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Leo Obstbaum

Leo Obstbaum
Leo Obstbaum est né à Buenos Aires et il a
grandi à Barcelone. En 1990, il fonde son studio de
design multidisciplinaire spécialisé en mode,
en musique et en conception de film. Il a
réalisé de grands projets au cours de sa
carrière, dont les costumes pour l'opéra
multimédia Don Quixote in Barcelona (de la troupe La
Fura dels Baus), l'identité graphique du film Son de Mar
(du réalisateur Bigas Luna) et les costumes du
dixième anniversaire des Jeux olympiques de Barcelone.
Ensemble, lui et Miguel Marín ont
présenté leur projet personnel d'art
vidéo intitulé Beyond Identity au festival de
musique Sónar de Barcelone, à Paris et au
Lovebytes Festival de Sheffield au Royaume-Uni. Monsieur Obstbaum
est tombé en amour avec Vancouver au cours d'une visite
tandis qu'il était en lune de miel, et lui, sa femme et
sa fille s'y sont installés en 2005. Monsieur Obstbaum
s'est joint à l'équipe de Vancouver 2010
à titre de directeur de création en juin
2006.
Qu'est-ce qui vous inspire dans le projet de conception des
mascottes? En quoi est-il si unique?
Ce projet est motivant parce qu'il comporte de nombreuses
dimensions. Il est stimulant de savoir que la mascotte
représentera les Jeux olympiques et paralympiques ainsi
que leurs valeurs, tout en reflétant Vancouver, Whistler
et le Canada. Il est assez incroyable de penser que le
créateur des mascottes verra le résultat de
son Ĺ“uvre partout, des épinglettes aux
jouets, en passant par les t shirts, les
panneaux-réclames, les campagnes publicitaires et les
animations à la télévision, et que
des millions de personnes de partout dans le monde parleront de la
mascotte. C'est un défi énorme, de convertir
une idée en un personnage qui fera partie de l'histoire
des Jeux.
Quelles sont vos mascottes olympiques et paralympiques
préférées? Comment et pourquoi?
Mes mascottes préférées
sont les plus controversées et audacieuses. J'adore
Waldi (Munich 1972), qui incarne bien cette période du
design et qui était très simple. Amik
(Montréal 1976), est la meilleure
représentation d'un castor qu'il m'a
été donné de voir…
J'apprécie son minimalisme. Amik demeure très
contemporain, mais il manque peut-être de
personnalité comparativement aux mascottes
d'aujourd'hui. Et puis il y a Cobi (Barcelone 1992), cette mascotte
est bien réussie, car elle était audacieuse
et novatrice, à un point tel qu'elle n’a pas
fait l'unanimité à Barcelone au
départ. Toutefois, elle est devenue l'une des mascottes
les plus populaires de l'histoire. J'aime bien Aster
également, la mascotte paralympique de Torino 2006, en
raison du concept global et de la façon qu'elle se
rapporte aux mascottes olympiques.
Quels types de concepteurs ou artistes recherchez-vous pour
concevoir les mascottes des Jeux de 2010?
Peu importe qu'il s'agisse d'illustrateurs individuels,
de concepteurs graphiques ou de grands studios de production. Je
recherche des gens qui sentent le pouls de la rue, des personnes
qui comprennent les nouvelles tendances dans les milieux des
jouets, de l'art urbain, des jeux vidéo et de
l'animation, et qui souhaitent innover. Nous sommes à la
recherche de gens qui aiment raconter des histoires, qui n'ont pas
peur du risque, qui sont passionnés par leur art et
surtout, qui veulent partager leur rêve avec le monde
entier.
Comment se traduirait le succès d'un projet
comme celui-ci pour vous?
Mon rêve est que l'on crée une
mascotte dans laquelle tout le monde pourra se
reconnaître, une mascotte qui incarnera autant l'esprit
des athlètes et des sports que les peuples du Canada et
leur culture. Mon plus grand rêve est de voir trois
générations de gens porter le même
t-shirt à l'effigie de la mascotte. Cela signifierait
que les Jeux ont réellement rejoint tout le
monde…