedans. Ils étaient comme de petits enfants qui se rendent à leur première fête.

Puis c’était à moi. J’ai débarqué et je me tenais dans la rue; il y avait des milliers de personnes qui regardaient cela. Et voilà qu’il m’a été remis. Vous savez qu’il pèse deux ou trois livres, on aurait dit cinquante livres. Et les 800 mètres que je devais courir ressemblaient plutôt à huit milles et je vous jure que j’ai bien pensé être la toute première personne à porter cette flamme et que la flamme s’éteindrait. Mais je dois dire une chose, le gouverneur du Utah l’a dit le mieux lors de sa visite, « Ce n’est pas n’importe quelle feu au bout d’un bâton ». C’est l’essence même de l’esprit olympique. Lorsque vous tenez cela entre les mains, vous vous rendez compte de la responsabilité qui vous revient. Vous savez à quel point c’est important et ce que cela représente. Et tout le monde veut le tenir. Et notre responsabilité en tant que comité d’organisation est d’essayer de trouver un moyen pour le remettre entre les mains du plus grand nombre de Canadiens possible.

Dans cent vingt et un vendredis à compter de vendredi prochain, cette flamme se promènera dans les rues de Vancouver jusqu’à ce stade. Et la vie telle que nous la connaissons changera. Nous considérerons beaucoup de choses de façon différente et lorsque la flamme entrera dans le stade et que nous allumerons le flambeau, nous regarderons et nous émerveillerons devant tout ce que nous avons réalisé ensemble.

Et notre but, comme je l’ai dit, consiste à rejoindre tout le monde. Et vous le savez, nous nous disputons de la direction à prendre. Mais les discussions ne portent pas sur le choix des collectivités. Nous discutons des endroits où nous ne serons pas en mesure de passer, les endroits où nous ne serons peut-être pas en mesure de joindre; nous savons tous que la pression ressentie par l’équipe de mettre cela dans le plus grand nombre de mains possible est intense.

Cela représente donc une puissance incroyable, et c’est une façon pour toute la population de profiter de l’événement, d’estimer que ce n’est pas uniquement un événement à voir mais quelque chose qu’elle peut s’approprier. Nous avons préparé cette petite vidéo intitulée « Lights to Guide You Home » [Laissez-vous guider par la lumière] qui reflète vraiment le mieux l’esprit de cela. Et j’aimerais, pendant que vous regardez cette vidéo, que vous repassiez dans votre esprit ce que cela signifie pour vous, et que vous pensiez au bien que vous pouvez faire par la puissance de la flamme olympique. Regardons la vidéo.
[Vidéoclip]
Je crois que si je voyais cela, je courrais les 10 000 lieues consécutives sans me reposer. Nous passons maintenant de l’étude aux opérations. Le temps est venu pour le jardin de fleurir. Le temps est venu pour le projet de se lever et de bouger, de s’engager et de prendre vie. Nous traversons une période de changements. Et pour vous donner une idée de notre direction, permettez-moi de vous montrer la diapositive suivante. C’est habituellement ce que vous verriez lors d’un événement de la Coupe du monde et maintenant des Jeux olympiques. Voici la différence, et ce qui préoccupe actuellement notre équipe, c’est de créer cette atmosphère remarquable en passant de cela, qui est un exemple type des événements que nous organisons habituellement d’une année à l’autre, à une atmosphère où tous auront le sentiment d’avoir participé à l’expérience que sont les Jeux olympiques et paralympiques.

Nous passons maintenant de l’organisation et de la planification à l’expérience même. À créer ce que ce sera, à obtenir la participation d’un plus grand nombre de gens, à parler aux entreprises de ce qu’elles peuvent faire, à la collectivité, aux particuliers, aux jeunes, à propos du lancement du projet et de faire en sorte qu’il concerne chacun. Le moment est venu de commencer, de montrer ce que nous avons de mieux à offrir, de leur permettre de s’intégrer à cette chose excellente que nous faisons.

Dernièrement, Gerhard Heiberg de la Norvège nous a rendu visite et je lui ai demandé : « Quelle a été la tâche la plus difficile que vous avez dû accomplir? » Il m’a répondu : « Eh bien, j’ai dû prendre ma voiture, un jour, et me rendre d’Oslo à Lillehammer pour carrément demander à la population de la ville de garer ses voitures pendant deux semaines. » Il a ajouté : « Je ne savais pas si elle le ferait. Mais elle l’a fait. J’ai rencontré les conseillers et je leur ai dit que nous avions besoin de tous les Norvégiens dans cette équipe. Que nous avions besoin que chacun trouve le moyen d’être un joueur, de contribuer, de montrer le meilleur côté de la Norvège au monde entier. » Et il a dit : « Je suis reparti un homme heureux. Et je suis allé partout en Norvège pour demander aux gens s’ils ne faisaient rien d’autre, de devenir un citoyen souriant, heureux, invitant pendant 16 jours, que ce serait un don au pays. Et ils l’ont fait. Et le souvenir qu’ont les gens de la Norvège le reflète. » Il a demandé aux gens de se joindre à l’équipe, de jouer un rôle, de faire quelque chose.

Alors, nous avons une ville formidable et un pays remarquable. Mais nous devons viser à rendre le tout encore meilleur. Être une ville plus vivable, une région plus vivable, une communauté plus hospitalière lorsque le monde sera à ses portes. Être plus généreux, plus heureux, plus accueillants. Trouver de nouvelles façons d’éclairer l’endroit pour les gens qui viendront, ce que nous pouvons ne pas faire d’habitude. Engager tous les citoyens. Que tous les citoyens disent : « J’ai fait quelque chose. » Qu’à la fin des Jeux, ils puissent dire : « Bon, c’est fini et j’ai fait ma part. » Afin que chaque personne puisse être un ami et un copropriétaire des Jeux, jouer un rôle quelconque. N’importe lequel.

Au cours de l’année qui vient, vous nous entendrez parler de s’engager à des choses comme l’accueil, être prêt à ouvrir votre foyer et à accueillir des gens du monde entier, de faire partie de la solution en matière de transport, peut-être garer votre voiture et prendre l’autobus. Il est possible que nous vous demandions de repenser votre journée de travail, à savoir s’il vous serait possible de commencer tôt et de finir tôt, de commencer tard et de finir tard. Simplement de trouver un moyen pour faire en sorte que la ville fonctionne de son mieux au cours de cette période afin que tous puissent en profiter. Ce travail nous incombe à tous.

Lorsque les Jeux olympiques se sont terminés à Lillehammer, Gerhard Heiberg s’est attribué… -- il y avait beaucoup d’honneur dans ce qu’ils ont fait, parce qu’ils étaient petits. Et il a été invité à donner une tournée de conférences en Amérique du Nord pour parler de leur succès, et le voilà parti. Il s’est adressé à bien des publics comme celui-ci et à la fin de chaque présentation, il y avait une période de questions. Il s’est rendu dans une université aux États-Unis, où quelques milliers de personnes se sont rendues. Il a donné sa conférence et tout le monde était très heureux d’entendre ce qu’il avait à dire. Puis, il a commencé la période de questions. Un gars a levé la main et il lui a dit de poser sa question. L’homme a répondu : « Je n’ai pas vraiment de question, mais plutôt un commentaire. » Il a précisé : « J’étais là. Je l’ai vu moi-même, et c’était tout simplement remarquable. Vous avez pensé à absolument tout. » Et M. Heiberg a dit : « Donnez-moi donc un exemple. » Et il a répondu : « Eh bien, ça m’a vraiment frappé, au cours de notre séjour à Lillehammer, qu’il n’y avait pas assez de chambres d’hôtel et de places dans les restaurants, alors vous avez improvisé. Vous avez installé ces tentes et il y avait beaucoup d’endroits où les gens pouvaient célébrer. » Et il a ajouté : « Mais la chose que j’ai remarqué, c’est qu’il n’y avait pas suffisamment de toilettes portatives. Et en retournant à mes aménagements chaque soir, je pouvais voir les points jaunes dans la neige. Mais le matin, lorsque je me levais pour me rendre à un site, les points jaunes étaient partis. » Il a affirmé : « Quelqu’un s’est occupé de ces points jaunes. » Et M. Heiberg a répliqué : « Eh bien, je suis vraiment très heureux d’entendre dire cela. Mais ce n’était pas un membre de mon équipe. »

Ils n’en avaient pas le budget, et nous non plus. Mais quelqu’un à Lillehammer s’en est chargé. Quelqu’un s’est levé tous les matins, est sorti avec un récipient et s’est débarrassé de ces points jaunes parce que ça paraissait mal. Et à ce jour, personne ne sait qui est l’ennemi des points jaunes. Mais quelle histoire extraordinaire.

Et il y a un moyen pour que chacun fasse quelque chose. Et ce n’est pas nécessaire que nous soyons tous au courant. Mais il est possible de contribuer à ce projet et de vous démarquer. Je me trouvais à Calgary, il y a deux ou trois semaines, à un événement semblable à celui-ci. Et à la fin de l’événement, il y a eu une surprise. Je ne le savais pas, mais on m’a demandé de m’asseoir dans la première rangée et un cow-boy est monté sur scène. Il y avait là un piano à queue et un énorme système de son et des haut parleurs. Il s’est assis au piano, chapeau de cow-boy sur la tête, et d’autres musiciens l’accompagnaient. Il avait écrit une chanson appelée « My Canada » (Mon Canada). Et j’ai écouté cet homme; il avait affiché les mots à l’écran et s’est mis à chanter. La chanson a duré de quatre à cinq minutes, et j’avais les larmes aux yeux en regardant cet homme. Vous savez quoi? Premièrement, je n’avais pas le cœur à lui dire qu’il ne participerait pas à ce que nous faisions. Voici un homme qui a travaillé fort, pendant un an, chez lui, à créer cette chanson. Et il a écrit cette chanson, « My Canada ». Et c’est son rêve de la voir cadrer, de pouvoir venir ici, pour faire partie du spectacle, d’une certaine façon. Combien d’hommes, de femmes et d’enfants y a-t-il comme lui? Et pourquoi ne peuvent-ils pas tous rêver et trouver un moyen de faire partie de cela d’une façon quelconque?

C’est l’histoire de notre projet. C’est ce que nous devons tenter de faire pour que le rêve de chacun se réalise. Mais ce ne sera possible que si nous prenons chacun notre tour au bâton. Tout le monde doit faire partie de la solution. C’est votre Canada. Ce sont vos Jeux olympiques. C’est votre rêve. Votre Canada; votre rêve [en français]. Le voyage a commencé. Ce sont vos Jeux. Et en partant, aujourd’hui, posez-vous la question : Qu’êtes-vous prêts à faire? Et que vous nous le dites ou non, s’il-vous-plaît, faites quelque chose. Décidez de la part que vous prendrez afin qu’à la fin des Jeux, il n’y ait personne qui vous rencontre dans cinq ans pour vous demander : « Qu’avez-vous fait? » et que vous n’ayez pas de bonne réponse à donner. Vous voulez pouvoir dire : « Mon doux, c’était un de ces moments où tout le pays a trouvé le moyen de se démarquer et de faire quelque chose en même temps. »

C’est la construction d’un pays, alors que nous décidons tous que c’est assez important, et ce l’est. Nous construisons le pays. Le monde nous regardera. Nous avons ce qu’il faut pour faire de grandes choses. Je vous remercie infiniment de m’avoir donné l’occasion de m’adresser à vous encore une fois.
[Applaudissements]
Merci.
 
 
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