Vancouver 2010
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Transcription de l'allocution de John Furlong à la Chambre de commerce de Vancouver (25 octobre 2006)

Merci Jack. Merci beaucoup, quelle belle présentation. Je pense que vous devriez revenir et prononcer le reste du discours à ma place! Bon après-midi à tous. En venant ici aujourd’hui pour remplir la salle et nous faire preuve de votre intérêt et de votre engagement extraordinaires envers ce que nous tentons d’accomplir, vous nous faites un grand honneur. J’ai beaucoup de choses à aborder, donc je commence tout de suite et comme l’a fait Jack, j’aimerais remercier l’équipe qui travaille à ce projet. Plusieurs des membres de l’équipe sont dans la salle, mais la plupart d’entre eux sont au bureau et s’affairent au travail. Tous les jours, ils donnent tout ce qu'ils ont à ce projet. Je suis extrêmement fier de chacun d'eux. J'aimerais aussi remercier notre président et les directeurs, d’ailleurs je crois qu’un bon nombre d’entre eux sont avec nous cet après midi. Avec Jack, on retrouve Rusty Goepel, Charmaine Crooks, Jim Godfrey et d’autres. Je m’excuse si j’oublie de mentionner quelqu'un. Il s’agit là d’un conseil « qui n’a pas peur de se relever ses manches » et qui travaille inlassablement pour guider, influencer, encourager et encadrer l'organisation en vue d'atteindre le succès que nous nous devons d'avoir. Chers partenaires, certains sont dans la salle, nous vous remercions tous. J’aimerais remercier spécialement Bell Canada, aussi engagée que nous pour construire un Canada plus fort, pour tout ce qu’elle a fait et pour tout ce qu’elle fait pour aider à ce que le projet soit un succès. J’aimerais mentionner les deux ministres olympiques, le ministre Hansen et le ministre Emerson, pour vous dire que – de continuer sans les nommer serait une erreur. Ces deux hommes ont foulé chaque pied carré de nos sites. Ils croient profondément en ce que nous tentons d’accomplir. Et quand nous leur parlons, nous leur parlons d’idées. Nous leur parlons de la voie à prendre… des choses que nous devons accomplir ensemble. Notre relation est très productive et très positive et nous en sommes très reconnaissants. Nous sommes très reconnaissants envers chacun des commanditaires et des partenaires qui se sont joints à notre projet. Et je remercie le Board of Trade et chaque personne présente dans la salle qui a donné quelque chose, que ce soit un mot d’encouragement, une lettre, tout ce que vous avez fait pour aider à ce que ce projet soit un projet merveilleux. Nous vous sommes très, très reconnaissants.

Cela fait un peu plus que trois ans que l'on nous a accordé les Jeux et il reste un peu plus de trois avant l’ouverture. Je crois qu’il est juste de dire que nous sommes là où nous croyons qu’il faut être en ce moment. La construction respecte les échéances et le budget. Et notre plan de mesures d'urgence en matière de construction est bien établi et en place afin de protéger le projet. Nous recevons un appui national solide de partout au Canada. Nous maîtrisons bien nos dépenses. La planification avance bien dans tous les domaines. Au cours de l’année précédente, nous nous sommes concentrés, comme vous pouvez vous y attendre, sur la gestion des risques, le contrôle et la prise de décisions de qualité. Cela n’a pas toujours été facile. Au même moment l’année prochaine, il restera environ 1 000 jours avant l’arrivée de la flamme et le début de la vraie fièvre.

J’aimerais maintenant m'attarder, pendant quelques secondes, à un autre thème. Vous savez que les Jeux seront regardés pour la plus grande partie à la télévision. Environ trois milliards de personnes, nous dit-on, regarderont ce qui se passera ici, en Colombie-Britannique et au Canada en 2010. Ils regarderont les Jeux grâce aux cérémonies, aux programmes culturels, aux événements, aux sports et nous tenterons de raconter une histoire... une histoire qui suscitera des émotions, de l’admiration, de la fierté et de grandes sensations. Ce sera une histoire à propos de notre pays, de notre province et de nos collectivités. Ce sera une histoire sur nous. La chaîne NBC est le plus grand diffuseur de la famille olympique. Et tout juste avant l’ouverture des Jeux olympiques à Turin, NBC a débuté sa diffusion en racontant au monde une histoire sur Turin. J’aimerais que vous regardiez cette vidéo et que vous imaginiez ce que la chaîne aura à dire à propos de nous en 2010.

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Donc ne voilà que quatre minutes parmi des milliers et des milliers d’heures de couverture qui ont été diffusées partout au monde par les chaînes de télévision. Jean Claude Killy, qui était président de la Commission pour Turin, nous a dit à Vancouver il y a quelques mois, que finalement, les Jeux seront jugés sur deux aspects : 1) la façon dont vous traiterez les athlètes et 2) ce que les gens verront à la télévision. Et il est important que nous reconnaissions que c’est de cette façon que le monde s’intéressera à ce qui se passe ici et que nous nous devons d’être bons et solides et de raconter une histoire positive.

L’an passé, je vous ai dit que comme organisme, nous faisions face à de nombreux défis. Nous vous avons fait part de l’image de la route qui se présentait devant nous et de ce que nous devions faire dans le cadre de notre programme de construction. Aujourd’hui, je suis de nouveau devant vous pour vous dire que nous respectons nos échéances et notre budget. Nous sommes entièrement financés pour construire nos sites. Nous avons reçu la somme de 110 millions de dollars que nous avions demandée au gouvernement du Canada et au gouvernement de la Colombie-Britannique pour nous permettre de terminer le programme. Nos partenaires nous ont fait confiance et nous ont appuyés et en leur nom, nous construirons ces sites pour un coût inférieur à celui prévu au budget, comme nous nous devons de le faire. Quand la neige arrivera dans quelques semaines, nous aurons dépassé la marque de mi-parcours du programme de construction. Notre but de terminer tôt sera atteint pour que les athlètes puissent se rassembler ici lorsque nous avons promis qu'ils le pourraient. Dans deux semaines, nous annoncerons la fin de la construction de notre premier site. Et non, je ne vous dis pas duquel il s’agit! Vous devrez attendre. Mais, nous aurons terminé un site pour que les athlètes de ce sport puissent commencer à s'entraîner et à se préparer pour 2010. J’aimerais bien que vous m’accompagniez pour une marche dans la vallée Callaghan pour que je puisse vous montrer la splendeur de la région et le travail qui a été accompli pour créer cette scène parfaite pour la tenue des Jeux. J’y suis allé récemment, j’y ai rencontré les équipes et j’ai été témoin de la façon dont le travail évolue. Si vous pouviez y être et voir les sentiers et le magnifique décor, vous aussi seriez convaincus que chaque personne qui marchera dans la vallée pour assister à ces événements en 2010 fera une expérience extraordinaire.

Au Centre de sport de glisse de Whistler, Blackcomb Mountain, on s’affaire à construire le centre. Ce site, bien sûr, est un des sites dont on a le plus parlés. C’est un site complexe. Sa construction est également à moitié terminée. Une des caractéristiques uniques de ce qui s’y déroule est cette équipe d’hommes qui est venue du Labrador pour aider à le construire. Il s'agit des meilleurs travailleurs au monde pour ce genre de construction. Ils sont là. Ils sont très emballés par ce qu'ils font. Ils aiment beaucoup travailler pour les Jeux et ce projet est en très bonne forme grâce à eux; nous en sommes très fiers. Nos partenaires construisent les deux villages : le Village olympique de False Creek et le Village olympique et paralympique de Whistler. Avec ces deux villages, on laissera un héritage d'hébergement extraordinaire, y compris un établissement de 250 logements sociaux, ici, à Vancouver. À Whistler, 90 pour cent de l’hébergement sera abordable et on y retrouvera un centre que pourront utiliser les athlètes qui viennent à Whistler pour s'entraîner sans avoir à se soucier des coûts après les Jeux.

Le COVAN a deux mandats particuliers. De un, notre travail est de terminer ces sites à temps et à un prix inférieur aux prévisions budgétaires. De deux, nous devons tenir les Jeux et trouver l’argent pour tenir les Jeux. Voilà maintenant notre point de mire principal. Les sites sont financés par le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Colombie-Britannique, tandis que l’exploitation des Jeux est financée entièrement par le secteur privé.

Évidemment, pour un organisme comme le nôtre, il faut trouver beaucoup d'argent. Nous aurons besoin de revenus d’environ 1,7 milliard de dollars pour présenter les Jeux. Nos collectes de fonds vont bon train. Nous avons de l’avance sur nos prévisions budgétaires qui datent de 2002 et qui s’élevaient à 450 millions de dollars. Nous avons déjà dépassé la marque de 550 millions de dollars et nous espérons trouver environ 700 millions d’ici les Jeux. L’objectif qui visait à trouver 100 millions de dollars en 2006 sera atteint et on annoncera bientôt de nouveaux partenaires. Nous sommes appuyés par de grandes entreprises et de petites entreprises. Aujourd’hui, ici même, je suis heureux de vous présenter neuf nouveaux partenaires qui se sont joints à nous; neuf nouveaux détenteurs de licence. Il s’agit d’entreprises qui vendront de la marchandise variée portant les marques olympiques. Les entreprises de la Colombie-Britannique sont Aritzia, Kootenay Knitting Company, Panabo, Please Mum et Wilson. Et d’ailleurs au pays, on retrouve Filmar, New Era, Paris Gloves et Trimark. Si vous pouviez vous levez… Voici nos nouveaux partenaires. Beaucoup, beaucoup d’autres petites entreprises pourront se joindre de la même façon au Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver.

Et maintenant, j'aimerais parler un peu au sujet de notre planification. L’année a été difficile, mais extrêmement productive. Nous nous sommes beaucoup concentrés et je sais que vous nous avez beaucoup regardés. L’atmosphère, au sein du Comité d’organisation, est très intense. Nous avons dû contempler, et nous le faisons toujours, les choses sous un angle différent. Nous recherchons des façons créatives de résoudre les problèmes et nous avons dû prendre beaucoup de décisions difficiles et importantes en raison de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Vous savez tous que nous avons négocié, avec la Fédération internationale de hockey sur glace, que nous jouerions les parties olympiques sur des patinoires plus petites, des patinoires de la taille de celles utilisées dans la LNH. Cela a réduit la complexité de notre programme, nous a fait économiser de l'argent et a tout simplement amélioré notre projet. Je vous laisse le soin de juger des répercussions que cela aura sur notre équipe canadienne aux Jeux. Nous avons également apporté des changements afin de déplacer les événements paralympiques à Vancouver et cela a été, je crois, quelque chose qui vous a tous un peu pris par surprise. Nous avons apporté ce changement pour un certain nombre de raisons. Nous avons réduit la complexité. Nous avons réduit le nombre de sites que nous avions à construire. Nous avons également pu rapprocher la Ville de Vancouver et les Jeux paralympiques et nous espérons exposer les élèves de Vancouver et les autres à ces événements. Nous croyons que l'épreuve de hockey sur luge paralympique et les épreuves de curling en fauteuil roulant qui auront lieu à Vancouver seront présentées à guichet fermé, tout comme le seront les épreuves présentées à Whistler.

Vous nous avez entendus parler de l’idée du bateau de croisière. Cette idée n’a pas été mise aux oubliettes. Notre but était d’offrir de l’hébergement de classe mondiale dans le corridor Sea-to-Sky afin de composer avec ce que nous croyons sera une grande demande. Nous ne sommes pas encore certains de qui séjournera sur ce bateau. Il pourrait s’agir des médias, ou encore que de quelques médias. D'autres groupes pourraient aussi y séjourner.

La durabilité est un élément de pensée motivateur au sein du Comité d'organisation. Nous tentons constamment de penser à ce que les autres surveillent. Sommes-nous responsables? Faisons-nous la bonne chose? Tentons-nous d’engager tous les secteurs de la collectivité? Et nous faisons de notre mieux. Nous faisons tout ce que nous pouvons et si vous veniez nous rendre visite à nos bureaux, vous y trouveriez, au premier étage, une petite entreprise exploitée par un organisme qui s'appelle « Cooks Studio » qui est une toute petite entreprise du côté est du centre-ville de Vancouver. Elle a embauché des personnes sous-employées, les a trouvées dans la rue, les a formées pour devenir chefs et a mis sur pied cette entreprise. Nous avons conclu une entente avec elle pour qu’elle vienne offrir des services alimentaires aux centaines et éventuellement aux milliers de personnes qui travailleront depuis le bureau principal et nous en sommes très fiers. Une des statistiques dont nous sommes le plus fiers est le fait que nous avons été capables d’embaucher des sous-traitants des Premières nations pour la construction de sites. Ils nous ont offert un avantage net. La qualité du travail est superbe. Les projets sur lesquels ils travaillent devancent les échéances. Et le taux de chômage des bandes Mount Currie et Lil’wat est donc passé de 83 pour cent à environ 25 pour cent. Visiblement, il s’agit une réalisation fantastique dont nous sommes très heureux.

Vous savez, nous sommes responsables de la tenue des Jeux, des revenus, du transport, de la logistique, de tenir toutes nos promesses et de faire tout ce que nous devons faire au moment des Jeux pour tenir cette promesse. C'est beaucoup de pression. Et les Canadiens et les Canadiennes jugeront les Jeux de par ce que feront nos athlètes. Ils allumeront leur téléviseur et ils voudront voir des médailles. Ils voudront entendre et réentendre les paroles du « Ô Canada ». Et ils voudront voir les athlètes canadiens terminer premiers, deuxièmes et troisièmes. C’est pour nous aider à atteindre ce but que le programme À nous le podium a été lancé. Ce programme vise à rapprocher la science du sport, à passer d’une culture de participation à une culture de victoire. Je vais vous présenter une courte vidéo sur un athlète de skeleton. Une des choses que nous avons été en mesure de faire pour les athlètes du programme de skeleton a été de leur offrir des essais en soufflerie. Il s’agit là d’une façon pour eux d’améliorer l'aérodynamique de la luge, la façon dont ils y prennent place et la façon dont ils descendent la montagne. Et par ces efforts, on ne tente pas d'essayer d'obtenir un pouce de plus, mais plutôt un centième de pouce de plus, un tout petit peu plus. Ces athlètes sont déjà parmi les meilleurs au monde. Nous espérons qu’avec le programme À nous le podium, nous pourrons les lancer au sommet du monde. Voilà le premier projet. Le deuxième projet dont nous sommes fiers est celui destiné à nos skieurs. Par le passé, nos skieurs devaient se rendre, en été, en Argentine ou en Suisse pour s'entraîner. Et lorsque vous êtes en Europe et en Amérique du Sud, il est très difficile de se rendre en tête de ligne. Tout cela est très coûteux et très difficile pour eux. Donc, ce que nous avons tenté de faire est de travailler avec l’Association de développement olympique de Calgary et le Comité olympique canadien et nous avons aidé à lancer un programme qui s’appelle « Camp Greene at Farnham Glacier ». C’est le Camp Greene que vous voyez ici sur la photo. Et là, ce sont les tentes dans lesquelles les athlètes séjournent. L’hébergement est bien. Ils se rendent à cet endroit pendant l’été et un certain nombre de disciplines peut s’y entraîner. Et c’est de cette façon que le programme de ski évoluera au cours des quelques années à venir. C'est ainsi que les athlètes tenteront d'obtenir un avantage, de faire en sorte que dans un sport qu’ils ont déjà dominé, ils puissent de nouveau dominer et obtenir les résultats que nous espérons. Les athlètes sont très emballés par ce programme. Il a beaucoup facilité les choses et il est beaucoup moins coûteux. Et les athlètes sont la principale priorité à cet endroit. Donc le programme À nous le podium est très, très important.

Vous savez, notre histoire sera celle du Canada présenté par les Britanno-colombiens et par une équipe de personnes qui se sont rassemblées de partout au pays et au monde. La vidéo que je vais maintenant vous présenter va droit au cœur de notre vision. Je crois qu’elle le dit beaucoup mieux que les mots que je pourrais employer. Elle porte sur les merveilles de la Colombie-Britannique, du Canada, de Vancouver, de Whistler et de Richmond. Elle parle du pouvoir humain des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques. Elle parle des talents et des possibilités, des jeunes, de la diversité et du pouvoir d’une seule personne. Vous vous demanderez peut-être en la regardant ce que vous êtes prêt à faire, ce que vous êtes prêt à contribuer.

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Et l’avenir maintenant. Au cours des quelques prochaines semaines, nous présenterons la proposition de notre plan d’affaires à notre conseil d’administration qui le passera en revue. Peu de temps après, le plan sera présenté à nos partenaires, puis au CIO. Et au tout début de l’année prochaine, le plan sera rendu public et vous verrez exactement comment les Jeux sont encadrés et quelles sont les choses auxquelles nous nous seront engagés. Au cours de l'année, nous commencerons à engager la communauté des affaires dans plusieurs domaines, entre autres, nous vous demanderons d'examiner vos programmes internes qui permettront aux gens d'être libres pour se porter bénévoles pendant les Jeux. Nous vous parlerons de la possibilité de nous faire des prêts de service pour permettre à votre personnel de faire l'extraordinaire expérience des Jeux, ce qui nous aiderait et vous aiderait tout aussi. Notre programme de bénévoles sera presque prêt à ce moment-ci l'an prochain et notre programme de billets sera également terminé.

Nous parlons beaucoup au sujet des billets. L’autre jour, tandis que je me promenais au Pacific Centre Mall, une dame et sa fille de 10 ans m'ont approché. La dame a regardé sa fille et lui a dit « Dis à monsieur Furlong ce que tu fais ». Et cette petite fille m’a regardé droit dans les yeux et a commencé à me raconter qu’elle faisait un album de découpures sur les Jeux depuis maintenant trois ans et qu'il est épais comme ça. Elle découpe tout ce qu'elle trouve dans les journaux et compile cette merveilleuse histoire qu’elle souhaite garder pour toujours. Et en plus, elle économise chaque sou qu’elle trouve. Elle tond le gazon, elle fait la vaisselle, et ramasse tous les sous qu'elle peut trouver parce que dans son cœur, elle souhaite assister à chaque sport au moins une fois. Et c'est comme ça que les jeunes regardent les Jeux. C'est pour cela qu'il faut absolument que nous réussissions et c'est pour cela que nous devons faire en sorte qu'il soit possible pour tous d'entrer dans ce que nous faisons. À ce moment-ci l'an prochain, on se préparera pour tester les événements et le plan du parcours de la flamme olympique. Ce plan comprendra le pays au complet et la province entière sera presque prête. Notre équipe aura passé des 275 employés que nous comptons aujourd’hui à 485. Nous vous aurons présenté la mascotte ou les mascottes et le programme des sites sera en grande partie terminé. Les athlètes de ce pays se rendront sur la côte Ouest pour commencer à se préparer pour tenter que le Canada se retrouve en tête des nations en 2010. Tout le monde devrait avoir une expérience avec les Jeux, que ce soit en affaires, peu importe ce qu’il fait dans la province. Je me rappelle ce que le premier ministre nous a dit au début... il y a cinq ou six ans... il est essentiel que chaque Britanno-Colombien fasse l'expérience des Jeux. Donc comme comité d'organisation, nous voulons lancer et entretenir un dialogue au sujet des enfants, des écoles, des universités, des entreprises, des collectivités, des clubs, des églises, peu importe. Tout le monde. Nous devons parler des façons dont les gens pourront s’engager, s’attacher et jouir totalement de cette expérience tandis que nous avançons vers 2010. Alors voilà le travail qui nous attend cette année.

Il faut que je vous raconte quelque chose que j’ai trouvé profondément touchant. Nous avons fait une visite dans le Nord de la province, tout juste après la présentation de l'année passée. Nous avons commencé à Prince Rupert et nous nous sommes déplacés en voiture dans toutes les collectivités du Nord. Nous avons visité de petits villages, des collectivités des Premières nations et des villes plus grandes. Nous avons parlé devant des chambres économiques, des groupes communautaires et des conseils municipaux. Et je dois vous dire que depuis le Nord, à un millier de milles de la porte de cette ville, tout le monde a un plan pour 2010; tout le monde a une stratégie pour 2010; tout le monde a un comité pour 2010. Et les gens de partout dans la province rêvent sur les façons de participer, sur la façon dont leurs enfants pourraient participer aux cérémonies ou aux programmes culturels. Et c'est exactement ce qu'un comité d'organisation comme le nôtre rêve d'avoir; nous voulons que tout le monde participe. Donc, nous avons été très emballés de voir cela et, bien sûr, cela nous a encore rappelé jusqu'à quel point nous devons être bons dans le travail que nous faisons. Après les Jeux olympiques de Turin, nous nous sommes rendus à Terre-Neuve d’où nous sommes partis pour parcourir le pays afin de parler dans chaque province au sujet du pouvoir des Jeux. Et le pays venait de nous voir bien faire à Turin. À Terre-Neuve, où est né Brad Gushue qui a remporté la médaille d’or du Canada en curling, l’atmosphère olympique était plus qu’incroyable, ils changeaient le nom des centres commerciaux et des écoles et des autoroutes pour le remplacer par celui de Brad Gushue. Ils parlaient de l’Autoroute de la médaille d’or! Donc les Jeux ont leur façon à eux de capturer l’esprit des gens. Il faut donc s’assurer que les Jeux ont cet impact partout au Canada, dans chaque foyer. Et comme nous le disons depuis cinq ans, s’il faut que nous transmettions le message olympique à chaque Canadien un à la fois, et bien c’est ce que nous ferons. Les Jeux appartiennent à chacun de nous et tout se déroule pour qu'il s'agisse d'un événement spectaculaire.

Vous savez, je me demande souvent ce que l'histoire dira de nous. Vous savez, les Jeux, c’est une histoire de sport et d’athlètes. Mais il s’agit aussi de déclencher le meilleur de chacun, de laisser sortir l’étoile, le héros qui sommeille en chacun de nous. Il s’agit d’un pays qui se montre à la hauteur... vraiment à la hauteur. Nous pouvons tous être meilleurs, nous pouvons tous mieux faire. Samedi dernier, j'étais à Kelowna pour parler à un organisme qui s’appelle « Celebrate Canada ». Le seul objectif de cet organisme est de célébrer la bonne fortune que l’on retrouve au Canada. C’est un événement fantastique. Et en me rendant à l’aéroport, je réfléchissais à ce que j’avais entendu à cette réunion et un homme, d'environ 80 ans, est venu s'asseoir à côté de moi. Et je vous répète exactement ce qu'il m'a dit : « Vous êtes l’homme des Olympiques ». Et je lui ai répondu : «Oui, c’est moi. J’espère que c’est une bonne chose. » Et il a dit : «John, cette génération de Britanno-colombiens sera mesurée par le succès de votre comité ».

Nous sommes sur le point de voir jusqu’à quel point nous sommes bons et jusqu’à quel point nous pouvons être bons. Nous sommes sur le point de découvrir qu’au Canada, en Colombie-Britannique et dans nos collectivités, que tout, absolument tout ce que nous voulons faire est possible si nous le voulons assez. Ce sera notre tour, ce sera votre tour.

Merci.
 
 
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