Vancouver 2010
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PROTÉGER LA MARQUE DIRECTIVES DE GESTION DES MARQUES OLYMPIQUE ET PARALYMPIQUE DE 2010

Les directives de gestion des marques olympique et paralympique de 2010 sont conçues pour offrir au public canadien un aperçu à savoir pourquoi et comment le COVAN protège les marques olympique et paralympique. Pour offrir davantage de renseignements, on a créé des sections consacrées aux questions que le COVAN reçoit du grand public, des établissements communautaires, du monde des affaires, des membres des médias, des organismes nationaux de sport canadiens et des athlètes sur comment participer à l’enthousiasme et aux occasions qu’offrent les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver sans transgresser aux directives qui accompagnent les marques olympique et paralympique.

La responsabilité du COVAN
Pour avoir la chance d’être hôte des Jeux d’hiver de 2010, il faut se soumettre à une condition clé : s’engager auprès du Comité international olympique (CIO) à protéger la marque olympique au Canada. En ce moment, le COVAN a la responsabilité de protéger la marque olympique au Canada dans le cadre de son rôle de planification, d’organisation, de financement et de présentation des Jeux d’hiver de 2010. Cette responsabilité de protection comprend les droits canadiens et exclusifs de marketing de la marque olympique, pour la période du 1 er janvier 2005 au 31 décembre 2012, et oblige le pays à respecter son engagement à protéger la marque olympique.

De plus, le Comité international paralympique (CIP) a accordé au COVAN les droits canadiens et exclusifs de marketing des Jeux paralympiques d’hiver de 2010. Le COVAN a donc les mêmes droits et obligations envers la marque paralympique.

Pourquoi protéger la marque olympique/paralympique?
Le COVAN a l’obligation légale, envers le CIO et ces partenaires commerciaux, de protéger la marque olympique contre tout emploi non autorisé et contre le marketing insidieux au Canada. De même, le COVAN est tenu de protéger les droits exclusifs qu’il a accordés à ses partenaires commerciaux relativement aux Jeux paralympiques d’hiver de 2010. Mais il y a d’autres raisons pour lesquelles il est important que le COVAN prenne des mesures proactives et équilibrées pour protéger et renforcer la marque olympique/paralympique, notamment :

Protéger les sources de financement : Le budget de fonctionnement total des Jeux est de 1,63 milliard de dollars, somme qui proviendra de sources non gouvernementales. Presque tous les revenus nécessaires aux coûts de fonctionnement des Jeux d’hiver de 2010 sont donc tirés des ventes relatives aux marques olympique et paralympique telles que la vente de commandites, de droits de diffusion, de marchandise, de billets, etc. Cette source de revenu est essentielle à la rentabilité de ces Jeux en plus d’être primordiale au legs de l’héritage. Tous les surplus financiers du COVAN seront investis vers le développement du sport amateur au Canada.

Accueillir des Jeux spectaculaires : Si les partenaires commerciaux du COVAN ont l’assurance que leur investissement sera protégé et si le COVAN peut en conséquence atteindre ou dépasser son objectif financier, il sera en mesure de présenter les Jeux d’hiver de 2010 spectaculaires qu’il a promis d’accueillir, et de léguer un capital financier positif à long terme au sport et aux athlètes du Canada.

Aider les athlètes canadiens : Le Canada a décidé d’« accaparer le podium » en 2010. «  À nous le podium 2010  » est une initiative technique sportive nationale visant à aider les athlètes de sports d’hiver canadiens à gagner le plus grand nombre de médailles aux Jeux olympiques de 2010, et à placer le Canada parmi les trois premières nations aux Jeux paralympiques d’hiver de 2010. Dans le cadre de leurs accords avec le COVAN, les commanditaires se sont engagés à soutenir eux aussi le programme « À nous le podium 2010 » pour l’aider à atteindre cet objectif. Le fait de protéger les droits des commanditaires sera de nature à les inciter à continuer de soutenir les athlètes canadiens en 2008, en 2010 et par après.

Que sont les marques olympique et paralympique du Canada?
Les marques olympique et paralympique comprennent tous les noms, phrases, marques, logos et dessins relatifs aux mouvements olympique et paralympique ainsi qu’aux Jeux d’hiver de 2010. Les marques officielles ou de commerce détenues par le COVAN font aussi partie des marques olympique et paralympique. Au Canada, l’usage de ces marques est surveillé de près et doit être autorisé par le COVAN et, dans certains cas, par le Comité international olympique (CIO), le Comité international paralympique (CIP), le Comité olympique canadien (COC) ou le Comité paralympique canadien (CPC).

Qu’est‑ce que le marketing insidieux et quel préjudice cause‑t‑il?
Seuls les commanditaires officiels, les détenteurs de licence et les partenaires gouvernementaux du Mouvement olympique/paralympique au Canada ont le droit de laisser entendre qu’ils ont une affiliation ou un lien avec le Mouvement olympique/paralympique ou avec des Jeux olympiques/paralympiques. Malheureusement, ces droits exclusifs peuvent être enfreints par ce qu’on appelle le « marketing insidieux » – une pratique de mise en marché qui capitalise sur la cote d’estime du Mouvement olympique/paralympique en créant une association fausse et non autorisée avec le Mouvement olympique/paralympique, les Jeux olympiques/paralympiques ou des athlètes olympiques/paralympiques sans faire l’investissement financier nécessaire à l’obtention des droits de commandite officielle.

Le marketing insidieux peut être intentionnel – une tactique qu’utilisent des entreprises sans scrupules pour exploiter la cote d’estime de la marque olympique/paralympique – ou fortuit. D’une façon comme de l’autre, le marketing insidieux est une pratique déloyale et contraire à l’éthique parce qu’il permet à l’entreprise qui s’y livre de profiter d’une association avec la marque olympique/paralympique sans offrir le moindre soutien financier aux Jeux d’hiver de 2010 ou aux athlètes olympiques/paralympiques canadiens. En matière de protection contre le marketing insidieux, la priorité du COVAN est de veiller à ce que les consommateurs ne soient pas leurrés à croire à une fausse association entre l’annonceur en question et les marques.

Le marketing insidieux est une véritable menace pour les programmes de commandite et d’octroi de licences du COVAN, parce qu’il abaisse la valeur des droits de commandite officielle et de licence et empêche le COVAN d’attirer d’autres commanditaires et détenteurs de licence. Il menace aussi la viabilité financière des Jeux olympiques/paralympiques futurs en compromettant la capacité qu’ont les organisateurs des Jeux d’hiver de 2010 d’amasser les fonds nécessaires par la commandite et l’octroi de licences.

Dans le cadre de ses efforts pour présenter des Jeux bien organisés et rentables, le COVAN doit protéger la marque olympique contre tout usage non autorisé ainsi que le marketing insidieux.

L’APPROCHE DU COVAN EN MATIÈRE DE PROTECTION DE LA MARQUE OLYMPIQUE/PARALYMPIQUE 
La responsabilité du COVAN ne se limite pas à la protection de la marque par contrôle de l’usage. L’organisme doit aussi éduquer les gens du marché sur la manière appropriée de parler des Jeux d’hiver de 2010 tout en respectant les droits commerciaux exclusifs des partenaires de marketing.

Le COVAN appliquera ses droits de façon équitable et raisonnable. Il informera le public de manière proactive, le fera participer et mettra en place un processus juste d’évaluation des infractions et d’application de ses droits.

En particulier, le COVAN est déterminé à protéger et à renforcer proactivement la marque au moyen de diverses méthodes, dont les suivantes :

Éducation détaillée du public : Le COVAN a mis en place une campagne d’éducation pour informer de façon proactive le grand public et les autres intéressés des possibilités que leur offrent les Jeux et le sport amateur tout en soulignant les paramètres de ce qui est admissible en fait d’engagement et d’association.

Droits acquis d’utilisation : Les entreprises qui ont commencé à employer le mot «  olympique » (ou des termes semblables) dans leur nom ou marque avant le 2 mars 2007 ne sont pas visées par la loi spéciale et bénéficieront de leurs droits acquis, à condition que l’entreprise continue d’employer le terme protégé relativement aux mêmes marchandises et services que ceux auxquels il était associé par elle auparavant, et que l’entreprise ne crée pas, par ailleurs, d’association commerciale trompeuse avec la marque olympique/paralympique.

Engager la petite entreprise : Le COVAN et ses partenaires commerciaux sont conscients de l’importance de faire en sorte que les petites entreprises puissent tirer partie des possibilités commerciales créées par les Jeux d’hiver de 2010 sans enfreindre la marque olympique/paralympique. À cet égard, le COVAN travaille avec la Province de la Colombie‑Britannique et plus particulièrement avec le 2010 Commerce Centre de cette dernière, à faire la lumière sur les occasions qui s’offrent aux petites entreprises canadiennes de tirer partie des Jeux d’hiver de 2010.

Engagement des organisations non commerciales  : Le COVAN tient à permettre la création d’associations non commerciales justes et pertinentes avec les Jeux d’hiver de 2010. Les communautés et les organisations non commerciales seront encouragées à trouver des moyens de capter l’énergie, la créativité et l’enthousiasme générés par ces Jeux. Dans les cas où les activités non commerciales chevauchent des activités commerciales (par exemple, lorsqu’une organisation commerciale commandite un évènement également parrainé par une organisation non commerciale), il y a risque de création d’une association non autorisée avec les marques olympique et paralympique. Apprenez-en davantage sur comment les organisations non commerciales peuvent s’impliquer tout en se protégeant contre le marketing insidieux.

Comment le COVAN protégera-t-il les marques olympique et paralympique ?

Le COVAN s’est engagé à appliquer la ses droits de façon méthodique, équitable et transparente. Ainsi, le COVAN mettra en œuvre une procédure en deux étapes que l’on peut résumer comme suit :

  • Évaluation de l’infraction : Au cours de cette première étape, le COVAN établit s’il y a violation d’une marque légale ou création d’une association commerciale trompeuse interdite par la loi pertinente.
  • Évaluation des mesures d’exécution : Si le COVAN conclut qu’il y a violation d’une marque légale ou création d’une association commerciale trompeuse, il décide au cours de cette deuxième étape des mesures à prendre éventuellement.
Évaluation de l’infraction

Au cours de l’évaluation pour déterminer s’il y a violation d’une marque légale ou création d’une association commerciale trompeuse, le COVAN s’assure d’analyser attentivement toutes les circonstances. L’organisme considère particulièrement, mais pas exclusivement, les six facteurs suivants :

  • Emploi factuellement exact : La marque légale (ou toute autre marque ou image susceptible de créer une association commerciale avec les mouvements olympique ou paralympique) doit être reproduite avec exactitude, sans déformations ni modifications.
  • Emploi pertinent : L’emploi d’une marque légale (ou de toute autre marque ou image susceptible de créer une association commerciale avec les mouvements olympique ou paralympique) sera jugé comme peu préoccupant par le COVAN s’il s’inscrit dans le cadre plus général d’une initiative, d’une création ou d’un récit et ne constitue pas une référence gratuite (ou ne comprend pas un nombre disproportionné de références), ouvertement promotionnelles aux mouvements olympique ou paralympique, de nature à créer une association commerciale non autorisée.
  • Neutralité commerciale : L’emploi des marques légales (ou d’autres marques ou images susceptibles de créer une association commerciale avec les mouvements olympique ou paralympique) sera jugé comme peu préoccupant par le COVAN s’il se produit d’une manière commercialement neutre, qui ne contribue pas à la création d’une association commerciale non autorisée entre les mouvements olympique ou paralympique et une entité commerciale.
  • Visibilité indue : L’emploi des marques légales (ou d’autres marques ou images susceptibles de créer une association commerciale avec les mouvements olympique ou paralympique) sera jugé comme peu préoccupant par le COVAN si ces marques n’ont pas une visibilité indue dans le contexte général de l’initiative, de la création ou du récit. Par exemple, l’emploi de marques légales dans le contexte général d’une liste, d’un récit ou d’un calendrier d’activités, de pair avec des marques, énoncés ou concepts non commerciaux semblables, et d’une manière non disproportionnée par rapport à ceux-ci, serait jugé comme peu préoccupant par le COVAN, à condition que cet emploi ne vise pas par ailleurs à créer une association non autorisée avec les mouvements olympique ou paralympique.
  • Emploi d’images olympiques ou paralympiques : L’emploi d’images olympiques ou paralympiques à l’égard d’une entreprise, telles que les logos, les images d’archives des Jeux, les uniformes d’équipe et les médailles olympiques, sera généralement considéré comme hautement préoccupant car, de leur nature, ces images créent une association avec les mouvements olympique ou paralympique.
  • Association non autorisée : Le dernier facteur dont il faut tenir compte est à savoir si tout autre élément dont il n’a pas été question aux facteurs précédents qui créent une association non autorisée avec le Mouvement olympique/paralympique.
Chacun de ces facteurs est évalué et on y accorde un nombre de points qui varie entre 1 (peu préoccupant) et 3 (très préoccupant). On accumule ensuite ces points pour obtenir la note finale.

Une note de 8 points ou moins est considérée, dans la plupart des cas, comme peu préoccupante. L’évaluation est terminée et une simple surveillance périodique de ce cas sera suffisante.

Une note entre 9 et 13 points représente un risque potentiel d’infraction et le cas fera l’objet d’une évaluation plus approfondie dans le but de déterminer le risque d’infractions.

Une note de 14 points ou plus est considérée, dans la plupart des cas, comme très préoccupante.


Évaluation de l’infraction :En dépit de l’utilisation de plusieurs éléments de la marque (2010, hiver, or et médailles) par une entité commerciale, ce type d’initiative serait considéré comme peu susceptible de contrevenir aux directives parce que les mentions sont pertinentes dans le contexte d’une initiative générale et ne constituent pas des références gratuites (ou des références en nombre disproportionné), ouvertement promotionnelles aux mouvements olympique ou paralympique, et l’entreprise n’essaie pas de créer une association commerciale non autorisée. Cependant, il est à noter que l’évaluation d’une initiative de ce genre dépendrait de la façon générale dont elle est présentée.

 

Évaluation de l’infraction :Ce cas serait considéré comme constituant probablement une infraction du fait que l’initiative est conçue de façon à donner une visibilité particulière aux Jeux d’hiver de 2010. C’est une façon pour l’entreprise de s’afficher en association avec les Jeux d’hiver de 2010 et constitue un emploi d’une marque légale de façon ouvertement promotionnelle.

Plus de renseignements et d’exemples d’évaluation pour

Loi pertinente
Toutes les mesures d’application du COVAN seront exécutées conformément aux lois applicables. Une législation a récemment été promulguée par le gouvernement du Canada, Loi sur les marques olympiques et paralympiques , dans le but de protéger les marques olympique et paralympique au pays. Cette législation garantit que le Canada respectera son engagement envers le CIO en matière de protection de la marque et que le COVAN protégera les droits exclusifs accordés à ses partenaires de marketing. Cette loi assure aussi qu’une protection spéciale des marques olympique et paralympique sera assurée par le Canada et la communauté internationale.

En vertu de cette loi, certaines marques comprises dans les marques olympique et paralympique sont particulièrement protégées en tant que marques légales.

Consulter la liste des marques légales et le texte intégral de la Loi sur les marques olympiques et paralympiques .

Sauf exceptions, toute association d’une entreprise avec les marques légales (ou avec toute marque qui ressemble aux marques légales et qui pourrait être confondue avec celles-ci) est interdite en vertu de la loi mentionnée ci-haut.

En plus de proscrire l’utilisation des marques légales, la loi interdit à toute personne de s’associer avec une marque ou une marque de commerce dans le but d’obtenir de la promotion ou plus de visibilité pour la marchandise et les services de son entreprise, surtout si cette association est trompeuse et porte le public à croire que l’entreprise, la marchandise ou les services de cette entreprise sont autorisés et appuyés par le COVAN, le COC ou le CPC et qu’elle prétend faussement à une association d’affaires entre son entreprise et les Jeux olympiques ou paralympiques, le COVAN, le COC ou le CPC. Ce genre d’association trompeuse est souvent catégorisé comme du marketing insidieux.

Cependant, la loi ne saurait être isolée des autres lois d’application générale qui visent à interdire l’utilisation non autorisée des marques commerciales et des droits d’auteurs, ainsi qu’à prévenir l’emploi de pratiques commerciales trompeuses. Parmi ces autres lois, on retrouve la Loi sur les marques de commerce (Canada), la Loi sur le droit d’auteur (Canada) ainsi que la Loi sur la concurrence (Canada). Ces législations interdisent l’utilisation non autorisée des marques de commerce, des droits d’auteur et ont un rôle de protection contre les pratiques commerciales trompeuses.

Ces directives ne constituent en aucun cas des conseils légaux et toute information contenue dans la présente ne limite aucunement les droits de common law et les recours du COVAN. Toute personne qui a des raisons de penser qu’elle pourrait avoir enfreint les droits du COVAN ou qui envisage faire une chose susceptible d’enfreindre ces droits, devrait demander un avis juridique indépendant. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter la section Gestion de la marque olympique/paralympique — avertissement.

 
 
 
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