Vancouver 2010
Version imprimableAugmenter la taille de la policeDiminuer la taille de la police

Transcription de l’allocution de John Furlong à la Chambre de commerce de Vancouver (18 novembre 2005)

Bon après-midi à tous et merci d’être venus aujourd’hui partager ce temps avec nous. Nous sommes très heureux de nous présenter à nouveau devant la Chambre de commerce que j’aimerais remercier de cette occasion qu’elle nous offre de nous adresser directement à la collectivité. J’aimerais également saluer la présence des directeurs du COVAN qui collaborent très activement au projet que nous tentons d’orienter dans la bonne direction. Plusieurs d’entre eux sont des amis qui nous ont aidés, d’une façon ou d’une autre, à atteindre nos objectifs et qui, jour après jour, nous ont préservés des erreurs et ont veillé sur nos intérêts, parfois même sans que nous en ayons conscience.

J’aimerais aussi exprimer ma reconnaissance aux membres de mon équipe, à mes collègues que Justin a mentionnés. Nous disposons d’une excellente équipe de gens très dévoués à leur travail et j’aimerais aussi rendre hommage aux hommes et aux femmes des sports de la collectivité, car ils sont la raison même pour laquelle nous sommes tous des participants.

Mon rôle aujourd’hui consiste à vous donner un aperçu de l’état du projet. Vous apprendrez du nouveau sur le déroulement et sur les défis, ainsi que sur ce que l’avenir nous réserve. Je devrai procéder à un rythme accéléré afin de couvrir le sujet le plus complètement possible.
En bref, il reste 1 539 jours avant les cérémonies d’ouverture qui se tiendront le 12 février 2010. C’est la date butoir et les jours qui restent sont un rappel quotidien qui nous nargue en rentrant au travail le matin. Il reste une journée de moins et le projet avance à une vitesse fulgurante. Il reste soixante-dix-sept jours avant Turin. Et Turin revêt une importance particulière pour nous, car ce seront les derniers jeux olympiques et paralympiques d’hiver avant Vancouver 2010. Notre équipe s’y rendra donc pour retirer le plus possible de connaissances de cette expérience.

L’an dernier à pareille date, notre équipe était assez restreinte. Nous sommes maintenant 150. Nous provenons de dix pays et nous parlons une vingtaine langues, si bien que nous sommes devenus une équipe vraiment internationale. La plupart sont des Canadiens d’origines diverses ou dont les familles sont venues d’ailleurs dans le monde. Nous avons donc une équipe vraiment internationale, ce qui est absolument nécessaire pour nous acquitter efficacement de nos tâches.

À pareille date l’an prochain, nous seront passés de 150 à 300 et l’équipe continuera de grandir rapidement jusqu’en 2010, alors qu’elle atteindra 1 200 membres à plein temps, 3 000 à temps partiel et quelque 20 000 à 25 000 bénévoles pour le déroulement des jeux, auxquels s’ajouteront quelque 10 000 bénévoles pour les cérémonies d’ouverture et de clôture. Nous serons l’une des plus grandes entreprises au pays lorsque nous arriverons en 2010. Nous devons donc être plutôt qualifiés pour nos emplois.

Un phénomène intéressant s’est produit cette année : nous avons consacré beaucoup de temps à préparer le terrain pour nous doter d’une excellente équipe, d’une équipe parfaite. L’un de nos objectifs était de nous assurer de garder ensemble l’équipe et ses partenaires jusqu’en 2010. Souvent les comités organisateurs sont disséminés dans toute l’organisation, ce qui est dur pour le moral et ce qui rend difficile la préservation de la culture. Nous avons consacré beaucoup de temps à la culture, à l’importance d’être une vraie équipe, une équipe modèle qui mérite d’être soutenue par la collectivité. Comme vous le savez, nous avons recruté des gens fantastiques.

Une des choses que nous faisons, incidemment, c’est cet immeuble neuf que vous apercevez à l’écran. Nous avons trouvé cet édifice grâce à la coopération et à la bonne volonté de la ville de Vancouver. Il est rattaché à un autre immeuble. Tous nos partenaires et le comité organisateur vont déménager dans cet immeuble qui est situé près du croisement des routes First et Boundary. Nous allons construire une cité olympique complète sur ce site. Cet immeuble deviendra un icône formidable. Il abritera les sept partenaires, les deux gouvernements principaux, la ville de Vancouver, Whistler, Richmond, le Comité olympique canadien, le Comité paralympique, la GRC et ceux qui deviendront nos partenaires d’ici aux Jeux. Ce sera un lieu très stimulant. L’immeuble peut se voir de très loin. Nous en sommes très fiers. Nous travaillons actuellement à le rénover et à l’aménager pour nous y installer au début du printemps.

Une de nos préoccupations constantes et qui occupe beaucoup de notre temps, ce sont les valeurs que nous avons adoptées pour le comité organisateur. Vous connaissez bien l’importance que les entreprises accordent aux valeurs. Pour notre part, nous avons passé beaucoup de temps à réfléchir à ce que celles du COVAN devaient être si nous voulons avoir du succès, si nous voulons être extraordinaires. Ces valeurs, les voici : travail d’équipe, confiance, excellence, durabilité et créativité. Lorsqu’un nouveau membre se joint à notre équipe, nous lui faisons subir l’épreuve des valeurs. Nous devons nous assurer que toutes les personnes qui participent à cette initiative ont l’esprit, le coeur et la capacité qu’il faut pour survivre dans un environnement frénétique et très exigeant. Nous sommes donc déterminés à établir cette culture, car nous savons qu’en fin de compte, si nous ne sommes pas une organisation exceptionnelle, nous aurons beaucoup de difficulté à conserver l’appui de la collectivité au long du processus.

Pourquoi ces valeurs? C’est simple, c’est pour le travail d’équipe. Il faut absolument que notre équipe soit excellente. Nos voix doivent chanter à l’unisson et nous devons travailler main dans la main. Nous consacrons beaucoup de temps aux répétitions. Le travail d’équipe n’est pas toujours facile à définir, mais on le reconnaît lorsqu’on le voit et, pour notre organisation, il s’agit d’une idée fixe. Ce que nous tentons d’accomplir, c’est d’y arriver assez bien pour que d’autres veulent se joindre à nous. Aujourd’hui nous considérons que tous nos partenaires sont des membres de l’équipe. Il ne s’agit pas d’un groupe élitiste d’organisateurs d’événements dans un immeuble de Vancouver, mais d’une équipe à former qui, nous l’espérons, rejoindra le pays tout entier. Tout le monde se sentira partie prenante de l’ensemble et participant à part entière.

La confiance. Pour que nous puissions être perçus comme un des meilleurs comités organisateurs de tous les temps, les gens doivent avoir foi en nous, ils doivent nous faire confiance, ils doivent nous considérer intègres, ils doivent croire que nous disons la vérité, que nous la soutenons, que nous savons reconnaître nos erreurs et que nous ferons tout en notre pouvoir pour les corriger le cas échéant. La confiance est donc un aspect très important de nos valeurs.

L’excellence. Comme le projet exige de toute évidence que nous excellions, nous relevons la barre dans bien des domaines. Nous devons réussir tout ce que nous entreprenons. Il n’y a pas de place dans ce projet pour la médiocrité. Il n’y a pas de place pour les erreurs coûteuses dans ce projet. Nous devons être très bons. Notre équipe est donc très concentrée sur chaque petit détail et elle vérifie encore et encore en se demandant : « Est-ce vraiment ce que nous pouvons faire de mieux? » Nous recherchons la perfection pour que le projet atteigne les attentes que nourrit le monde à l’endroit du Canada.

Vient ensuite la créativité. La créativité est le domaine où nous pouvons détenir un avantage réel par rapport à ce qui s’est produit avant nous. Elle consiste à jeter un regard neuf dans une optique nouvelle et créatrice et à se demander : « Pouvons-nous présenter cette chose différemment? D’une façon plus efficace? D’une façon plus spectaculaire? Pouvons-nous relever la barre en faisant preuve d’originalité et d’esprit d’innovation? » Les Canadiens, comme nous le savons, sont fiers des innovations et, conséquemment, la créativité est très importante pour eux. Nous avons d’énormes montagnes à gravir, d’immenses défis à relever et il faut que notre équipe les contemple en se demandant : « Comment diable y arriverons-nous? Que devons-nous faire qui n’a pas encore été imaginé pour résoudre ce problème particulier? »

Et finalement la durabilité. La durabilité s’applique pour nous à trois domaines. Il y a évidemment, dans l’organisation des Jeux, les exigences relatives à la durabilité environnementale, sociale et économique. Mais à vrai dire, tout dépend de notre comportement. C’est l’héritage que nous aimerions laisser en tant que comité organisateur. Qu’est-ce que les gens regardent? Avons-nous répondu aux attentes de tout le monde? Avons-nous tenu compte de toutes les cultures et de tous les secteurs de la société qui risqueraient d’être négligés dans un projet comme celui-ci? La durabilité est également devenue une conviction quotidienne du comité organisateur et j’espère qu’elle sera un des éléments dont on se rappellera longtemps après la fin des Jeux.

Nous avons consacré beaucoup de temps à parler de la marque de Vancouver 2010 et de ce qui allait faire de nous une équipe spéciale. Le monde nous regardera-t-il en pensant : « Voilà une organisation du tonnerre »? Nous avons créé ce que nous appelons une « essence de marque ». J’en parle plutôt comme de l’âme, de la culture de Vancouver 2010 et, au lieu de vous en faire une description détaillée, je vais vous en faire lecture.
« Vancouver 2010 crée un climat de possibilité qui favorise la découverte de la grandeur d’âme de chacun. L’événement éveille en nous l’idée que nous sommes des géants à l’intérieur. Il nous lance un défie en demandant : quelle qualité veux-tu atteindre? Il nous encourage à rêver plus grand, à atteindre un objectif plus lointain et à laisser derrière nous quelque chose de durable pour les autres. Vancouver 2010 est une invitation lancée à tous à participer à l’aventure olympique et paralympique. Que chacun construise et escalade son propre podium. Il s’agit de créer des champions du quotidien… chaque jour. Ils proviennent des sports et des arts, comme de la technologie. De l’éducation au bénévolat, notre histoire de 2010 portera sur les Jeux que nous pourrons toucher plutôt que sur les Jeux qui nous auront touchés. La célébration du possible est un engagement global qui rend également hommage à la réussite personnelle et à la victoire. Vancouver 2010 donne à chaque rêve un terrain sur lequel concourir, un podium vers lequel s’élancer. Le seul chronomètre est celui que vous vous appliquez. Personne n’est en compétition avec vous, sauf ceux que vous invitez. Il n’y a pas d’autre victoire que celle que vous ressentez dans votre coeur. Vancouver 2010 partage avec le monde ce qui est possible. Lorsqu’un pays adopte les valeurs d’égalité, de liberté, de durabilité et de responsabilité globale, il est stimulé par le défi de vivre entièrement et complètement selon ces idéaux. Les Jeux olympiques et paralympiques nous rappellent à tous notre potentiel. Vancouver 2010 est l’occasion de démontrer au monde de quoi nous sommes capables et ce que nous pouvons être si nous nous en donnons la peine. Vancouver 2010 est une célébration du possible. »

Voilà ce que nous avons adopté comme culture. Voilà le genre d’équipe qu’il nous faut bâtir et que nous nous efforçons de constituer pour Vancouver 2010. Vous avez maintenant une idée de ce qui se passe au sein de l’organisation. Nous sommes très fiers de ce que nous accomplissons et très heureux de la façon dont nos partenaires se sont joints à nous.

L’année écoulée a été très stimulante. Elle a aussi posé quelques défis. Nous avons accompli beaucoup de choses. Nous avons évidemment consacré pas mal de temps à nous préparer à la construction intense de l’an prochain. Mais le programme est déjà amorcé. Nous avons travaillé dans la vallée de la Callaghan, qu’on aperçoit ici à l’écran, qui sera le site de trois compétitions d’athlétisme. Nous avons achevé ici pour 14 millions de dollars de travaux. Tout le monde connaît les conditions climatiques d’ici et s’il faut en croire les journaux, le ciel tombe chaque jour sur la tête des constructeurs. Alors nous avons retroussé nos manches et nous avons travaillé très fort pour traverser 2005 et pour être fins prêts et complètement préparés aux lourds travaux qui viendront.

Dans la vallée de la Callaghan où ces sites doivent être construits, l’un pour le biathlon, un autre pour le ski de fond et l’autre pour le saut à skis, nous avons engagé un petit entrepreneur des Premières nations, RBVLP Construction (Resource Business Venture Limited Partnership) de Pemberton, pour effectuer les premières étapes des travaux. Le travail a débuté avant la date prévue, il s’est terminé avant la date d’échéance et dans les limites du budget prévu. Le projet fait maintenant relâche pour l’hiver. Nous avons accompli beaucoup plus que nous l’avions imaginé et nous sommes très heureux d’annoncer que le projet se porte bien et que notre équipe s’affaire maintenant à la conception finale détaillée, celle que nous appliquerons après l’hiver, afin d’être parfaitement prêts à exécuter ce projet comme il se doit, à temps et en respectant l’échéancier futur.

Cet objectif est très clair, chaque jour. C’est la conviction entière et profonde de notre équipe de constructeurs. Sur le mont Blackcomb, nous construisons le centre de glisse, un aménagement très complexe et très original, dont la conception ne peut pas vraiment être raffinée davantage. Le centre est exactement ce qu’il doit être : une piste rapide qui dévale la montagne. À ce site, nous avons consacré 6,5 millions de dollars au travail de préparation pour l’an prochain. L’entrepreneur que nous avons engagé, Emile Anderson Construction, est un entrepreneur brillant. Son équipe a fait un excellent travail, a terminé dans les délais, ce qui nous a fait économiser 700 000 $.

Je le répète : nous consacrons actuellement nos efforts à la conception détaillée pour être fin prêts. Il faut donc que chaque détail soit vérifié avant d’entreprendre la construction.

Un des aspects les plus encourageants de ces deux chantiers est la personnalité des entrepreneurs eux-mêmes. Les travailleurs qui participent au projet sont conscients que nous avons à produire un niveau d’excellence exceptionnel pour le reste du monde. Ces entrepreneurs ont donc uni leurs forces aux nôtres et ils comprennent que ce travail doit bien se faire et que nous devons manifester au monde que nous sommes maîtres de la situation, que nous la contrôlons et que, jusqu’ici, notre expérience a été excellente.

Le projet suivant est l’ovale Richmond et comme vous le savez, c’est Richmond qui construit ce site. C’est un site spectaculaire et Richmond est un partenaire extraordinaire. Comme vous le savez, notre investissement dans ce projet est plafonné à 60 millions de dollars. Mais les gens de Richmond ont réagi en y découvrant une vision pour eux-mêmes. Voilà ce qu’ils voient et voilà ce qu’ils construisent : ceci est le tout dernier dessin d'architecture de l’ovale, l’un des immeubles les plus magnifiques de sa catégorie au monde. Il servira aux sports d’hiver ainsi qu’aux sports d’été après les Jeux. Mais pour la collectivité de Richmond, en plus d’être un héritage olympique fabuleux, l’immeuble répondra pour plusieurs générations aux besoins de la collectivité dans de nombreux domaines. Il sera situé dans un lieu spectaculaire sur la route River, juste en face de l’aéroport. Les travaux sont amorcés et le travail se déroule sur le site. La collectivité a décidé d’ajouter certains éléments à l’immeuble, ce qui le rendra plus durable et plus utile pour la collectivité. Encore une fois, notre investissement se limite toujours à 60 millions de dollars et ils ont retenu les services de Dominion Fairmile pour le gérer. Ils sont donc entre les mains d’un excellent entrepreneur, l’échéancier est respecté et les travaux progressent dans la bonne direction. Leur travail au cours de l’hiver consistera également à raffiner la conception pour que la construction se poursuive de la façon requise.

Nous savons tous que le marché de la construction est en pleine effervescence. On nous a dit qu’en ce moment même, les investissements dans les projets de construction sont de l’ordre de 70 à 75 milliards de dollars pour les trois années à venir dans cette région de la Colombie-Britannique. Ceci pose évidemment de grands défis et les soucis qui nous attendent sont la disponibilité de la main-d’oeuvre, l’indexation des coûts et l’hébergement à Whistler des travailleurs qui participeront aux projets.

Une de nos préoccupations est que le budget de notre projet a été établi en dollars 2002 et que l’indexation pour les projets en construction se situe aujourd’hui entre 40 et 50 pour cent. Alors au lieu de nous en préoccuper, nous avons réexaminé attentivement notre projet pour nous assurer de construire ce qui doit être construit, en utilisant tous les moyens possibles pour exercer notre créativité. Au cours de l’année ou des quatorze mois écoulés, nous avons économisé environ 85 millions de dollars du programme originel en vue de parer à cet important changement. Nous avons pris certaines décisions dont les suivantes : le centre de télédiffusion a été déplacé de Richmond au centre-ville, ce qui nous a permis d’économiser 15 millions de dollars, d’améliorer la qualité du théâtre olympique et d’assurer par le fait même une bien meilleure couverture télévisuelle du projet.

Nous avons resserré sensiblement le concept du Nordic Center dans la vallée de la Callaghan, réduit sa complexité, beaucoup changé sa conception, tout en conservant un excellent site olympique, mais nous avons travaillé fort afin de retirer certains éléments qui représentaient de trop grands défis pour les constructeurs. Nous avons aussi retranché quelque 5 millions de dollars du projet de la vallée Callaghan en ne construisant que les sauts à skis requis pour le programme olympique. Il n’y aura donc pas de sauts d’été après les Jeux.

Tout compte fait, notre équipe a travaillé d’arrache-pied et nous prévoyons un résultat exemplaire pour notre programme de construction. Nous espérons qu’en bout de ligne, lorsque vous verrez les résultats, vous serez plutôt fiers du travail accompli par cette équipe, de son oeuvre et de ses réussites. Nous avons imaginé toutes sortes de façons de relever ces défis car c’est ce qu’on attendait de nous. Comme je le disais, donc, la conception a été vraiment profilée. Nous sommes absolument résolus à ce qu’aucun entrepreneur ne travaille à ce projet sauf s’il est prêt à retrousser ses manches et à collaborer avec nous de manière à obtenir de chacun de ces projets ce que nous pouvons en retirer de mieux. Tout le monde vise le même objectif. Nous devons conclure ces contrats rapidement, les définir de manière précise afin de réduire le risque de voir les coûts augmenter encore plus et nous devons continuer à trouver les meilleurs participants pour travailler à ces projets, les gérer, les garantir et les protéger à mesure que nous progresserons. Nous avons même discuté, et nous poursuivons nos discussions, avec les industries de l’acier et du béton afin de découvrir des façons de réduire nos frais et d’accomplir ce que vous attendez de nous.

Au cours des quatorze derniers mois, depuis l’annonce du partenariat entre Bell Canada et le COVAN, Bell a été un excellent partenaire pour nous. Au cours de ces quatorze mois, nous nous sommes associés à six partenaires corporatifs importants. Nous avons dépassé amplement ce que nous avions espéré accomplir. Au début du projet, nous avons cru que nous n’arriverions pas à recueillir d’argent avant la fin de Turin. Mais en faisant le tour du pays et en parlant à ces compagnies et à ces PDG de notre vision, dans notre région comme dans l’ensemble du Canada, nous avons été épatés par leur réaction, par les efforts déployés par ces compagnies pour répondre à nos besoins, pour devenir des partenaires dans l’édification de ce qui deviendra la meilleure expérience olympique et paralympique de tous les temps. Ils ont engagé des sommes extraordinaires dans le projet. De plus, fait inusité, dans chacune de ces compagnies, les employés sont devenus des ambassadeurs au quotidien des Jeux olympiques et paralympiques pour tout le Canada. Ces hommes et ces femmes de tous les âges, qui habitent des villes et des villages de tous les coins du Canada, illustrent chaque jour le fait que nous accomplissons, grâce à eux, ce que nous ne pourrions réussir sans eux. C’est ainsi que ces compagnies ont pris leurs responsabilités, en compagnie d’autres dont je parlerai dans un instant.

Chacune d’entre elles a fait sienne notre détermination à appuyer nos athlètes convenablement et à faire en sorte que nous ayons l’équipe à battre aux Jeux de 2010. Elles ont été extraordinaires sur tous les plans. Comme le disait Justin, Bell a été notre premier partenaire et a été, à tous les égards, un partenaire modèle. Sa tâche est très ardue, elle consiste à produire un plan simple et sans faille, dont l’exécution sera impeccable. Bell doit relever le défi de s’assurer qu’il n’y a aucune interruption de ses services, même momentanée, car ils sont essentiels aux Jeux. L’entreprise dépend beaucoup de la technologie et elle fait un travail superbe. Il y a ensuite la RBC Banque Royale qui pourrait bien être le plus ancien commanditaire olympique au monde; elle l’est sûrement au Canada. Appuyant les athlètes canadiens depuis 1947, elle est un partenaire fantastique et nous sommes très, très fiers qu’elle soit des nôtres. Elle est actuellement considérée comme la compagnie la plus populaire, la plus respectée au Canada.

La Compagnie de la baie d’Hudson, présidée par George Heller, qui était le PDG des Jeux du Commonwealth de Victoria, et toute son équipe sont devenus d’excellents amis du COVAN. Ils ont pris l’engagement sans précédent d’appuyer les athlètes avant les Jeux et parmi leurs activités récentes, ils viennent de lancer les nouveaux uniformes pour Turin qui sont maintenant en magasin dans tout le Canada, car ils ont ouvert des centaines de boutiques olympiques d’un bout à l’autre du pays. Qu’une compagnie agisse ainsi constitue vraiment une première mondiale. Le fait qu’ils se soient concertés avec une équipe de dessinateurs et des athlètes canadiens d’un océan à l’autre pour décider de l’apparence et du confort de ces uniformes est tout à l’honneur de leur façon de gérer l’entreprise. Ils ont été d’excellents partenaires, déterminés à nous aider à organiser des Jeux épatants.

RONA a pour devise « Aider à réaliser les rêves ». RONA a pris cet engagement incroyable envers nous d’être très présente aux Jeux olympiques et, soit dit en passant, sa stratégie globale de croissance au pays est de devenir une entreprise entièrement canadienne. Nous avons assisté la semaine dernière à une de leurs réceptions à Montréal et l’enthousiasme à propos des olympiques était palpable dans la compagnie. Ils contribuent des fonds, des matières premières pour les sites et ils sont très engagés dans l’exécution du projet.

PetroCanada fournit l’énergie aux Jeux. L’entreprise offre un soutien sans précédent aux athlètes olympiques, et ce depuis 1998 : rappelons-nous leur participation remarquée au parcours de la flamme olympique à Calgary. Nous sommes très fiers de notre relation avec eux. Puis il y a la General Motors. C’est le plus récent accord que nous ayons conclu. Son engagement envers les Jeux est de l’ordre de 6 000 véhicules, soit les véhicules qui nous sont nécessaires pour répondre adéquatement à nos besoins en transport. Et cet engagement en est un de taille : il comporte quelque 30 % de véhicules hybrides. Nous atteindrons le record du transport durable grâce à cet engagement. Nous en sommes très fiers, comme eux d’ailleurs, ce qui nous ravit.

Ce sont des partenaires bien différents de ceux que nous attendions. Il ne s’agit pas tellement pour eux de droits de commercialisation, de couverture médiatique ou d’annonces dans les journaux. Il s’agit plutôt d’être reconnus comme des entreprises qui se soucient du Canada. Il s’agit d’épouser la culture dans son ensemble, d’être entièrement engagés dans la solution quotidienne des problèmes, ce qui est inévitable dans la préparation des Jeux.Les partenariats sont notre thème principal aux Jeux de Vancouver 2010 et nous assumons l’entière responsabilité d’en établir le plus grand nombre possible. Nous avons d’excellents partenariats avec nos deux gouvernements. Nous avons d’excellents partenariats avec les municipalités de Vancouver, Whistler, West Vancouver, Squamish, Richmond, des relations extraordinaires avec ces collectivités qui participent à l’organisation de Jeux spectaculaires. Nous avons d’excellentes relations avec le Comité olympique canadien, le Comité paralympique. Patrick Jarvis qui vient d’être élu au comité international paralympique est des nôtres aujourd’hui. Nous avons une relation merveilleuse et qui s’approfondit avec nos partenaires de chacune des quatre Premières nations et nos commanditaires. Et ces relations s’étendent maintenant à d’autres provinces.

Il s’est produit quelque chose de très intéressant récemment : nous avons eu de longs pourparlers avec le territoire du Nunavut avant de lancer notre emblème. Là-haut, dans l’Extrême-Arctique, ils caressent le rêve de participer aux Jeux. Et ils en sont très fiers. Le premier ministre du Nunavut est venu récemment discuter dans nos locaux de la possibilité fournir des peintres et d’autres artistes de son territoire pour qu’ils s’engagent dans le programme culturel qui se créera autour des Jeux olympiques. Leur rêve est de s’impliquer, de participer, et nous avons pour tâche de nous assurer qu’il se réalise.

Ce que nous trouvons intéressant, c’est que nous avons récemment entendu parler d’un groupe d’écoliers qui, informés sur l’arrivée des Jeux ici, ont décidé d’organiser une collecte de fonds avec leur enseignante et de construire un inukshuk à proximité de leur école. Alors ils ont obtenu toutes ces pierres, ils ont construit leur inukshuk, recueilli un peu plus de 50 000 dollars je crois, puis ils se sont envolés vers Whistler. En arrivant à Whistler, ils ont assemblé leur inukshuk à l’extérieur du centre d'accueil pour exprimer leur message : ils veulent participer, s’engager, ils nous observent. Tout cela, ils l’ont fait sans notre invitation; nous n’en savions rien avant la dernière minute. Nous avons alors compris que tout le monde nous surveille, que tout le monde est attentif et cherche très fort à participer. Ça nous a fait énormément plaisir.

Au cours des prochains mois, nous comptons amener toutes les provinces dans notre équipe, afin de pouvoir vivre la promesse d’être les Jeux du Canada. Vous êtes tous au courant qu’une des ententes provinciales que nous avons signées récemment est celle de la province de Québec. L’événement a soulevé beaucoup d’intérêt. Nous en sommes très fiers car, comme vous le savez, nous sommes un pays bilingue et nous avons besoin d’aide dans plusieurs domaines. La province de Québec a une vision de ce que les Jeux représentent pour elle. Cette entente couvre une vaste gamme de domaines, dont les langues, les sports, la culture, l’approvisionnement des entreprises, toutes sortes de domaines où nous pouvons nous entraider. L’événement a de quoi nous emballer. C’est la première entente que nous concluons avec une province et elle a soulevé beaucoup d’intérêt dans tout le pays pour que d’autres provinces se joignent à nous.

Vous avez sûrement entendu parler depuis quelques mois du défi que représente pour nous le marketing piège. Nous l’appelons « marketing piège » car ce n’est pas très joli. Vous savez tous que nous avons eu un contentieux sur la place publique avec Esso Canada et qu’Esso Canada avait un programme que nous considérions en violation des droits de PetroCanada, car nous étions d’avis qu’ils utilisaient une association avec les Jeux olympiques qui n’était pas équitable. Nous avons donc pris nos responsabilités et tenté de protéger notre commanditaire et notre projet. C’est un travail très important. Il nous a attiré beaucoup d’attention et il a soulevé évidemment beaucoup de controverse. Mais nous avons un gros travail à faire. Nous devons recueillir plus de 1,7 milliard de dollars pour monter les Jeux et cet argent provient de quatre sources. Il provient de contrats de marketing que nous ratifions au Canada, de vente de billets des Jeux, de négociations de télévision avec le CIO, de revenus de droits de télévision et de fonds que nous obtenons de partenaires de marketing international du CIO. Et c’est tout. Ce sont nos seules sources de revenus. Nous devons obtenir un très haut niveau d’appui pour réussir. Nos commanditaires doivent également être protégés. Ils ont été à la hauteur de la situation et nous leur en sommes reconnaissants, voilà pourquoi nous devons les protéger.

Cette semaine a été fort intéressante, car nous revenons d’une visite de trois jours dans le Nord de la Colombie-Britannique où nous avons rencontré des collectivités des Premières nations et d’autres groupes qui se tiennent au courant des événements et qui désirent s’impliquer dans les Jeux. Un des domaines où nous croyons pouvoir détenir un réel avantage en 2010 est celui du tourisme et plus particulièrement du tourisme autochtone. Certains des travaux accomplis dans la province sont assez spectaculaires. En discutant avec les chefs autochtones, nous avons appris que leur art, leur peinture, leur sculpture et tout le travail, parfois magnifique, accompli par de jeunes artistes talentueux, que ce travail est parfois plagié ou copié dans d’autres pays, puis expédié au Canada et en Amérique du Nord où il est vendu comme authentique. Nous sommes en quelque sorte dans la même situation et pour nous en tirer, nous devons faire notre travail consciencieusement. Nous allons donc consacrer de plus en plus de temps à faire en sorte que le marché reste intègre et que nos commanditaires soient protégés. C’est une responsabilité que nous devons prendre, sans quoi le coût pour le comité organisateur sera important.

Comme je le disais, notre objectif de revenu dépasse les 1,7 milliard de dollars. À ce stade-ci, alors que nous imaginons l’avenir et que nous attendons de voir à quoi ressemblera l’expérience de Turin, tous les efforts de l’équipe de marketing dirigée par Dave Cobb visent à produire autant de revenus que possible et pour cela, nous devons être dignes de confiance. Les gens doivent savoir que nous tiendrons promesse lorsque nous concluons des ententes avec nos partenaires.

Un autre sujet qui est à la une plus souvent qu’il ne le devrait est toute la question de la sécurité. La sécurité des Jeux olympiques fait les manchettes dans le monde entier. Nous avons la chance d’avoir reçu d’excellents conseils sur la façon d’organiser la sécurité dès l’époque où nous sommes allés nous renseigner à Salt Lake City. On nous a dit que nous devions confier la sécurité à un seul commandement central. Ce commandement central unique est la GRC dont la tâche consiste à engager et à coordonner toutes les agences de sécurité, à titre d’agence centrale. Ils obtiennent toute la collaboration requise et tout le monde les appuie. Ce qui nous arrive est assez spécial : leurs agents collaborent avec nos planificateurs dans nos bureaux et, ensemble, ils mettent au point les stratégies de sécurité pour 2010. Ainsi, ils ont assisté avec notre équipe à la conception des sites, examinant chaque détail de manière à mettre sur pied la sécurité la plus efficace possible au moindre coût. Et nous croyons que grâce à cette agence, la GRC, une des agences de sécurité les plus respectées au monde, grâce à ses talents, à sa capacité et à son expérience des grands événements, nous avons l’occasion de laisser en héritage aux Jeux olympiques leur excellent travail.

De notre côté, nous ne pouvons pas nous occuper de sécurité. Nous ne pouvons pas consacrer de temps à discuter d’acheter plus d’avions, de sous-marins et de matériel de sécurité. Nous devons discuter d’athlétisme, de sports, de ramener les Jeux à leur esprit véritable. C’est également ce que pense la GRC. Notre crainte est que l’ordre du jour soit en quelque sorte pris en otage par des forces extérieures, par ce qu’on pourrait appeler de la rhétorique alarmiste, comme des rumeurs lancées par des gens qui ont beaucoup d’argent à gagner en s’engageant sur cette voie. Notre tâche consiste à protéger notre programme, à veiller sur lui, et nous y arriverons car nous avons le personnel requis. C’est là l’objectif de notre équipe pour l’avenir : collaborer avec les autres cités olympiques afin de bien gérer cet aspect du projet également.

Il y a environ un an, nous avons discuté avec la collectivité de ce que nous appelions à l’époque un accord. Les médias en ont parlé comme d’un accord avec les syndicats. Aujourd’hui, on en parle comme d’une alliance communautaire et, lorsque nous avons émis l’idée d’amener les organisations à coopérer entre elles pour appuyer les Jeux, y compris les organisations syndicales, les journaux s’en sont emparés et les gens se sont mis à nous critiquer et à croire que nous faisions certaines choses, alors qu’il en était autrement. Laissez-moi vous expliquer brièvement ce que nous faisons. Nous voulons que chaque organisme, chaque service, chaque organisation (syndicat,
entreprise, gouvernement) qui est capable de nous aider à bâtir le bon environnement, nous aide à le faire. Nous nous efforçons de convaincre tous ceux qui peuvent faire en sorte que nous soyons fin prêts durant les Jeux et que nous avancions tous dans la même direction. Laissez-moi vous dire que jusqu’ici tout le monde coopère. Nous avons parlé aux chefs d'entreprises, aux dirigeants syndicaux, aux gouvernements, à toutes sortes d’agences qui considèrent que la meilleure façon de procéder est de réunir toute la collectivité. Au sein de notre équipe, cette partie du travail est sous la direction de Donna Wilson.

Et voici ce que nous espérons qui se produira en définitive. Les Jeux s’en viennent et à mesure qu’ils s’approcheront, nous les considérerons spéciaux et nous ne laisserons personne les compromettre. Au cours de la grève que nous avons connue récemment dans l’industrie portuaire, des millions de dollars en produits olympiques ont été immobilisés durant des semaines. Si une telle chose devait se produire durant les Jeux olympiques, nous perdrions la face devant le monde entier. Nous ne pouvons permettre que cela se produise. Ce qu’il nous faut, c’est une collectivité motivée car nous sommes tous dans le même bateau. Si nous pouvons convaincre tout le monde d’appuyer l’idée, de protéger le projet, de le considérer spécial, alors le résultat de notre travail sera fantastique.

Il ne s’agit ni de construction, ni de contrats spéciaux, ni de taux salarial ou d’avantages supplémentaires : il s’agit d’amener tout le monde à considérer les Jeux en se rappelant que le monde est à nos portes et que nous devons tous être à notre meilleur.

À l’étape des appels d’offres, nous avons beaucoup parlé d’impact économique et nous avons cité de nombreux chiffres qui ont soulevé bien des débats. Comme je le disais, nous revenons du Nord où l’économie provinciale était très déprimée. Et je peux vous dire, uniquement d’après notre expérience de trois jours, que chaque collectivité que nous avons visitée se prépare à l’échéance de 2010. Tout le monde a des projets et des travaux qui aboutissent en 2010 et cette année est devenue tout un objectif pour la province. Récemment, la RBC Banque Royale a émis des pronostics et des analyses sur ce qui se produit sur le plan économique et sur qui découle des Jeux… dès maintenant. On y lit que l’impact économique des Jeux, aujourd’hui, en se basant sur ces chiffres, est de l’ordre de 2,1 à 3,3 milliards de dollars en 2005. C’est plus élevé que ce que nous estimions il y a quelques années, et selon certains, cela se répétera jusqu’en 2009, époque où nous devrions voir une hausse plus grande encore, quand il faudra tenir compte de l’activité touristique. La plupart des effets se voient aujourd’hui dans le secteur de la construction et des projets qui ont été organisés en fonction de l’échéance de 2010. À l’approche de 2009, si l’on examine les ventes au détail, l’hébergement et le tourisme, dont le tourisme autochtone, on constate que les choses sont bien différentes; des chiffres vont aussi nous parvenir d’autres sources. L’événement est un catalyseur puissant. Nous en sommes évidemment très heureux.

À l’heure actuelle, nous prévoyons accorder quelque 10 000 contrats d’ici le début des Jeux. Nous en avons conclu 300 jusqu’à maintenant pour un coût d’environ 93 millions de dollars. Les Jeux ont donc un impact réel et de notre côté, on nous blâme pour les effets positifs comme pour les effets négatifs qu’ils produisent. Mais ça fonctionne et le défi pour nous, en tant que collectivité et en tant que province, sera d’en tirer parti et de faire en sorte qu’à l’issue des Jeux, nous soyons en mesure de continuer à en exploiter les effets pendant des années à venir.

L’objectif de la province est de doubler le budget du tourisme ou l’impact du tourisme d’ici 2010, ce qui le ferait passer de 9 à 18 milliards de dollars. Ce résultat serait renversant. Comme le gouvernement canadien a déménagé la Commission canadienne du tourisme à Vancouver, en collaboration avec les agences touristiques de la C.-B., cela pourrait bien devenir possible. Nous pourrions entrer dans une période de croissance économique plus importante que jamais.

Bien des défis devront être relevés. Je vais vous donner un bref aperçu de ce que j’appellerai les montagnes qu’il nous reste à escalader. L’un des aspects qui nous causent un peu de souci est la région de Whistler où nous craignons de manquer d’hébergement pour les voyageurs du monde qui s’en viennent. À Whistler il y a des hôtels et d’autres sites d’hébergement où nous devons réserver des chambres presque une par une. Et nous devons nous assurer de chacune de ces chambres. Notre équipe travaille littéralement 24 heures sur 24 à réserver autant de place que possible. On apprend que cette tâche a été incroyablement difficile pour les gens de Turin. Pour nous, c’est un défi que nous devrons relever. Au cours de l’année qui vient, nous devrons trouver un moyen d’assurer tout cet hébergement et de l’encadrer par des contrats, afin qu’il n’y ait pas de doute pour le reste du monde que nous sommes en mesure de remplir nos promesses.

À Vancouver, nous avons tout l’hébergement requis, la plupart des contrats ont été signés et nous sommes dans une excellente position. Pour le programme des sites, il est évident que lorsque viendront les gros travaux de l’an prochain, nous devrons nous dépasser. Nous nous faisons évidemment du souci à propos de l’indexation des coûts et des événements actuels. C’est pourquoi nous travaillerons extrêmement fort durant les quatre à cinq prochains mois pour obtenir le genre de résultats que vous attendez tous de nous.

On nous demande souvent si nous savons quels seront nos coûts. Et nous avons travaillé fort. Nous avons une équipe de financement très expérimentée en place et nous nous efforçons de raffiner et de définir avec précision nos estimés de coûts et autres. Mais ces chiffres ne prendront vraiment leur sens que lorsque nous verrons ceux de Turin. Nous devons aller à Turin pour analyser ce qui s’y produit, appliquer cette expérience à nos estimés puis, d’ici le troisième trimestre de 2006, établir notre premier vrai budget des coûts, que nous serons prêts à présenter comme celui qui nous guidera jusqu’à la toute fin. D’ici là, nous continuerons de raffiner les renseignements que nous possédons.

L’un des grands défis de l’an prochain sera la négociation pour la télévision avec le CIO, afin d’obtenir des revenus suffisants de la masse de dollars consacrée à la télévision afin d’appuyer les Jeux. De toute évidence, l’un de nos grands défis est de continuer à protéger notre réputation, afin d’être perçus dans tout le pays comme une bonne entreprise, comme un comité organisateur honorable que les gens sont prêts à appuyer et à suivre. Un de nos grands défis est Turin elle-même. Nous formons une grande équipe sur les lieux et nous occuperons jusqu’à huit minutes de leurs cérémonies de clôture. C’est à ces cérémonies de clôture que nous commencerons à communiquer au monde la participation du Canada. Tout le monde sera à l’écoute et ce sera pour nous l’occasion de communiquer avec 500 millions à un milliard de spectateurs. C’est une période très intense pour notre équipe qui se prépare, comme vous le supposez, à donner un spectacle qui saura retenir l’intérêt du monde entier.

L’un des sujets auxquels nous avons consacré du temps et sur lequel on nous a posé bien des questions est celui qu’on appelle d’un bout à l’autre du pays « À nous le podium en 2010! ». L’initiative « À nous le podium en 2010! » est le fruit d’une décision prise conjointement par le Comité olympique canadien et par le COVAN pour appuyer les athlètes canadiens, afin que nous ayons une excellente équipe aux Jeux. Revoyons la situation : jusqu’ici les équipes canadiennes sont allées participer aux Jeux olympiques et chaque fois qu’elles en sont revenues, lors des quelques derniers Jeux, les gens ont dit qu’il n’y avait pas eu assez d’argent pour appuyer ces jeunes hommes et ces jeunes femmes dans la poursuite de leurs objectifs. De notre côté, nous avons étudié la situation et nous avons trouvé que c’était un peu comme bâtir une splendide salle de cinéma avec des sièges confortables, un excellent écran et un système sonore épatant, sans se soucier des films qu’on y projette. Le reste du pays aura des attentes et il jugera les Jeux en se basant sur ce que feront les athlètes. C’est pourquoi, conjointement avec le Comité olympique canadien, nous avons lancé cette initiative appelée « À nous le podium en 2010! ». Le gouvernement fédéral a investi 55 millions de dollars, la province 10 millions, notre équipe a fait du démarchage et nos commanditaires ont tous contribué à réunir les fonds nécessaires à la préparation de l’équipe. C’est un travail très important. Il serait déplorable de nous rendre jusqu’au bout de ce travail incroyable sans avoir appuyé notre équipe.

J’aimerais vous montrer maintenant une courte vidéo intitulée « À nous le podium en 2010! » pour vous donner une idée de ce dont il s’agit. C’est vraiment une démonstration scientifique sur les outils nécessaires à nos athlètes pour avoir l’ultime avantage. Voilà à quoi nous consacrons ces sommes. Alors regardons cette vidéo.

[PROJECTION DE LA VIDÉO]

Ce travail est amorcé et nous consacrons maintenant nos efforts à obtenir les meilleurs Jeux de tous les temps et les meilleurs résultats de tous les temps. Vous savez, c’est toujours agréable de venir ici parler de ce que nous faisons, mais plus que jamais, nous abordons l’année la plus difficile jusqu’ici : l’année prochaine. Notre équipe s’élargira rapidement et nous allons emménager dans nos nouveaux locaux. C’est très stimulant. Le défi que nous vous lançons est de trouver une façon de nous aider, de quelque manière que ce soit. Que vous participiez en tant que bénévole, à titre de partenaire ou que vous soyez employé d’une des compagnies qui commanditent les Jeux, c’est à vous qu’il revient de trouver une façon de nous aider, de nous éviter des erreurs, de nous appuyer, de participer d’une façon ou d’une autre et de nous aider à réussir. Nous avons besoin de l’aide de quiconque est prêt à nous prêter main-forte.

Merci de nous avoir écouté aujourd’hui. J’apprécie cette occasion qui m’a été donnée de m’adresser à la Chambre de commerce, car vous avez toujours été de bons amis. Je cède maintenant la parole à Dennis. Merci beaucoup.
 
 
Gallerie vidéoTant de possibles à célébrerL'olympiade culturelleÀ nous le podium en 2010
/EDU - Le portail scholaire canadien
La marque de Vancouver2010
Téléchargements
Fils RSS
Centre des médias