Transcription de l’allocution de John Furlong à la Chambre de commerce de Vancouver (18 novembre 2005)
Bon après-midi à tous et merci
d’être venus aujourd’hui
partager ce temps avec nous. Nous sommes très heureux de
nous présenter à nouveau devant la Chambre de
commerce que j’aimerais remercier de cette occasion
qu’elle nous offre de nous adresser directement
à la collectivité. J’aimerais
également saluer la présence des directeurs
du COVAN qui collaborent très activement au projet que
nous tentons d’orienter dans la bonne direction.
Plusieurs d’entre eux sont des amis qui nous ont
aidés, d’une façon ou
d’une autre, à atteindre nos objectifs et
qui, jour après jour, nous ont
préservés des erreurs et ont
veillé sur nos intérêts, parfois
même sans que nous en ayons conscience.
J’aimerais aussi exprimer ma reconnaissance aux
membres de mon équipe, à mes
collègues que Justin a mentionnés. Nous
disposons d’une excellente équipe de gens
très dévoués à leur
travail et j’aimerais aussi rendre hommage aux hommes
et aux femmes des sports de la collectivité, car ils
sont la raison même pour laquelle nous sommes tous des
participants.
Mon rôle aujourd’hui consiste
à vous donner un aperçu de
l’état du projet. Vous apprendrez du nouveau
sur le déroulement et sur les défis, ainsi
que sur ce que l’avenir nous réserve. Je
devrai procéder à un rythme
accéléré afin de couvrir le sujet
le plus complètement possible.
En bref, il reste 1 539 jours avant les cérémonies d’ouverture qui se tiendront le 12 février 2010. C’est la date butoir et les jours qui restent sont un rappel quotidien qui nous nargue en rentrant au travail le matin. Il reste une journée de moins et le projet avance à une vitesse fulgurante. Il reste soixante-dix-sept jours avant Turin. Et Turin revêt une importance particulière pour nous, car ce seront les derniers jeux olympiques et paralympiques d’hiver avant Vancouver 2010. Notre équipe s’y rendra donc pour retirer le plus possible de connaissances de cette expérience.
En bref, il reste 1 539 jours avant les cérémonies d’ouverture qui se tiendront le 12 février 2010. C’est la date butoir et les jours qui restent sont un rappel quotidien qui nous nargue en rentrant au travail le matin. Il reste une journée de moins et le projet avance à une vitesse fulgurante. Il reste soixante-dix-sept jours avant Turin. Et Turin revêt une importance particulière pour nous, car ce seront les derniers jeux olympiques et paralympiques d’hiver avant Vancouver 2010. Notre équipe s’y rendra donc pour retirer le plus possible de connaissances de cette expérience.
L’an dernier à pareille date, notre
équipe était assez restreinte. Nous sommes
maintenant 150. Nous provenons de dix pays et nous parlons une
vingtaine langues, si bien que nous sommes devenus une
équipe vraiment internationale. La plupart sont des
Canadiens d’origines diverses ou dont les familles sont
venues d’ailleurs dans le monde. Nous avons donc une
équipe vraiment internationale, ce qui est absolument
nécessaire pour nous acquitter efficacement de nos
tâches.
À pareille date l’an prochain, nous
seront passés de 150 à 300 et
l’équipe continuera de grandir rapidement
jusqu’en 2010, alors qu’elle atteindra 1
200 membres à plein temps, 3 000 à temps
partiel et quelque 20 000 à 25 000
bénévoles pour le déroulement des
jeux, auxquels s’ajouteront quelque 10 000
bénévoles pour les
cérémonies d’ouverture et de
clôture. Nous serons l’une des plus grandes
entreprises au pays lorsque nous arriverons en 2010. Nous devons
donc être plutôt qualifiés pour
nos emplois.
Un phénomène intéressant
s’est produit cette année : nous avons
consacré beaucoup de temps à
préparer le terrain pour nous doter d’une
excellente équipe, d’une équipe
parfaite. L’un de nos objectifs était de
nous assurer de garder ensemble l’équipe et
ses partenaires jusqu’en 2010. Souvent les
comités organisateurs sont
disséminés dans toute
l’organisation, ce qui est dur pour le moral et ce qui
rend difficile la préservation de la culture. Nous avons
consacré beaucoup de temps à la culture,
à l’importance d’être
une vraie équipe, une équipe
modèle qui mérite
d’être soutenue par la
collectivité. Comme vous le savez, nous avons
recruté des gens fantastiques.
Une des choses que nous faisons, incidemment, c’est
cet immeuble neuf que vous apercevez à
l’écran. Nous avons trouvé cet
édifice grâce à la
coopération et à la bonne volonté
de la ville de Vancouver. Il est rattaché à
un autre immeuble. Tous nos partenaires et le comité
organisateur vont déménager dans cet immeuble
qui est situé près du croisement des routes
First et Boundary. Nous allons construire une cité
olympique complète sur ce site. Cet immeuble deviendra
un icône formidable. Il abritera les sept partenaires,
les deux gouvernements principaux, la ville de Vancouver, Whistler,
Richmond, le Comité olympique canadien, le
Comité paralympique, la GRC et ceux qui deviendront nos
partenaires d’ici aux Jeux. Ce sera un lieu
très stimulant. L’immeuble peut se voir de
très loin. Nous en sommes très fiers. Nous
travaillons actuellement à le rénover et
à l’aménager pour nous y
installer au début du printemps.
Une de nos préoccupations constantes et qui occupe
beaucoup de notre temps, ce sont les valeurs que nous avons
adoptées pour le comité organisateur. Vous
connaissez bien l’importance que les entreprises
accordent aux valeurs. Pour notre part, nous avons passé
beaucoup de temps à réfléchir
à ce que celles du COVAN devaient être si
nous voulons avoir du succès, si nous voulons
être extraordinaires. Ces valeurs, les voici : travail
d’équipe, confiance, excellence,
durabilité et créativité.
Lorsqu’un nouveau membre se joint à notre
équipe, nous lui faisons subir
l’épreuve des valeurs. Nous devons nous
assurer que toutes les personnes qui participent à cette
initiative ont l’esprit, le coeur et la
capacité qu’il faut pour survivre dans un
environnement frénétique et très
exigeant. Nous sommes donc déterminés
à établir cette culture, car nous savons
qu’en fin de compte, si nous ne sommes pas une
organisation exceptionnelle, nous aurons beaucoup de
difficulté à conserver l’appui de
la collectivité au long du processus.
Pourquoi ces valeurs? C’est simple,
c’est pour le travail d’équipe.
Il faut absolument que notre équipe soit excellente. Nos
voix doivent chanter à l’unisson et nous
devons travailler main dans la main. Nous consacrons beaucoup de
temps aux répétitions. Le travail
d’équipe n’est pas toujours
facile à définir, mais on le
reconnaît lorsqu’on le voit et, pour notre
organisation, il s’agit d’une
idée fixe. Ce que nous tentons d’accomplir,
c’est d’y arriver assez bien pour que
d’autres veulent se joindre à nous.
Aujourd’hui nous considérons que tous nos
partenaires sont des membres de l’équipe. Il
ne s’agit pas d’un groupe
élitiste d’organisateurs
d’événements dans un immeuble de
Vancouver, mais d’une équipe à
former qui, nous l’espérons, rejoindra le
pays tout entier. Tout le monde se sentira partie prenante de
l’ensemble et participant à part
entière.
La confiance. Pour que nous puissions être
perçus comme un des meilleurs comités
organisateurs de tous les temps, les gens doivent avoir foi en
nous, ils doivent nous faire confiance, ils doivent nous
considérer intègres, ils doivent croire que
nous disons la vérité, que nous la soutenons,
que nous savons reconnaître nos erreurs et que nous
ferons tout en notre pouvoir pour les corriger le cas
échéant. La confiance est donc un aspect
très important de nos valeurs.
L’excellence. Comme le projet exige de toute
évidence que nous excellions, nous relevons la barre
dans bien des domaines. Nous devons réussir tout ce que
nous entreprenons. Il n’y a pas de place dans ce projet
pour la médiocrité. Il n’y a pas
de place pour les erreurs coûteuses dans ce projet. Nous
devons être très bons. Notre
équipe est donc très concentrée
sur chaque petit détail et elle vérifie
encore et encore en se demandant : « Est-ce vraiment ce
que nous pouvons faire de mieux? » Nous recherchons la
perfection pour que le projet atteigne les attentes que nourrit le
monde à l’endroit du Canada.
Vient ensuite la créativité. La
créativité est le domaine où nous
pouvons détenir un avantage réel par rapport
à ce qui s’est produit avant nous. Elle
consiste à jeter un regard neuf dans une optique
nouvelle et créatrice et à se demander :
« Pouvons-nous présenter cette chose
différemment? D’une façon plus
efficace? D’une façon plus spectaculaire?
Pouvons-nous relever la barre en faisant preuve
d’originalité et d’esprit
d’innovation? » Les Canadiens, comme nous le
savons, sont fiers des innovations et, conséquemment, la
créativité est très importante
pour eux. Nous avons d’énormes montagnes
à gravir, d’immenses défis
à relever et il faut que notre équipe les
contemple en se demandant : « Comment diable y
arriverons-nous? Que devons-nous faire qui n’a pas
encore été imaginé pour
résoudre ce problème particulier?
»
Et finalement la durabilité. La durabilité
s’applique pour nous à trois domaines. Il y
a évidemment, dans l’organisation des Jeux,
les exigences relatives à la durabilité
environnementale, sociale et économique. Mais
à vrai dire, tout dépend de notre
comportement. C’est l’héritage
que nous aimerions laisser en tant que comité
organisateur. Qu’est-ce que les gens regardent?
Avons-nous répondu aux attentes de tout le monde?
Avons-nous tenu compte de toutes les cultures et de tous les
secteurs de la société qui risqueraient
d’être négligés dans
un projet comme celui-ci? La durabilité est
également devenue une conviction quotidienne du
comité organisateur et j’espère
qu’elle sera un des éléments dont
on se rappellera longtemps après la fin des Jeux.
Nous avons consacré beaucoup de temps à
parler de la marque de Vancouver 2010 et de ce qui allait faire de
nous une équipe spéciale. Le monde nous
regardera-t-il en pensant : « Voilà une
organisation du tonnerre »? Nous avons
créé ce que nous appelons une «
essence de marque ». J’en parle
plutôt comme de l’âme, de la
culture de Vancouver 2010 et, au lieu de vous en faire une
description détaillée, je vais vous en faire
lecture.
« Vancouver 2010 crée un climat de possibilité qui favorise la découverte de la grandeur d’âme de chacun. L’événement éveille en nous l’idée que nous sommes des géants à l’intérieur. Il nous lance un défie en demandant : quelle qualité veux-tu atteindre? Il nous encourage à rêver plus grand, à atteindre un objectif plus lointain et à laisser derrière nous quelque chose de durable pour les autres. Vancouver 2010 est une invitation lancée à tous à participer à l’aventure olympique et paralympique. Que chacun construise et escalade son propre podium. Il s’agit de créer des champions du quotidien… chaque jour. Ils proviennent des sports et des arts, comme de la technologie. De l’éducation au bénévolat, notre histoire de 2010 portera sur les Jeux que nous pourrons toucher plutôt que sur les Jeux qui nous auront touchés. La célébration du possible est un engagement global qui rend également hommage à la réussite personnelle et à la victoire. Vancouver 2010 donne à chaque rêve un terrain sur lequel concourir, un podium vers lequel s’élancer. Le seul chronomètre est celui que vous vous appliquez. Personne n’est en compétition avec vous, sauf ceux que vous invitez. Il n’y a pas d’autre victoire que celle que vous ressentez dans votre coeur. Vancouver 2010 partage avec le monde ce qui est possible. Lorsqu’un pays adopte les valeurs d’égalité, de liberté, de durabilité et de responsabilité globale, il est stimulé par le défi de vivre entièrement et complètement selon ces idéaux. Les Jeux olympiques et paralympiques nous rappellent à tous notre potentiel. Vancouver 2010 est l’occasion de démontrer au monde de quoi nous sommes capables et ce que nous pouvons être si nous nous en donnons la peine. Vancouver 2010 est une célébration du possible. »
« Vancouver 2010 crée un climat de possibilité qui favorise la découverte de la grandeur d’âme de chacun. L’événement éveille en nous l’idée que nous sommes des géants à l’intérieur. Il nous lance un défie en demandant : quelle qualité veux-tu atteindre? Il nous encourage à rêver plus grand, à atteindre un objectif plus lointain et à laisser derrière nous quelque chose de durable pour les autres. Vancouver 2010 est une invitation lancée à tous à participer à l’aventure olympique et paralympique. Que chacun construise et escalade son propre podium. Il s’agit de créer des champions du quotidien… chaque jour. Ils proviennent des sports et des arts, comme de la technologie. De l’éducation au bénévolat, notre histoire de 2010 portera sur les Jeux que nous pourrons toucher plutôt que sur les Jeux qui nous auront touchés. La célébration du possible est un engagement global qui rend également hommage à la réussite personnelle et à la victoire. Vancouver 2010 donne à chaque rêve un terrain sur lequel concourir, un podium vers lequel s’élancer. Le seul chronomètre est celui que vous vous appliquez. Personne n’est en compétition avec vous, sauf ceux que vous invitez. Il n’y a pas d’autre victoire que celle que vous ressentez dans votre coeur. Vancouver 2010 partage avec le monde ce qui est possible. Lorsqu’un pays adopte les valeurs d’égalité, de liberté, de durabilité et de responsabilité globale, il est stimulé par le défi de vivre entièrement et complètement selon ces idéaux. Les Jeux olympiques et paralympiques nous rappellent à tous notre potentiel. Vancouver 2010 est l’occasion de démontrer au monde de quoi nous sommes capables et ce que nous pouvons être si nous nous en donnons la peine. Vancouver 2010 est une célébration du possible. »
Voilà ce que nous avons adopté comme
culture. Voilà le genre d’équipe
qu’il nous faut bâtir et que nous nous
efforçons de constituer pour Vancouver 2010. Vous avez
maintenant une idée de ce qui se passe au sein de
l’organisation. Nous sommes très fiers de ce
que nous accomplissons et très heureux de la
façon dont nos partenaires se sont joints à
nous.
L’année écoulée a
été très stimulante. Elle a aussi
posé quelques défis. Nous avons accompli
beaucoup de choses. Nous avons évidemment
consacré pas mal de temps à nous
préparer à la construction intense de
l’an prochain. Mais le programme est
déjà amorcé. Nous avons
travaillé dans la vallée de la Callaghan,
qu’on aperçoit ici à
l’écran, qui sera le site de trois
compétitions d’athlétisme. Nous
avons achevé ici pour 14 millions de dollars de travaux.
Tout le monde connaît les conditions climatiques
d’ici et s’il faut en croire les journaux,
le ciel tombe chaque jour sur la tête des constructeurs.
Alors nous avons retroussé nos manches et nous avons
travaillé très fort pour traverser 2005 et
pour être fins prêts et
complètement préparés aux lourds
travaux qui viendront.
Dans la vallée de la Callaghan où ces
sites doivent être construits, l’un pour le
biathlon, un autre pour le ski de fond et l’autre pour
le saut à skis, nous avons engagé un petit
entrepreneur des Premières nations, RBVLP Construction
(Resource Business Venture Limited Partnership) de Pemberton, pour
effectuer les premières étapes des travaux.
Le travail a débuté avant la date
prévue, il s’est terminé avant la
date d’échéance et dans les
limites du budget prévu. Le projet fait maintenant
relâche pour l’hiver. Nous avons accompli
beaucoup plus que nous l’avions imaginé et
nous sommes très heureux d’annoncer que le
projet se porte bien et que notre équipe
s’affaire maintenant à la conception finale
détaillée, celle que nous appliquerons
après l’hiver, afin
d’être parfaitement prêts
à exécuter ce projet comme il se doit,
à temps et en respectant
l’échéancier futur.
Cet objectif est très clair, chaque jour.
C’est la conviction entière et profonde de
notre équipe de constructeurs. Sur le mont Blackcomb,
nous construisons le centre de glisse, un aménagement
très complexe et très original, dont la
conception ne peut pas vraiment être raffinée
davantage. Le centre est exactement ce qu’il doit
être : une piste rapide qui dévale la
montagne. À ce site, nous avons consacré 6,5
millions de dollars au travail de préparation pour
l’an prochain. L’entrepreneur que nous
avons engagé, Emile Anderson Construction, est un
entrepreneur brillant. Son équipe a fait un excellent
travail, a terminé dans les délais, ce qui
nous a fait économiser 700 000 $.
Je le répète : nous consacrons
actuellement nos efforts à la conception
détaillée pour être fin
prêts. Il faut donc que chaque détail soit
vérifié avant d’entreprendre la
construction.
Un des aspects les plus encourageants de ces deux chantiers est
la personnalité des entrepreneurs eux-mêmes.
Les travailleurs qui participent au projet sont conscients que nous
avons à produire un niveau d’excellence
exceptionnel pour le reste du monde. Ces entrepreneurs ont donc uni
leurs forces aux nôtres et ils comprennent que ce
travail doit bien se faire et que nous devons manifester au monde
que nous sommes maîtres de la situation, que nous la
contrôlons et que, jusqu’ici, notre
expérience a été excellente.
Le projet suivant est l’ovale Richmond et comme vous
le savez, c’est Richmond qui construit ce site.
C’est un site spectaculaire et Richmond est un
partenaire extraordinaire. Comme vous le savez, notre
investissement dans ce projet est plafonné à
60 millions de dollars. Mais les gens de Richmond ont
réagi en y découvrant une vision pour
eux-mêmes. Voilà ce qu’ils voient
et voilà ce qu’ils construisent : ceci est
le tout dernier dessin d'architecture de l’ovale,
l’un des immeubles les plus magnifiques de sa
catégorie au monde. Il servira aux sports
d’hiver ainsi qu’aux sports
d’été après les Jeux.
Mais pour la collectivité de Richmond, en plus
d’être un héritage olympique
fabuleux, l’immeuble répondra pour plusieurs
générations aux besoins de la
collectivité dans de nombreux domaines. Il sera
situé dans un lieu spectaculaire sur la route River,
juste en face de l’aéroport. Les travaux
sont amorcés et le travail se déroule sur le
site. La collectivité a décidé
d’ajouter certains éléments
à l’immeuble, ce qui le rendra plus durable
et plus utile pour la collectivité. Encore une fois,
notre investissement se limite toujours à 60 millions de
dollars et ils ont retenu les services de Dominion Fairmile pour le
gérer. Ils sont donc entre les mains d’un
excellent entrepreneur,
l’échéancier est
respecté et les travaux progressent dans la bonne
direction. Leur travail au cours de l’hiver consistera
également à raffiner la conception pour que
la construction se poursuive de la façon requise.
Nous savons tous que le marché de la construction est
en pleine effervescence. On nous a dit qu’en ce moment
même, les investissements dans les projets de
construction sont de l’ordre de 70 à 75
milliards de dollars pour les trois années à
venir dans cette région de la Colombie-Britannique. Ceci
pose évidemment de grands défis et les soucis
qui nous attendent sont la disponibilité de la
main-d’oeuvre, l’indexation des
coûts et l’hébergement
à Whistler des travailleurs qui participeront aux
projets.
Une de nos préoccupations est que le budget de notre
projet a été établi en dollars
2002 et que l’indexation pour les projets en
construction se situe aujourd’hui entre 40 et 50 pour
cent. Alors au lieu de nous en préoccuper, nous avons
réexaminé attentivement notre projet pour
nous assurer de construire ce qui doit être construit,
en utilisant tous les moyens possibles pour exercer notre
créativité. Au cours de
l’année ou des quatorze mois
écoulés, nous avons
économisé environ 85 millions de dollars du
programme originel en vue de parer à cet important
changement. Nous avons pris certaines décisions dont les
suivantes : le centre de télédiffusion a
été déplacé de Richmond
au centre-ville, ce qui nous a permis
d’économiser 15 millions de dollars,
d’améliorer la qualité du
théâtre olympique et d’assurer
par le fait même une bien meilleure couverture
télévisuelle du projet.
Nous avons resserré sensiblement le concept du Nordic
Center dans la vallée de la Callaghan, réduit
sa complexité, beaucoup changé sa conception,
tout en conservant un excellent site olympique, mais nous avons
travaillé fort afin de retirer certains
éléments qui représentaient de
trop grands défis pour les constructeurs. Nous avons
aussi retranché quelque 5 millions de dollars du projet
de la vallée Callaghan en ne construisant que les sauts
à skis requis pour le programme olympique. Il
n’y aura donc pas de sauts
d’été après les
Jeux.
Tout compte fait, notre équipe a travaillé
d’arrache-pied et nous prévoyons un
résultat exemplaire pour notre programme de
construction. Nous espérons qu’en bout de
ligne, lorsque vous verrez les résultats, vous serez
plutôt fiers du travail accompli par cette
équipe, de son oeuvre et de ses réussites.
Nous avons imaginé toutes sortes de façons de
relever ces défis car c’est ce
qu’on attendait de nous. Comme je le disais, donc, la
conception a été vraiment
profilée. Nous sommes absolument résolus
à ce qu’aucun entrepreneur ne travaille
à ce projet sauf s’il est prêt
à retrousser ses manches et à collaborer avec
nous de manière à obtenir de chacun de ces
projets ce que nous pouvons en retirer de mieux. Tout le monde vise
le même objectif. Nous devons conclure ces contrats
rapidement, les définir de manière
précise afin de réduire le risque de voir les
coûts augmenter encore plus et nous devons continuer
à trouver les meilleurs participants pour travailler
à ces projets, les gérer, les garantir et les
protéger à mesure que nous progresserons.
Nous avons même discuté, et nous poursuivons
nos discussions, avec les industries de l’acier et du
béton afin de découvrir des façons
de réduire nos frais et d’accomplir ce que
vous attendez de nous.
Au cours des quatorze derniers mois, depuis
l’annonce du partenariat entre Bell Canada et le COVAN,
Bell a été un excellent partenaire pour nous.
Au cours de ces quatorze mois, nous nous sommes associés
à six partenaires corporatifs importants. Nous avons
dépassé amplement ce que nous avions
espéré accomplir. Au début du
projet, nous avons cru que nous n’arriverions pas
à recueillir d’argent avant la fin de Turin.
Mais en faisant le tour du pays et en parlant à ces
compagnies et à ces PDG de notre vision, dans notre
région comme dans l’ensemble du Canada, nous
avons été épatés par
leur réaction, par les efforts
déployés par ces compagnies pour
répondre à nos besoins, pour devenir des
partenaires dans l’édification de ce qui
deviendra la meilleure expérience olympique et
paralympique de tous les temps. Ils ont engagé des
sommes extraordinaires dans le projet. De plus, fait
inusité, dans chacune de ces compagnies, les
employés sont devenus des ambassadeurs au quotidien des
Jeux olympiques et paralympiques pour tout le Canada. Ces hommes et
ces femmes de tous les âges, qui habitent des villes et
des villages de tous les coins du Canada, illustrent chaque jour le
fait que nous accomplissons, grâce à eux, ce
que nous ne pourrions réussir sans eux.
C’est ainsi que ces compagnies ont pris leurs
responsabilités, en compagnie d’autres dont
je parlerai dans un instant.
Chacune d’entre elles a fait sienne notre
détermination à appuyer nos
athlètes convenablement et à faire en sorte
que nous ayons l’équipe à battre
aux Jeux de 2010. Elles ont été
extraordinaires sur tous les plans. Comme le disait Justin, Bell a
été notre premier partenaire et a
été, à tous les égards,
un partenaire modèle. Sa tâche est
très ardue, elle consiste à produire un plan
simple et sans faille, dont l’exécution sera
impeccable. Bell doit relever le défi de
s’assurer qu’il n’y a aucune
interruption de ses services, même
momentanée, car ils sont essentiels aux Jeux.
L’entreprise dépend beaucoup de la
technologie et elle fait un travail superbe. Il y a ensuite la RBC
Banque Royale qui pourrait bien être le plus ancien
commanditaire olympique au monde; elle l’est
sûrement au Canada. Appuyant les athlètes
canadiens depuis 1947, elle est un partenaire fantastique et nous
sommes très, très fiers qu’elle
soit des nôtres. Elle est actuellement
considérée comme la compagnie la plus
populaire, la plus respectée au Canada.
La Compagnie de la baie d’Hudson,
présidée par George Heller, qui
était le PDG des Jeux du Commonwealth de Victoria, et
toute son équipe sont devenus d’excellents
amis du COVAN. Ils ont pris l’engagement sans
précédent d’appuyer les
athlètes avant les Jeux et parmi leurs
activités récentes, ils viennent de lancer
les nouveaux uniformes pour Turin qui sont maintenant en magasin
dans tout le Canada, car ils ont ouvert des centaines de boutiques
olympiques d’un bout à l’autre
du pays. Qu’une compagnie agisse ainsi constitue
vraiment une première mondiale. Le fait
qu’ils se soient concertés avec une
équipe de dessinateurs et des athlètes
canadiens d’un océan à
l’autre pour décider de
l’apparence et du confort de ces uniformes est tout
à l’honneur de leur façon de
gérer l’entreprise. Ils ont
été d’excellents partenaires,
déterminés à nous aider
à organiser des Jeux épatants.
RONA a pour devise « Aider à
réaliser les rêves ». RONA a pris
cet engagement incroyable envers nous d’être
très présente aux Jeux olympiques et, soit
dit en passant, sa stratégie globale de croissance au
pays est de devenir une entreprise entièrement
canadienne. Nous avons assisté la semaine
dernière à une de leurs réceptions
à Montréal et l’enthousiasme
à propos des olympiques était palpable dans
la compagnie. Ils contribuent des fonds, des matières
premières pour les sites et ils sont très
engagés dans l’exécution du
projet.
PetroCanada fournit l’énergie aux Jeux.
L’entreprise offre un soutien sans
précédent aux athlètes olympiques,
et ce depuis 1998 : rappelons-nous leur participation
remarquée au parcours de la flamme olympique
à Calgary. Nous sommes très fiers de notre
relation avec eux. Puis il y a la General Motors. C’est
le plus récent accord que nous ayons conclu. Son
engagement envers les Jeux est de l’ordre de 6 000
véhicules, soit les véhicules qui nous sont
nécessaires pour répondre
adéquatement à nos besoins en transport. Et
cet engagement en est un de taille : il comporte quelque 30 % de
véhicules hybrides. Nous atteindrons le record du
transport durable grâce à cet engagement.
Nous en sommes très fiers, comme eux
d’ailleurs, ce qui nous ravit.
Ce sont des partenaires bien différents de ceux que
nous attendions. Il ne s’agit pas tellement pour eux de
droits de commercialisation, de couverture médiatique ou
d’annonces dans les journaux. Il s’agit
plutôt d’être reconnus comme des
entreprises qui se soucient du Canada. Il s’agit
d’épouser la culture dans son ensemble,
d’être entièrement
engagés dans la solution quotidienne des
problèmes, ce qui est inévitable dans la
préparation des Jeux.Les partenariats sont notre
thème principal aux Jeux de Vancouver 2010 et nous
assumons l’entière responsabilité
d’en établir le plus grand nombre possible.
Nous avons d’excellents partenariats avec nos deux
gouvernements. Nous avons d’excellents partenariats
avec les municipalités de Vancouver, Whistler, West
Vancouver, Squamish, Richmond, des relations extraordinaires avec
ces collectivités qui participent à
l’organisation de Jeux spectaculaires. Nous avons
d’excellentes relations avec le Comité
olympique canadien, le Comité paralympique. Patrick
Jarvis qui vient d’être élu au
comité international paralympique est des
nôtres aujourd’hui. Nous avons une relation
merveilleuse et qui s’approfondit avec nos partenaires
de chacune des quatre Premières nations et nos
commanditaires. Et ces relations s’étendent
maintenant à d’autres provinces.
Il s’est produit quelque chose de très
intéressant récemment : nous avons eu de
longs pourparlers avec le territoire du Nunavut avant de lancer
notre emblème. Là-haut, dans
l’Extrême-Arctique, ils caressent le
rêve de participer aux Jeux. Et ils en sont
très fiers. Le premier ministre du Nunavut est venu
récemment discuter dans nos locaux de la
possibilité fournir des peintres et d’autres
artistes de son territoire pour qu’ils
s’engagent dans le programme culturel qui se
créera autour des Jeux olympiques. Leur rêve
est de s’impliquer, de participer, et nous avons pour
tâche de nous assurer qu’il se
réalise.
Ce que nous trouvons intéressant, c’est
que nous avons récemment entendu parler d’un
groupe d’écoliers qui, informés
sur l’arrivée des Jeux ici, ont
décidé d’organiser une collecte
de fonds avec leur enseignante et de construire un inukshuk
à proximité de leur école. Alors
ils ont obtenu toutes ces pierres, ils ont construit leur inukshuk,
recueilli un peu plus de 50 000 dollars je crois, puis ils se sont
envolés vers Whistler. En arrivant à
Whistler, ils ont assemblé leur inukshuk à
l’extérieur du centre d'accueil pour
exprimer leur message : ils veulent participer,
s’engager, ils nous observent. Tout cela, ils
l’ont fait sans notre invitation; nous n’en
savions rien avant la dernière minute. Nous avons alors
compris que tout le monde nous surveille, que tout le monde est
attentif et cherche très fort à participer.
Ça nous a fait énormément
plaisir.
Au cours des prochains mois, nous comptons amener toutes les
provinces dans notre équipe, afin de pouvoir vivre la
promesse d’être les Jeux du Canada. Vous
êtes tous au courant qu’une des ententes
provinciales que nous avons signées récemment
est celle de la province de Québec.
L’événement a soulevé
beaucoup d’intérêt. Nous en
sommes très fiers car, comme vous le savez, nous sommes
un pays bilingue et nous avons besoin d’aide dans
plusieurs domaines. La province de Québec a une vision
de ce que les Jeux représentent pour elle. Cette entente
couvre une vaste gamme de domaines, dont les langues, les sports,
la culture, l’approvisionnement des entreprises, toutes
sortes de domaines où nous pouvons nous entraider.
L’événement a de quoi nous
emballer. C’est la première entente que nous
concluons avec une province et elle a soulevé beaucoup
d’intérêt dans tout le pays pour
que d’autres provinces se joignent à
nous.
Vous avez sûrement entendu parler depuis quelques
mois du défi que représente pour nous le
marketing piège. Nous l’appelons
« marketing piège » car ce
n’est pas très joli. Vous savez tous que
nous avons eu un contentieux sur la place publique avec Esso Canada
et qu’Esso Canada avait un programme que nous
considérions en violation des droits de PetroCanada, car
nous étions d’avis qu’ils
utilisaient une association avec les Jeux olympiques qui
n’était pas équitable. Nous avons
donc pris nos responsabilités et tenté de
protéger notre commanditaire et notre projet.
C’est un travail très important. Il nous a
attiré beaucoup d’attention et il a
soulevé évidemment beaucoup de controverse.
Mais nous avons un gros travail à faire. Nous devons
recueillir plus de 1,7 milliard de dollars pour monter les Jeux et
cet argent provient de quatre sources. Il provient de contrats de
marketing que nous ratifions au Canada, de vente de billets des
Jeux, de négociations de
télévision avec le CIO, de revenus de droits
de télévision et de fonds que nous obtenons
de partenaires de marketing international du CIO. Et
c’est tout. Ce sont nos seules sources de revenus. Nous
devons obtenir un très haut niveau d’appui
pour réussir. Nos commanditaires doivent
également être
protégés. Ils ont été
à la hauteur de la situation et nous leur en sommes
reconnaissants, voilà pourquoi nous devons les
protéger.
Cette semaine a été fort
intéressante, car nous revenons d’une visite
de trois jours dans le Nord de la Colombie-Britannique
où nous avons rencontré des
collectivités des Premières nations et
d’autres groupes qui se tiennent au courant des
événements et qui désirent
s’impliquer dans les Jeux. Un des domaines
où nous croyons pouvoir détenir un
réel avantage en 2010 est celui du tourisme et plus
particulièrement du tourisme autochtone. Certains des
travaux accomplis dans la province sont assez spectaculaires. En
discutant avec les chefs autochtones, nous avons appris que leur
art, leur peinture, leur sculpture et tout le travail, parfois
magnifique, accompli par de jeunes artistes talentueux, que ce
travail est parfois plagié ou copié dans
d’autres pays, puis expédié au
Canada et en Amérique du Nord où il est vendu
comme authentique. Nous sommes en quelque sorte dans la
même situation et pour nous en tirer, nous devons faire
notre travail consciencieusement. Nous allons donc consacrer de
plus en plus de temps à faire en sorte que le
marché reste intègre et que nos
commanditaires soient protégés.
C’est une responsabilité que nous devons
prendre, sans quoi le coût pour le comité
organisateur sera important.
Comme je le disais, notre objectif de revenu dépasse
les 1,7 milliard de dollars. À ce stade-ci, alors que
nous imaginons l’avenir et que nous attendons de voir
à quoi ressemblera l’expérience
de Turin, tous les efforts de l’équipe de
marketing dirigée par Dave Cobb visent à
produire autant de revenus que possible et pour cela, nous devons
être dignes de confiance. Les gens doivent savoir que
nous tiendrons promesse lorsque nous concluons des ententes avec
nos partenaires.
Un autre sujet qui est à la une plus souvent
qu’il ne le devrait est toute la question de la
sécurité. La sécurité
des Jeux olympiques fait les manchettes dans le monde entier. Nous
avons la chance d’avoir reçu
d’excellents conseils sur la façon
d’organiser la sécurité
dès l’époque où nous
sommes allés nous renseigner à Salt Lake
City. On nous a dit que nous devions confier la
sécurité à un seul commandement
central. Ce commandement central unique est la GRC dont la
tâche consiste à engager et à
coordonner toutes les agences de sécurité,
à titre d’agence centrale. Ils obtiennent
toute la collaboration requise et tout le monde les appuie. Ce qui
nous arrive est assez spécial : leurs agents collaborent
avec nos planificateurs dans nos bureaux et, ensemble, ils mettent
au point les stratégies de
sécurité pour 2010. Ainsi, ils ont
assisté avec notre équipe à la
conception des sites, examinant chaque détail de
manière à mettre sur pied la
sécurité la plus efficace possible au moindre
coût. Et nous croyons que grâce à
cette agence, la GRC, une des agences de
sécurité les plus respectées au
monde, grâce à ses talents, à sa
capacité et à son expérience des
grands événements, nous avons
l’occasion de laisser en héritage aux Jeux
olympiques leur excellent travail.
De notre côté, nous ne pouvons pas nous
occuper de sécurité. Nous ne pouvons pas
consacrer de temps à discuter d’acheter plus
d’avions, de sous-marins et de matériel de
sécurité. Nous devons discuter
d’athlétisme, de sports, de ramener les Jeux
à leur esprit véritable. C’est
également ce que pense la GRC. Notre crainte est que
l’ordre du jour soit en quelque sorte pris en otage par
des forces extérieures, par ce qu’on
pourrait appeler de la rhétorique alarmiste, comme des
rumeurs lancées par des gens qui ont beaucoup
d’argent à gagner en s’engageant
sur cette voie. Notre tâche consiste à
protéger notre programme, à veiller sur lui,
et nous y arriverons car nous avons le personnel requis.
C’est là l’objectif de notre
équipe pour l’avenir : collaborer avec les
autres cités olympiques afin de bien gérer
cet aspect du projet également.
Il y a environ un an, nous avons discuté avec la
collectivité de ce que nous appelions à
l’époque un accord. Les médias en
ont parlé comme d’un accord avec les
syndicats. Aujourd’hui, on en parle comme
d’une alliance communautaire et, lorsque nous avons
émis l’idée d’amener
les organisations à coopérer entre elles pour
appuyer les Jeux, y compris les organisations syndicales, les
journaux s’en sont emparés et les gens se
sont mis à nous critiquer et à croire que
nous faisions certaines choses, alors qu’il en
était autrement. Laissez-moi vous expliquer
brièvement ce que nous faisons. Nous voulons que chaque
organisme, chaque service, chaque organisation (syndicat,
entreprise, gouvernement) qui est capable de nous aider à bâtir le bon environnement, nous aide à le faire. Nous nous efforçons de convaincre tous ceux qui peuvent faire en sorte que nous soyons fin prêts durant les Jeux et que nous avancions tous dans la même direction. Laissez-moi vous dire que jusqu’ici tout le monde coopère. Nous avons parlé aux chefs d'entreprises, aux dirigeants syndicaux, aux gouvernements, à toutes sortes d’agences qui considèrent que la meilleure façon de procéder est de réunir toute la collectivité. Au sein de notre équipe, cette partie du travail est sous la direction de Donna Wilson.
entreprise, gouvernement) qui est capable de nous aider à bâtir le bon environnement, nous aide à le faire. Nous nous efforçons de convaincre tous ceux qui peuvent faire en sorte que nous soyons fin prêts durant les Jeux et que nous avancions tous dans la même direction. Laissez-moi vous dire que jusqu’ici tout le monde coopère. Nous avons parlé aux chefs d'entreprises, aux dirigeants syndicaux, aux gouvernements, à toutes sortes d’agences qui considèrent que la meilleure façon de procéder est de réunir toute la collectivité. Au sein de notre équipe, cette partie du travail est sous la direction de Donna Wilson.
Et voici ce que nous espérons qui se produira en
définitive. Les Jeux s’en viennent et
à mesure qu’ils s’approcheront,
nous les considérerons spéciaux et nous ne
laisserons personne les compromettre. Au cours de la
grève que nous avons connue récemment dans
l’industrie portuaire, des millions de dollars en
produits olympiques ont été
immobilisés durant des semaines. Si une telle chose
devait se produire durant les Jeux olympiques, nous perdrions la
face devant le monde entier. Nous ne pouvons permettre que cela se
produise. Ce qu’il nous faut, c’est une
collectivité motivée car nous sommes tous
dans le même bateau. Si nous pouvons convaincre tout le
monde d’appuyer l’idée, de
protéger le projet, de le considérer
spécial, alors le résultat de notre travail
sera fantastique.
Il ne s’agit ni de construction, ni de contrats
spéciaux, ni de taux salarial ou d’avantages
supplémentaires : il s’agit
d’amener tout le monde à
considérer les Jeux en se rappelant que le monde est
à nos portes et que nous devons tous être
à notre meilleur.
À l’étape des appels
d’offres, nous avons beaucoup parlé
d’impact économique et nous avons
cité de nombreux chiffres qui ont soulevé
bien des débats. Comme je le disais, nous revenons du
Nord où l’économie provinciale
était très déprimée. Et
je peux vous dire, uniquement d’après notre
expérience de trois jours, que chaque
collectivité que nous avons visitée se
prépare à
l’échéance de 2010. Tout le monde
a des projets et des travaux qui aboutissent en 2010 et cette
année est devenue tout un objectif pour la province.
Récemment, la RBC Banque Royale a émis des
pronostics et des analyses sur ce qui se produit sur le plan
économique et sur qui découle des
Jeux… dès maintenant. On y lit que
l’impact économique des Jeux,
aujourd’hui, en se basant sur ces chiffres, est de
l’ordre de 2,1 à 3,3 milliards de dollars en
2005. C’est plus élevé que ce que
nous estimions il y a quelques années, et selon
certains, cela se répétera
jusqu’en 2009, époque où nous
devrions voir une hausse plus grande encore, quand il faudra tenir
compte de l’activité touristique. La plupart
des effets se voient aujourd’hui dans le secteur de la
construction et des projets qui ont été
organisés en fonction de
l’échéance de 2010. À
l’approche de 2009, si l’on examine les
ventes au détail, l’hébergement
et le tourisme, dont le tourisme autochtone, on constate que les
choses sont bien différentes; des chiffres vont aussi
nous parvenir d’autres sources.
L’événement est un catalyseur
puissant. Nous en sommes évidemment très
heureux.
À l’heure actuelle, nous
prévoyons accorder quelque 10 000 contrats
d’ici le début des Jeux. Nous en avons
conclu 300 jusqu’à maintenant pour un
coût d’environ 93 millions de dollars. Les
Jeux ont donc un impact réel et de notre
côté, on nous blâme pour les
effets positifs comme pour les effets négatifs
qu’ils produisent. Mais ça fonctionne et le
défi pour nous, en tant que collectivité et
en tant que province, sera d’en tirer parti et de faire
en sorte qu’à l’issue des Jeux,
nous soyons en mesure de continuer à en exploiter les
effets pendant des années à venir.
L’objectif de la province est de doubler le budget
du tourisme ou l’impact du tourisme d’ici
2010, ce qui le ferait passer de 9 à 18 milliards de
dollars. Ce résultat serait renversant. Comme le
gouvernement canadien a déménagé
la Commission canadienne du tourisme à Vancouver, en
collaboration avec les agences touristiques de la C.-B., cela
pourrait bien devenir possible. Nous pourrions entrer dans une
période de croissance économique plus
importante que jamais.
Bien des défis devront être
relevés. Je vais vous donner un bref aperçu
de ce que j’appellerai les montagnes qu’il
nous reste à escalader. L’un des aspects qui
nous causent un peu de souci est la région de Whistler
où nous craignons de manquer
d’hébergement pour les voyageurs du monde
qui s’en viennent. À Whistler il y a des
hôtels et d’autres sites
d’hébergement où nous devons
réserver des chambres presque une par une. Et nous
devons nous assurer de chacune de ces chambres. Notre
équipe travaille littéralement 24 heures sur
24 à réserver autant de place que possible.
On apprend que cette tâche a été
incroyablement difficile pour les gens de Turin. Pour nous,
c’est un défi que nous devrons relever. Au
cours de l’année qui vient, nous devrons
trouver un moyen d’assurer tout cet
hébergement et de l’encadrer par des
contrats, afin qu’il n’y ait pas de doute
pour le reste du monde que nous sommes en mesure de remplir nos
promesses.
À Vancouver, nous avons tout
l’hébergement requis, la plupart des
contrats ont été signés et nous
sommes dans une excellente position. Pour le programme des sites,
il est évident que lorsque viendront les gros travaux de
l’an prochain, nous devrons nous dépasser.
Nous nous faisons évidemment du souci à
propos de l’indexation des coûts et des
événements actuels. C’est
pourquoi nous travaillerons extrêmement fort durant les
quatre à cinq prochains mois pour obtenir le genre de
résultats que vous attendez tous de nous.
On nous demande souvent si nous savons quels seront nos
coûts. Et nous avons travaillé fort. Nous
avons une équipe de financement très
expérimentée en place et nous nous
efforçons de raffiner et de définir avec
précision nos estimés de coûts et
autres. Mais ces chiffres ne prendront vraiment leur sens que
lorsque nous verrons ceux de Turin. Nous devons aller à
Turin pour analyser ce qui s’y produit, appliquer cette
expérience à nos estimés puis,
d’ici le troisième trimestre de 2006,
établir notre premier vrai budget des coûts,
que nous serons prêts à présenter
comme celui qui nous guidera jusqu’à la
toute fin. D’ici là, nous continuerons de
raffiner les renseignements que nous possédons.
L’un des grands défis de l’an
prochain sera la négociation pour la
télévision avec le CIO, afin
d’obtenir des revenus suffisants de la masse de dollars
consacrée à la
télévision afin d’appuyer les
Jeux. De toute évidence, l’un de nos grands
défis est de continuer à protéger
notre réputation, afin d’être
perçus dans tout le pays comme une bonne entreprise,
comme un comité organisateur honorable que les gens sont
prêts à appuyer et à suivre. Un de
nos grands défis est Turin elle-même. Nous
formons une grande équipe sur les lieux et nous
occuperons jusqu’à huit minutes de leurs
cérémonies de clôture.
C’est à ces cérémonies
de clôture que nous commencerons à
communiquer au monde la participation du Canada. Tout le monde sera
à l’écoute et ce sera pour nous
l’occasion de communiquer avec 500 millions
à un milliard de spectateurs. C’est une
période très intense pour notre
équipe qui se prépare, comme vous le
supposez, à donner un spectacle qui saura retenir
l’intérêt du monde entier.
L’un des sujets auxquels nous avons
consacré du temps et sur lequel on nous a
posé bien des questions est celui qu’on
appelle d’un bout à l’autre du
pays « À nous le podium en 2010!
». L’initiative « À
nous le podium en 2010! » est le fruit d’une
décision prise conjointement par le Comité
olympique canadien et par le COVAN pour appuyer les
athlètes canadiens, afin que nous ayons une excellente
équipe aux Jeux. Revoyons la situation :
jusqu’ici les équipes canadiennes sont
allées participer aux Jeux olympiques et chaque fois
qu’elles en sont revenues, lors des quelques derniers
Jeux, les gens ont dit qu’il n’y avait pas
eu assez d’argent pour appuyer ces jeunes hommes et ces
jeunes femmes dans la poursuite de leurs objectifs. De notre
côté, nous avons étudié
la situation et nous avons trouvé que
c’était un peu comme bâtir une
splendide salle de cinéma avec des sièges
confortables, un excellent écran et un
système sonore épatant, sans se soucier des
films qu’on y projette. Le reste du pays aura des
attentes et il jugera les Jeux en se basant sur ce que feront les
athlètes. C’est pourquoi, conjointement avec
le Comité olympique canadien, nous avons
lancé cette initiative appelée «
À nous le podium en 2010! ». Le gouvernement
fédéral a investi 55 millions de dollars, la
province 10 millions, notre équipe a fait du
démarchage et nos commanditaires ont tous
contribué à réunir les fonds
nécessaires à la préparation de
l’équipe. C’est un travail
très important. Il serait déplorable de nous
rendre jusqu’au bout de ce travail incroyable sans
avoir appuyé notre équipe.
J’aimerais vous montrer maintenant une courte
vidéo intitulée « À
nous le podium en 2010! » pour vous donner une
idée de ce dont il s’agit. C’est
vraiment une démonstration scientifique sur les outils
nécessaires à nos athlètes pour
avoir l’ultime avantage. Voilà à
quoi nous consacrons ces sommes. Alors regardons cette
vidéo.
[PROJECTION DE LA VIDÉO]
Ce travail est amorcé et nous consacrons maintenant
nos efforts à obtenir les meilleurs Jeux de tous les
temps et les meilleurs résultats de tous les temps. Vous
savez, c’est toujours agréable de venir ici
parler de ce que nous faisons, mais plus que jamais, nous abordons
l’année la plus difficile
jusqu’ici : l’année prochaine.
Notre équipe s’élargira
rapidement et nous allons emménager dans nos nouveaux
locaux. C’est très stimulant. Le
défi que nous vous lançons est de trouver une
façon de nous aider, de quelque manière que
ce soit. Que vous participiez en tant que
bénévole, à titre de partenaire ou
que vous soyez employé d’une des compagnies
qui commanditent les Jeux, c’est à vous
qu’il revient de trouver une façon de nous
aider, de nous éviter des erreurs, de nous appuyer, de
participer d’une façon ou d’une
autre et de nous aider à réussir. Nous avons
besoin de l’aide de quiconque est prêt
à nous prêter main-forte.
Merci de nous avoir écouté
aujourd’hui. J’apprécie cette
occasion qui m’a été
donnée de m’adresser à la Chambre
de commerce, car vous avez toujours été de
bons amis. Je cède maintenant la parole à
Dennis. Merci beaucoup.




