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Inspirer une nouvelle génération grâce aux Jeux paralympiques
20 juin 2007

Un élève de l’école Carisbrooke Elementary School à North Vancouver, en Colombie-Britannique essaie l’équipement de hockey sur luge dans le cadre du programme Journées scolaires Vancouver 2010 consacrées aux Jeux paralympiques
Paul Rosen sait s’y prendre pour capter
l’attention d’un tas
d’élèves agités de
niveau primaire rassemblés dans un gymnase plein
à craquer. Les bras tendus vers le bas, il retire sa
jambe artificielle et la soulève par-dessus la
tête. Ce qui se produit par la suite est susceptible de
servir d’inspiration à une nouvelle
génération de Canadiens.
Gardien de but de l’équipe paralympique
canadienne de hockey sur luge, Monsieur Rosen était au
nombre des cinq athlètes paralympiques
invités à prononcer un discours dans le cadre
du programme pilote intitulé Journées
scolaires Vancouver 2010 consacrées aux Jeux
paralympiques, mis au point par le Comité
d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques
d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN). Le
programme pilote – qui a fait le circuit du Lower
Mainland de la Colombie-Britannique ainsi que du corridor
Sea-to-Sky en mai et en juin – a non seulement
généré de
l’enthousiasme quant aux sports paralympiques, mais a
également été fortement
acclamé par les enseignants.
« [Le COVAN] voulait inspirer à une
nouvelle génération une passion pour les Jeux
paralympiques », a souligné Kristina Molloy,
coordonnatrice, de Jeux paralympiques au COVAN. « Les
écoles ont vraiment accueilli le programme à
bras ouvert et n’ont pas tardé à
s’imprégner de l’esprit de
l’occasion. »
Adopter l’esprit des Jeux
Le programme Journées scolaires de Vancouver
2010 consacrées aux Jeux paralympiques vise à
faire des sports paralympiques un événement
vibrant d’enthousiasme, sans oublier de mentionner
l’autre retombée naturelle
qu’est la hausse du nombre de spectateurs aux sites
paralympiques.
« Il s’agit d’une excellente
façon [pour les élèves et les
enseignants] d’en apprendre davantage au sujet des Jeux
avant leur ouverture ici, d’autant plus
qu’ils représentent des spectateurs
éventuels », a par ailleurs ajouté
Mme Molloy.
Le COVAN a choisi les 10 premières écoles
à participer au volet pilote du programme, dont au moins
une école de chacune des communautés
hôtes d’un événement
olympique ou paralympique – North Vancouver, Richmond,
Squamish, Vancouver, West Vancouver et Whistler.

Tandis qu’une bénévole l’encourage, un élève essaie un ski de fond en luge dans le cadre du programme Journées scolaires Vancouver 2010 consacrées aux Jeux paralympiques
Étaient inscrits au programme de chacune des
écoles visitées dans le cadre du projet
pilote : un discours motivationnel prononcé par un
athlète paralympique; une présentation sur
Vancouver 2010 et le Mouvement paralympique; des vidéos
promotionnelles; des démonstrations sportives
interactives; un poste de création
d’affiches; et des séances de signature avec
l’athlète paralympique en visite. De plus,
les élèves ont eu l’occasion
– dans le gymnase de leur école
– de jouer au curling en fauteuil roulant et au hockey
en salle sur luge à roulettes, en plus de se promener en
fauteuil-ski à roulettes.
Il faut poser des questions pour comprendre
Mis à part les jeux et le plaisir,
à l’avis de M. Rosen, le programme
Journées scolaires consacrées aux Jeux
paralympiques est un outil essentiel pour enseigner aux enfants que
les athlètes paralympiques sont des «
athlètes atteints de handicaps, et non des
athlètes handicapés ». Il a
été témoin de toutes sortes de
réactions, allant de la surprise à la
gêne en passant par la curiosité. Mais peu
importe la réaction, M. Rosen est ouvert à
toute question ou observation, car il évalue la
réussite du programme en fonction de
l’ampleur du dialogue qu’il parvient
à susciter. Bref, il n’y a pas de mauvaise
question.
Etre orateur invité par des entreprises permet
à M. Rosen de gagner sa vie. Toutefois, il soutient que
rien ne surpasse le plaisir de faire du
bénévolat dans le cadre d’un
programme scolaire. Il a commencé à prononcer
des discours dans les écoles il y a cinq ans de cela
– seulement deux ans après
l’amputation de sa jambe infectée.
« La chose la plus formidable est de vivre le moment
suivant le discours, où un grand nombre
d’enfants pleins d’enthousiasme
s’approchent de moi », s’est
exclamé M. Rosen. « J’ai
l’impression d’être Wayne
Gretzky ou un athlète professionnel, plutôt
qu’un athlète amateur. »
En mai dernier, M. Rosen a laissé une impression des
plus mémorables à la Talmey Elementary
School, située à Richmond, où il
était l’orateur invité. Selon
Kathy Pantaleo, enseignante de sixième et de
septième années, la visite
effectuée par M. Rosen a été sans
doute « l’un des meilleurs
événements à avoir lieu
à l’école depuis son ouverture,
il y a 14 ans ».
Mme Pantaleo savait que ses élèves
étaient intéressés à la
présentation, à en juger par la
réflexion qu’il fallait pour formuler leurs
questions. En fait, M. Rosen entendait pour la première
fois certaines des questions posées, comme par exemple :
« Si vous n’aviez
qu’à prendre une pilule magique pour
retrouver l’usage de votre jambe, la prendriez-vous?
».
« De toute évidence, j’ai
répondu non », a affirmé M. Rosen.
« Je ne choisirais pas de retrouver l’usage
de ma jambe. En effet, depuis l’amputation de ma jambe,
j’en ai appris trop au sujet de moi-même
– de mes bonnes et mauvaises qualités
– et au sujet de ce qu’il faut pour
être une bonne personne. »
Un principe de vie : comment surmonter
l’adversité

Matthew Hallat, athlète paralympique en ski alpin, montre son ski d’appui aux élèves
Surmonter l’adversité dans sa vie.
Voilà l’essence non seulement du message
transmis par M. Rosen, mais également de celui de
nombreux athlètes paralympiques. Et le messager est nul
autre qu’un homme qui a évolué
comme croque-mort dans un salon funéraire, pour enfin
devenir un membre clé de l’équipe
canadienne de hockey sur luge.
Le message adressé par M. Rosen aux
élèves porte essentiellement sur
l’importance d’avoir une attitude
positive.
« Je veux qu’ils aspirent à
l’excellence », a noté M. Rosen.
« Trop d’enfants se contentent de la
médiocrité. Une fois mon discours
terminé, je veux qu’ils réalisent
que quiconque les qualifie de ratés ou que quiconque
leur dit qu’ils ne parviendront pas à
l’excellence n’a pas vraiment
d’importance. »
Presque tous les élèves de la Talmey
Elementary School ont écrit des lettres de remerciement
ou ont dessiné des affiches d’inspiration
pour M. Rosen. Selon Mme Pantaleo, le programme a vraiment
réussi à accroître le niveau de
sensibilisation au sujet de certains des plus grands sportifs du
Canada.
Accroître la popularité des sports
paralympiques
Les Jeux paralympiques ont une histoire relativement
jeune. En effet, les premiers Jeux paralympiques
d’hiver, qui ont eu lieu en Suède, ne
remontent qu’à 1976. Au cours des Jeux
paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver,
environ 600 athlètes participeront à cinq
sports parmi lesquels plus de 60 épreuves de
médaille seront disputées.
Bien que les sports paralympiques n’aient pas encore
optimisé leur taux d’assistance ni leur
couverture médiatique, la sensibilisation globale
à leur égard prend néanmoins de
l’ampleur. Fort du succès du programme
pilote Journées scolaires consacrés aux Jeux
paralympiques, Mme Molloy ajoute que le COVAN en est au stade
préliminaire pour ce qui est de trouver des
façons de toucher le plus grand nombre
d’élèves possibles –
et ce, aussi bien pour alimenter l’élan de
cette stratégie de sensibilisation que pour
générer de l’enthousiasme.
Étape par étape, des initiatives comme le
programme Journées scolaires de Vancouver 2010
consacrées aux Jeux paralympiques ont pour effet
d’accroître le nombre d’amateurs
de sports paralympiques, une école à la
fois.