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La course de Sara Renner pour sauver l’environnement
22 avril 2008

La skieuse de fond canadienne Sara Renner participe à la finale de 10 kilomètres dames aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (photo : Jed Jacobsohn/Getty Images)
Elle participe à une course pour sauver
l’environnement. La skieuse de fond canadienne et
médaillée d’argent
Sara Renner exécute de grandes
foulées pour tenter de prévenir le
changement
climatique. Comme nouvelle maman, elle désire
léguer une planète en santé aux
générations futures.
« Comme mère,
athlète et Canadienne, je dois assumer mes
responsabilités pour ma fille », a
affirmé M
me Renner. « La
situation est critique et tout le monde doit faire sa part pour
sauver l’environnement. Tout un chacun doit prendre
position et dire "mes enfants sont importants et on ne se
souviendra pas de moi comme quelqu’un qui a
fermé les yeux." »
Au cours des 12 années de sa
carrière internationale comme skieuse de fond, M
me Renner a vu les conditions climatiques
hivernales devenir de plus en plus imprévisibles et elle
perçoit ce changement comme une menace à
l’avenir de son sport.
« Je suis tellement habituée
aux descentes sur de la neige transportée par camion
pendant des centaines et des centaines de kilomètres.
Chaque année, cette neige devient plus sale,
déclare M
me Renner. Il est vraiment difficile pour les
organisateurs de tenir des coupes du monde en
Europe. »
Camp d’entraînement sur le
changement climatique avec Al Gore
Au cours du mois, M
me Renner s’est rendue
à Montréal, au Québec, pour
assister à une séance de formation intensive
d’une durée de trois jours, portant sur les
sciences de l’environnement et les solutions contre le
changement climatique. Des pourparlers ont
été conduits par
M. Al Gore, ancien vice-président
des États-Unis, et par des experts sur le climat, dont
le scientifique canadien de renom
D
r David Suzuki . M
me Renner était parmi les
250 athlètes, personnalités du
monde des affaires, éducateurs, environnementalistes et
représentants gouvernementaux, venant de
différents endroits au Canada pour assister aux
séances organisées par
Le projet
climatique Canada. Possédant
l’information la plus à jour qui soit, les
participants sont retournés dans leur
communauté comme ambassadeurs du climat, en mesure
d’accroître la sensibilisation du public
face à cet enjeu d’envergure
qu’est le changement climatique.
M
me Renner a reçu son invitation
pour la conférence par
l’intermédiaire des
Champions
de l’air pur , un organisme sans but lucratif qui a
pour mission d’améliorer la
qualité de l’air en œuvrant avec
des athlètes réputés pour
encourager les Canadiens et Canadiennes à adopter des
pratiques et des modes de vie qui rehaussent leur santé
et l’environnement. Selon M
me Renner, assister à cette
séance de formation a compensé toute la
culpabilité qu’elle a ressentie à
cause des émissions de carbone qu’engendrait
son vol au-dessus des prairies canadiennes. Pour
remédier à ce sentiment, cette
dernière se procure souvent des crédits de
compensation d’émissions de carbone, une
taxe que l’on paie de bon gré sur les
émissions de carbone produites par le transport
aérien. Elle admet que cette solution n’est
pas idéale, mais qu’elle lui permet au moins
de réduire les répercussions de ses
voyages.
Se simplifier la vie et passer du temps en
famille
Adopter un mode de vie plus écologique a eu des
répercussions très positives pour M
me Renner et son mari,
M. Thomas Grandi, athlète
olympique canadien de ski alpin et président de Alpine
Alberta. Selon M
me Renner, la meilleure façon pour
sa famille de réduire son empreinte
écologique est de se simplifier la vie. Elle affirme
qu’être plus écologique ne
demande aucun changement draconien; ce sont les gestes de tous les
jours comme consommer des produits locaux, lorsque possible, faire
sécher ses vêtements sur la corde
à linge, utiliser son vélo autant que
possible ou encore se procurer des crédits de
compensation d’émissions de carbone ou
réduire ses déplacements aériens,
si possible.
« Tous ces gestes que nous posons et
toutes les mauvaises habitudes adoptées par notre
culture enlèvent un peu de vie à ce qui
compte vraiment », ajoute M
me Renner. « Ces
mêmes habitudes grugent le temps passé
à s’entraîner ou en famille. En
simplifiant votre vie, vous réduisez aussi votre
empreinte écologique et, en bout de ligne, votre vie
sera meilleure et vous serez plus
heureux. »
Passer à l’action

Thomas Grandi, du Canada, participe à la finale de slalom géant de ski alpin masculin aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (photo : Clive Mason/Getty Images)
En ce Jour de la Terre, à la Banff Public Library, en
Alberta, M
me Renner fera sa première
présentation sur le changement climatique. Cette
présentation sera fondée sur celle
qu’Al Gore a faite dans le cadre du
documentaire
Une vérité qui dérange (An
Inconvenient Truth), qui s’est
mérité un oscar. M. Grandi aura
aussi une annonce à faire en cette journée
spéciale. L’équipe de ski alpin
de l’Alberta sera la première
équipe sportive provinciale du Canada à
être neutre en carbone. M
me Renner et M. Grandi sont
seulement quelques-uns du nombre croissant
d’athlètes qui encouragent le soutien des
initiatives environnementales. À ce jour,
l’Association des joueurs de la Ligue nationale de
hockey a recruté plus de 500 joueurs, comme
l’athlète olympique canadien et ailier droit
des Flames de Calgary, M. Jarome Iginla, qui
font tout en leur pouvoir pour réduire leurs
émissions de carbone.
Le soutien de l’environnement a atteint les terrains
de jeux, et les athlètes ne sont pas insensibles aux
conséquences potentiellement dévastatrices du
changement climatique.
Comme l’explique M
me Renner, « le poids
du changement climatique repose sur les épaules des gens
de notre génération et nous avons la chance
de saisir cette occasion d’améliorer les
conditions environnementales. »