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Casques protecteurs sur les pentes

18 avril 2008
Le skieur alpin Didier Cuche de la Suisse porte un casque protecteur peint sur mesure aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (Photo : Shaun Botterill/Getty Images)
Le skieur alpin Didier Cuche de la Suisse porte un casque protecteur peint sur mesure aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (Photo : Shaun Botterill/Getty Images)
Le moment est venu d’accueillir le soleil, de dire au revoir aux manteaux de duvet et d’enlever quelques couches de vêtements – le ski de printemps est arrivé. Le seul article que les passionnés du ski alpin semblent garder est le casque protecteur.

Il semble que les casques protecteurs deviennent un article d’équipement populaire sur les pentes. Un casque protecteur pour le ski ou le surf des neiges peut réduire les risques de blessures à la tête à la suite d’accidents mineurs. Normalement, les skieurs alpins et les surfeurs des neiges qui font compétition au niveau international portent toujours un casque protecteur pendant l’entraînement et les courses. La Fédération internationale de ski (FIS) interdit qu’on participe à une compétition sans casque protecteur qui se conforme aux spécifications de la FIS quant à l’équipement de compétition internationale.

Casques protecteurs « haute couture »
Le skieur alpin Didier Cuche de la Suisse dévale la pente à l’épreuve du super G à la coupe du monde qui a eu lieu à Beaver Creek au Colorado en 2007. (Photo : Doug Pensinger/Getty Images)
Le skieur alpin Didier Cuche de la Suisse dévale la pente à l’épreuve du super G à la coupe du monde qui a eu lieu à Beaver Creek au Colorado en 2007. (Photo : Doug Pensinger/Getty Images)

 Puisque les athlètes internationaux sont des modèles au niveau de la prévention de blessures, les skieurs récréatifs sont donc aussi motivés à acheter des casques protecteurs. Avec l’achat de casques dans le but de se protéger, on voit maintenant des couleurs amusantes et différents styles dans les boutiques de ski. Certains modèles sont même munis d’un isolant dans le but de remplacer le port de tuque. Au fur et à mesure que la température monte, on voit aussi des casques dotés de fentes pour permettre la circulation d’air.

Grande vedette du ski alpin, Didier Cuche de la Suisse, a tout un style. Sur la surface de ses casques, on retrouve une paire d’yeux sanguinaires à l’allure méchante. Quant au Japonnais Itaru Chimura, il portait un casque orné de spirales rouges lorsqu’il a dévalé la pente au tour final de snowboard cross des Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin.

Le Japonnais Itaru Chimura participe au tour final de snowboard cross masculin aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (Photo : Donald Miralle/Getty Images)
Le Japonnais Itaru Chimura participe au tour final de snowboard cross masculin aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (Photo : Donald Miralle/Getty Images)
Même si la fonctionnalité et les attraits esthétiques jouent un rôle à l’achat d’un casque, il est important de s’assurer que ce dernier est bien ajusté. Si un casque est bien ajusté, il ne bougera pas et protégera donc ce qui est le plus important. Bien sûr, lorsque le casque est confortable, on est heureux de le porter.

Décision individuelle

Comme le stipulent les politiques en vigueur à de nombreux centres de ski récréatifs au Canada, le Conseil canadien du ski laisse la décision de porter un casque protecteur à la discrétion de l’individu. Même si les casques ne protègent pas les skieurs et les surfeurs des neiges contre tous les types d’accidents et de blessures, le président du Conseil canadien du ski, Colin Chedore, dit qu’il ne se sentirait pas à l’aise de skier sans casque.

« Je suis malentendant à 90 p. 100 dans une oreille parce que je suis tombé et je me suis frappé la tête en descendant d’un remonte-pente », dit M. Chedore. « Je ne sais pas si je me serais quand même blessé l’oreille si j’avais porté un casque protecteur; mais quand j’en porte un, je me sens mieux et j’aime ça. Les gens les portent de plus en plus et ce n’est pas une question judiciaire. C’est la façon dont la société change. On peut prendre plus de risques parce qu’on en porte un », raconte-t-il.

Tina Maze de la Slovénie participe à l’épreuve du slalom géant aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (Photo : Shaun Botterill/Getty Images)
Tina Maze de la Slovénie participe à l’épreuve du slalom géant aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (Photo : Shaun Botterill/Getty Images)
L’Organisation de la patrouille canadienne de ski laisse aussi la décision de porter un casque à la discrétion du skieur et du surfeur des neiges; par contre, l’organisation encourage les gens à en porter un.

« C’est un choix personnel mais ils [casques] offrent une bonne protection pour les plus petits accidents », dit le président de l’Organisation de la patrouille canadienne de ski John Leu. « En autres mots, si quelqu’un vous frappe avec son équipement ou si vous subissez une petite chute. Personnellement, je le porte. »

Casque ou pas, il est important de toujours skier et de faire du surf des neiges prudemment… et d’avoir du plaisir sur les pentes ce printemps.
 
 
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